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Biochimie
Enzymologie, inhibition et régulation Lipides Oxydation des acides gras Biosynthèse des acides gras
Energetique cellulaire Oses Cétogénèse Eicosanoïdes
Sphingolipides Cholesterol Métabolisme des triglycérides Techniques d'analyse des lipides
Acides-aminés Métabolisme générale des    acides aminés    

Energétique cellulaire

 

Les organismes vivants ont un besoin constant d’énergie pour se maintenir en état. Le milieu intérieur des êtres vivants est différent des milieux extérieurs. Les concentrations sont différentes à l’intérieur et à l’extérieur.
Les cellules doivent renouveler leurs constituants cellulaires (protéines, organites…) ; D’autres vont pouvoir subir des altérations et mourir, et doivent donc être remplacées. dans certains tissus, les protéines sont renouveler mais les cellules aussi (GR : 120 jours ; cellules intestinales ≈ 48h.).
 tout cela consomme de l’énergie.
De plus, chez les êtres jeunes, la croissance demande un surplus nécessaire à son bon déroulement.
Dans le règne animal, les déplacements demandent de l’énergie (activité musculaire oblige !!!). Les êtres homéothermes (à sang chaud) dépensent de l’énergie pour maintenir une certaine température supérieure au milieu extérieur.


1er principe : L’énergie totale d'un système isolé est constante. La variation d’énergie d’un système dépende de l’état finale (Ef) et de l’état initial (Ei) et non de la voie suivi pour obtenir cette transformation.

L’entropie (le désordre) de ce système a augmenté.

2ème principe : Un processus ne peut évoluer spontanément que si la somme des entropies du système et du milieu extérieur augmente. (le désordre de l’univers augmente tout le temps).

Energie libre : E.
ΔG = ΔH – T.ΔS.
ΔG : variation de l’énergie libre. T : température (°C). ΔS : variation d’entropie

ΔH : variation de l’enthalpie = variation d’énergie + pression x variation de volume du système : ΔH = ΔE + P.ΔV.
En biochimie, il n’y a pas de variation de volume donc : ΔG = ΔE – T.ΔS.

La variation d’énergie libre est un critère pour savoir si une réaction peut se produire spontanément (si ΔG < 0). ΔG est indépendant de na voie suivie. Il ne donne donc aucune indication de la vitesse de réaction.

                                                                                              [C].[D]
Avec la loi d’action de masse : A + B ↔ C + D d’où : ΔG = ΔG'0 + RT.ln  --------
                                                                                              [A].[B]

ΔG'0 : c’est la variation d’énergie libre standard, lorsque l’on part d’une concentration des réactifs A, B, C, D de 1 molaire à un pH = 7 (et non pH = 0) et pour une concentration d’eau de 55,5 mol/L (= un molaire).
A l’équilibre :
 

ΔG = 0 =  

ΔG'0 + RT.ln [C].[D]
-------
[A].[B]
 
  ΔG'0 = -RT.ln [C].[D]
-------
[A].[B]
 
 

Or Keq =  

[C].[D]
-------
[A].[B]
 


Keq : constante d’équilibre => ΔG'0 = -RT.ln.Keq => ΔG'0 = -2,303 RT.log10.Keq.
Remarque : le critère de spontanéité d’une réaction est ΔG et non ΔG'0.

Notion d’unité
: la calorie est la quantité d’énergie nécessaire pour faire augmenter la température d’1g d’eau de 14,5°C à 15,5°C. (J : N.m-1 et 1 cal = 4,18 J.)

L’ATP : si l’être humain ne savait pas régénérer l’ADP en ATP, il consommerait près de 40 kg d’ATP par jour.
ATP + H2O <--> ADP + Pi.
(± 7,3 Kcal suivant le sens de la réaction).

L’ATP est souvent utilisé par couplage avec un autre réaction dont le ΔG'0 est > -7,3 :
PEP => Pyruvate + P -14,8 kcal (--> couplé à la régénération de l’ATP).
G6P => Glucose + P -3,8 kcal.

Grâce à la nucléotide diphosphate kinase d’autres nucléotides peuvent jouer le même rôle que l’ATP comme donneur d’énergie :
Uridine : ATP + UDP
<--> ADP + UTP.
Guanine : ATP + GDP
<--> ADP + GTP.
Cystidine : ATP + CDP
<--> ADP + CTP

Les principales sources d’ATP proviennent de catabolismes. C’est le catabolisme du glucose et des acides gras qui vont permettre ce cycle. On va donc obtenir de l’énergie en dégradant du glucose et des lipides. Que ce soit d’origine primaire (végétaux) ou secondaire (animaux), l’origine est liée aux photons solaires (photosynthèse) qui aident à synthétiser les glucoses primaires (amidon par exemple) et les acides gras.
Si quelques ATP peuvent directement être formés du substrat, la majorité des ATP sont formés par l’oxydation de groupements H2 avec NAD et FAD comme coenzymes au niveau de la mitochondrie.


La partie du métabolisme commune aux lipides, glucides et partie carbonée des acides aminés est le
cycle de Krebs (tricarboxylique ou de l’acide citrique).
Le produit d’entrée dans le cycle de Krebs est l’acétyl-CoA, qui provient de la β-oxydation des acides gras et de la décarboxylation de l’acide pyruvique (intramitochondrial du glucose). Cette décarboxylation est irréversible.
Une fois en acétyl-CoA, on ne pourra plus atteindre une néosynthèse des acides gras (et jamais de sucres avec des graisses => néoglucogenèse).

Bilan du cycle de Krebs

Il y a libération de 2 molécules de CO2, terminant l’oxydation de l’acétyl-CoA (2C venant de l’acétyl-CoA).
Formation de 3 NADH + H+ et 1 FADH2 (pouvant être réoxydé en donnant leurs hydrogènes). Il y a 3 molécules d’ATP produite par NADH, H+ oxydé et 2 molécules d’ATP par FADH2 produite.
   1 ATP (quand passage de succinyl-CoA à succinate)          1.
   3 ATP / NADH, H+ x 3 NADH, H+ :                                    9.
   2 ATP / FADH2 x 1 FADH2 :                                              2.
                                                                                Total : 12 ATP.

• L’ATP inhibe allostériquement la citrate synthase (porte d’entrée de l’acétyl-CoA.)
• L’ADP active l’isocitrate déshydrogénase (passage de l’isocitrate à α-cétoglutarate).
• L’ATP active l’acide citrico-déshydrogénase ?
• L’α-cétoglutarate déshydrogénase est inhibé par le succinyl-CoA (son produit) et par NADH, H+ (son coenzyme réduit).

Rôle amphibolique : c’est le rôle dans le métabolisme des acides aminés :
   Glutamine --> α-cétoglutarate + NH2.
=> C’est le métabolisme des copules d’acides aminés.

Définition du "Harper" sur les voies amphiboliques : …Elles apparaissent aux « carrefours » du métabolisme et servent de liens entre les noies anaboliques et cataboliques, par exemple, le cycle de l’acide citrique.

 

Cas du propionyl-CoA

A noter également, le rôle du cycle de Krebs dans les réactions de néoglucogenèse

Ceci permet d’augmenter le taux d’oxaloacétate (activateur allostérique d’acétyl-CoA) à l’origine de la néoglucogenèse


 

Le PEP (phosphoénol pyruvate) permet la synthèse du glucose (par la néoglucogenèse).


Le citrate : il peut servir pour faire sortir l’acétyl-CoA de la mitochondrie lors de la synthèse des acides gras (l’acétyl-CoA ne pouvant franchir la membrane mitochondriale) :

 

Il est nécessaire de coupler le cycle de Krebs avec la chaîne respiratoire mitochondriale.


Rappels d’oxydoréduction
   Donneur d’électron ↔ acceptateur d’électron + ne–.
   Réducteur ↔ oxydant + ne–.
On peut définir un potentiel d’oxydoréduction dans des conditions standards de températures et de pressions E’0.

                                              2,303 RT        Accepteur d'electron (oxy)
Equation de Nernst : E = E’0 + -------------- log ----------------------------------------
                                                  nF               Donneur d'elecrton (red)

La différence d’énergie libre s’écrit : ΔG'0 = -RT.lnKeq  d’où : ΔG'0 = -nF.ΔE’0 pour un système redox.
             H2
<--> 2H+ + 2e–.
Il faut donc régénérer NADH, H+ et FADH2.
 

Chaine respiratoire

ΔE’0 = 1,14V car on passe de –0,32V à + 0,82V. soit, en appliquant l’équation de Nernst :
-52,6kcal/mol. Il y a 7,3 kcal par ATP, avec 3 ATP fournis, le rendement est de 41% (c’est un bon rendement : voiture thermique : 10% au mieux).

Comment se forme l’ATP ?

La première hypothèse a été celle d’un couplage chimique qui est basé sur le principe suivant :
AH2 + B + C
<-->A~C + BH2.
A~C + P1 + ADP
<--> A + C + ATP.
Hélas cette hypothèse n’existe pas car le composé C n’existe pas non plus, le procédé est bien plus compliqué et consiste en la théorie chimiosmotique de Mitchell.

Il est primordial de préserver l’intégrité des membranes de la mitochondrie pour son bon fonctionnement (utilisation de l’O2).
On a mesuré entre la matrice et l’espace intermédiaire une différence de potentiel chimique en ions H+ (protons) et une différence de potentiel électrique.
Le transfert d’électrons à travers la chaîne respiratoire permet de pomper des protons de la matrice vers l’espace intermédiaire créant le gradient de protons (pH) entre les deux faces de la membrane interne. C’est ce gradient qui est utilisé pour former l’ATP.

Où se trouvent les pompes à protons dans la chaîne respiratoire ?

La comparaison du rendement de l’oxydation de l’ATP avec NADH, H+et FADH2 ou l’acide ascorbique, a permis de définir le rapport P/O qui fournit les résultats suivants :
   -NADH, H+ :                      3 ATP .
   -FADH2 :                           2 ATP.
   -l’acide ascorbique (vit. C) : 1 ATP.

NADH + H+ --> FpH2 --> UQH2 --> Cyt b --> Cyt c1 --> Cyt c --> Cyt a + a3 --> O2.
     Roténone, Amylobarbital.            Antimycine A.                             cyanure, CO
           ΔG = -12kcal.                          -10kcal.                                      -24kcal.

Les complexes I, III, IV fonctionnent comme des pompes à protons ouvertes dans la membrane pour favoriser l’éjection. Dans la chaîne respiratoire, environ 10 protons vont être éjecter dans l’espace inter-membranaire par NADH, H+ utilisés, donc avec 10 protons, on forme 3 ATP (9 vont être réellement utilisés) a niveau des unités phosphorylantes (F1 ATPase).

 

On distingue en fait 3 sites par complexe ATPase F1.

Expérimentalement, le fait d’ajouter des H+ au milieu extérieur suffit à créer de l’ATP : le flux de protons est nécessaire.
En cas d’inhibition, il y a formation de chaleur (voir les cas pathologiques).
 

Agents découplants

Ils augmentent la perméabilité aux ions de la membrane interne (perte de l’intégrité de la membrane donc mauvais fonctionnement) : la chaîne respiratoire s’effectue, mais il n’y a plus de synthèse d’ATP. C’est le cas du dinitrophénol qui est un agent découplant.
Le cyanure est également un inhibiteur de la chaîne respiratoire, mais il agit sur le cytochrome oxydase provoquant l’arrêt total du processus (!!!).

Transports de l’ATP et de l’ADP

L’ATP est nécessaire pour de nombreuses réactions hors de la mitochondrie : il y a donc nécessité d’un transporteur :
Il existe un transport de nucléotides qui permet la sortie d’ATP contre l’entrée d’ADP. Ainsi que d’autres transports comme le H2PO4– contre le OH– (franchement je vois pas ce que cela vient foutre ici…). Ils permettent la réoxydation de NADH, Photon

   -
la navette glycérophosphate

   - la navette à malate

Pathologie

De nombreuses pathologies vont affecter la chaîne respiratoire, par exemple lorsque une artère est bouchée (plaque d’athérome), le sang n’arrive plus aux cellules, elles ne reçoivent donc plus d’oxygène, ne produisent plus d’ATP… lorsque cela se produit dans le cœur = infarctus du myocarde.
Un autre cas maintenant, l’intoxication au monoxyde de carbone (CO). Le CO a une meilleure affinité avec l’hémoglobine que l’O2, il s’y fixe plus facilement, l’oxygène n’est alors plus transporté, la cellule n’en reçoit plus et meurt. Traitement : air à 100% dans un caisson hyperbare (oxygénothérapie).

Le CO agit également sur le cytochrome c, dans la mesure où il ressemble à l’hémoglobine
=> il y a donc fixation du CO sur le cytochrome.
Le cyanure produit à peu près les mêmes effets en se fixant sur le fer des cytochromes (possédant un noyaux de fer héminique).

découplage physiologique

Ce découplage physiologique (qui a tout de même les mêmes effets dans la mesure où il empêche la formation d’ATP) est sous l’action de hormones thyroïdiennes et intervient dans la thermogenèse de réchauffement pour augmenter la température corporelle. Effet, comme la chaîne respiratoire s’effectue sans produire d’ATP (car le découplage annule le flux de protons), le rendement est alors nulle et toute l’énergie mise en jeu est perdue sous forme de chaleur.
=> augmentation de la température corporelle.
Chez les rats, au niveau du tissu adipeux, une protéine découplante la thermogénqeqchose (un analogue de T3) va engendrer le découplage des membranes mitochondriales et provoquer un réchauffement corporel.

En pathologie :
   -hyperthyroïdie : augmentation de la thermogenèse : "il a toujours chaud".
   -hypothyroïdie : diminution de la thermogenèse : "il a toujours froid", il est même arrivé de rencontrer des cas d’hypothermie due à une hypothyroïdie.

Ce sont les gènes UCP1, 2 et 3 qui sont responsables du découplage physiologique et qui sont sous le contrôle de l’hormone thyroïdienne T3.
Un autre découpleur : l’arsenic AsO4H (même gueule que l’acide phosphorique PO42–). L’arsenic se lie à l’ADP pour former l’ADP-AsO4H, un composé instable qui empêche la formation d’ATP mais pas la production de chaleur !!!