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Biochimie
Enzymologie, inhibition et régulation Lipides Oxydation des acides gras Biosynthèse des acides gras
Energetique cellulaire Oses Cétogénèse Eicosanoïdes
Sphingolipides Cholesterol Métabolisme des triglycérides Techniques d'analyse des lipides
Acides-aminés Métabolisme générale des    acides aminés    

Enzymologie

 

   I. Une nécessité : le catalyseur – enzyme

les réactions chimiques sont régit par la loi d’action de masse : A + B --> C + D
         [C].[D]
Keq = ---------
         [A].[B]

Exemple : 2 CO2 --> 2 CO + O2.
Cependant, les réactions sont très lentes et la vie serait impossible sans la présence de catalyseurs.
 

      A. Les catalyseurs
Ils diminuent l’énergie d’activation et augmentent la vitesse de réaction. Mais ils n’apparaissent pas dans l’équation.
Dans 99% des cas, se sont des protéines = des enzymes (♀). En effet quelques ARN peuvent être des catalyseurs. En général ils catalysent une réaction spécifique.

      B. Nomination des enzymes

            En général, on utilise le suffixe –ase. Si l’enzyme a une fonction spéciale :

Graisse

-->

Lipase

Amidon --> Amylase
Oxydation --> Oxydase
Déshydrogénation --> Déshydrogénase
Décarboxylation --> Décarboxylase

Le nom d'un enzyme est en deux parties :

   - nom du substrat
   - type de réaction catalyser (se termine par "ase")

exemple : héxokinase : ATP + D-hexose --> D-hexose-6-P + ADP.

L’hexokinase est appelée : ATP D-hexose phosphotransférase.

   II. Fonctionnement d’une enzyme

Ce sont des protéines de grande taille qui possède une région spécifique de catalyse : le site actif.
Les acides aminés des enzymes participent à la fixation du substrat et maintiennent la structure tridimensionnelle. Ce sont les changements de types de liaison (ionique, Van der Waals) qui permettent la catalyse. A la fin de la réaction, il y a un retour à l’état initial.
S’il y a une délétion d’un acide aminé au niveau du site actif, l’enzyme ne fonctionne plus. Mais si cette délétion est proche du site actif, il peut y avoir une baisse de l’activité enzymatique. Les conséquences varient selon la localisation de la mutation.
Parfois, les enzymes ont besoin de la présence de métaux rares proches de leur site actif pour fonctionner correctement. Certaines ne peuvent avoir d’activité catabolique qu’en présence d’une coenzyme.
Système complet : holoenzyme = apoenzyme (l’enzyme proprement dite) + coenzyme.

La coenzyme peut être reliée par une liaison faible (le plus souvent, ionique, Van der Waals) ou par une liaison covalente. Dans le cas de liaisons faibles la coenzyme est considéré comme un cosubstrat.

Exemple : rôle important en anaérobie.

Coenzyme : lacticodéshydrogénase.

 

   III. les grandes familles de coenzyme
 

      A. facteurs coenzymatique à structure nucléotidique
l’ATP est une source d’énergie facilement utilisable. Mais elle joue aussi le rôle de transporteur de phosphore dans l’activation des sucres (oses) et des aminoacides. C’est quasiment un cosubstrat :
ATP + R–OH  R–OP + ADP.

      B. nucléotide complexe
         B.1. Coenzymes pyrimidiques
dérivée de la vitamine PP (amide nicotinique) antipellagreuse. Elles servent de transporteur d’hydrogène avec :

         B.2. Enzymes flaviniques
dérivée de la vitamine B2 : la riboflavine. Elles servent de transporteurs d’hydrogène (par exemple : dans le cycle de Krebs).
Ce sont :
-FMN : Flavine Mono Nucléotide.
-FAD : Flavine Adénine Dinucléotide.

         B.3. ACP : Acyl Carrier Protein
ce sont des activateurs de la synthèse des acides gras. Ils sont dérivés de l’acide pantothénique.

         B.4. La coenzyme A (CoA)
dérivée de l’acide pantothénique (la vitamine B5). Elles activent les acides gras :
Vit. B5 + Cystéine amine + ADP --> CoA.

         B.5. la méthyl cobalamine / 5’désoxyadénine cobalamine
elles sont dérivées de la vitamine B12. leur rôle est de participer aux transferts de radicaux méthyl. Elles sont souvent associées à une autre coenzyme, la THF (Tétra Hydro Folate) :
elle permet le passage du méthyl-malonylCoA au succinylCoA. Elle est dérivée de l’acide folique. Le folate permet le transport et l’interconversion des radicaux monocarbonés (méthyl, formyl,…). Une carence en folate entraînera une anémie mégaloblastique.

la B12 participe à la synthèse de bases puriques.

Exemple clinique :
Une gastrite se traduit par un déficit en facteurs intrinsèques. Il existe donc un problème d’absorption de B12 donc une carence en folate et donc une anémie mégaloblastique. Il faut alors injecter la B12 pour corriger l’anomalie (étant donné que la prise de médicament per os sera inutile).

Déficit en vitamine B12 (ou en tétrahydrofolate)
Ce n'est pad dû à une carence alimentaire mais la vit B12 apportée par l'alimentation n'est pas absorbée. Normalement, il existe une protéïne : le facteur intraséque, secretée par la paroi de l'estomac qui permet quand elle est liée à la vit B12 sont absorption dans l'iléon. Chez certains sujets ayant des gastrites chroniques, ils ne sécrétent plus de facteur intrasèque donc la vit B12 n'est plus absorbée. Par conséquence cette réaction n'est plus catalysée, on ne peut plus methyler les uraciles en thymine ce qui va donner une baisse du nombre de division cellulaire et présence de grosses molécules (=mégaloblastes)=>Anémie mégaloblastique

         B.6. dérivé de la vitamine B6
ce sont les pyridoxine, pyridoxal phosphate et pyridoxamine. Ils interviennent dans les réactions de désamination et de transamination

 

      C. les coenzymes dans les réactions de carboxylation

         C.1. les dérivés de la vitamine B1 (thiamine pyrophosphate)
ils interviennent dans les réactions de décarboxylation :


         C.2. la biotine (B8) permet la carboxylation

         C.3. l’acide lipoïque
c’est un transporteur d’hydrogène, lorsque le pont S–S s’ouvre :

il est impliqué dans la décarboxylation oxydative de l’acide pyruvique et de l’acide α-cétoglutarique.



   IV.
Notion de Vitamine
ce sont des substances azotées indispensables à la vie. Elles doivent être fournies en petites quantités de façon continue, pour un fonctionnement normal de l’organisme.
On est incapable de les synthétiser nous même, il nous faut donc les importer grâce à notre alimentation. Ce sont souvent des coenzymes.

   V.
Cinétique enzymatique


      A.
Notion de produit et de substrat

A --> B + C (par exemple : clivage catabolique)
A+B --> C + D (échange de groupe)
A+B --> C (synthèse)
Substrat(s).
Il se lie à l’enzyme.
Plusieurs substrats possibles
--> Produit(s).
Parfois plusieurs produits.
 

Les enzymes sont présentes en très petites quantités. La quantification de ces molécules est donc très difficile. Heureusement, l’activité catalytique des enzymes nous fournit un moyen sensible et spécifique pour les mesures de la vitesse de la réaction catalysé par cette enzyme. La vitesse est d’ailleurs souvent proportionnelle à la quantité d’enzyme présente.
On mesure soit la disparition du substrat, soit l’apparition du produit. On effectue des mesures colorimétriques à l’aide d’un spectromètre selon la loi de Berre Lambert :

DO = Σcl.

DO : densité optique (sans unité). Σ : coefficient d’extinction molaire.
c : la concentration. l : longueur du trajet optique.


On utilise souvent comme unité le katal : c’est l’apparition d’1 mole de substrat à 30°C
λ doit avoir la longueur d’onde d’absorption maximum.

I0 < I1

On fait ensuite une courbe d’étalonnage en prenant des valeurs connues :

On mesure la densité optique sur le photospectromètre qui correspond sur la courbe à une concentration α d’un produit.

Plusieurs facteurs vont affecter la réaction :

 -la concentration du substrat.
-la concentration du produit.
-la présence d’inhibiteur.
-la température (souvent proportionnelle à la vitesse de réaction) mais si trop élevée, dénaturation irréversible de la réaction.
-le pH de la réaction. (optimal à 7 sauf dan les lysosomes ou le pH ≈ 4)
 

La vitesse dépend de la quantité d’enzyme présente.

 

Inhibition

Il existe deux types d’inhibition :

   -compétitive.
   -non-compétitive

   I. Inhibition compétitive
Dans ce cas, la structure chimique de l’inhibiteur (Ih) est très voisine de celle du substrat (S). L’Ih va concurrencer S et prendre sa place pour former un complexe irréversible avec l’enzyme (IhE).
Par exemple : inhibition de la succinodéshydrogénase.



Le malonate est une molécule de structure voisine du succinate qui ne peut pas être déshydrogénée.

           k1                            [Enz] [lh]    k1
Enz lh <-> Enz-lh donc kih = ------------- = ----
           k-1                            [Enzlh]      k-1

   Si l’inhibiteur se lie très fortement à l’enzyme (Kih petit), il restera peu d’enzyme pour se lier au substrat et la vitesse de formation du produit sera ralentie : c’est l’inhibition.
   Si l’on rajoute du substrat dans le milieu réactif (sans changer la concentration de Ih), il y aura donc un peu plus de substrat, et la probabilité que l’enzyme se combine à S plutôt qu’à Ih augmente. Donc la vitesse de réaction augmentera aussi.
   Si l’on augmente la quantité de substrat de façon telle que les complexes EnzIh deviennent négligeables devant EnzS, la Vmax pourra alors être atteinte, bien que la quantité d’enzyme reste constante.
   Nous voyons donc que la présence de l’inhibiteur compétitif diminue l’affinité de E pour S par compétition sur le site actif.
   Donc lors dune inhibition compétitive, la Vmax peut être conservée pour une même quantité d’enzyme et le Km mesuré :
 

                  [lh]
Km' = k ( 1 + -------)
                  Kih

Le problème réside donc dans la concentration de l’inhibiteur et dans la valeur de son Km : le Kih.

Exemple :

Le formol est toxique pour le SNC et peut provoquer un état de cécité irréversible. Pour éviter cela, on injecte une grande quantité d’éthanol pour prendre la place du méthanol sur l’alcool déshydrogénase afin de permettre l’élimination urinaire du méthanol  action thérapeutique.
Ce cas est spécial, car l’éthanol est certes un inhibiteur compétitif de méthanol sur l’alcool déshydrogénase, mais normalement cette enzyme catalyse le passage du glycérol en glycéraldéhyde.

   II.
Inhibition non-compétitive
Dans ce cas là, l’inhibiteur n’est pas une substance voisine du substrat. Une augmentation de la concentration de S n’empêchera pas l’inhibition dans la mesure où le site de fixation de Ih sur l’enzyme sera différent de celui de S :

=> Pas de compétition possible.
En effet le substrat peut toujours se lier à l’enzyme, malgré cela la réaction ne se fait pas. Cela induit une chute de la vitesse de réaction (Vmax ne sera jamais atteinte) mais néanmoins le Km est conservé (Car l’enzyme complexée existe toujours).

    1           1            lh
       ----   +    ----  ( 1 + ------ )
   Vmax'     Vmax      Kih
 

Dans ce mode d’inhibition, une fixation de l’inhibiteur de manière irréversible est possible : l’enzyme n’est alors plus du tout utilisable.

   III.
Représentations de Lineweaver-Burke


 

 

Régulation de l'activité enzymatique

   I. Régulation à taux d’enzyme constant

il peut y avoir des modifications liées à des:

 - activateurs ou inhibiteurs allostériques.
- modifications covalentes réversibles.
- autres modifications non-covalentes.

      A.
Modifications liées à des activateurs ou inhibiteurs allostériques
De faibles variations de substrat peuvent engendrer un grand nombre de variations de vitesse. L’activité des enzymes est modulée par des effecteurs allostériques (ni la structure du substrat, ni celle du produit).
Ces effecteurs sont soit activateur, soit inhibiteur. Les effecteurs de type inhibiteur sont souvent rencontrés dans les phases de régulation appelées rétroinhibition (≠ rétrorégulation) :
 

E n’a plus de parenté structurale avec A. On dit qu’il inhibe allostériquement la première enzyme.
Cette inhibition est dite rétroinhibition. C’est différent de ce que l’on appelle rétrorégulation où il y a modification du taux de l’enzyme.

Exemple :

Il existe deux types d’enzymes allostériques
• celles dont la vitesse maximale peut être atteinte en augmentant la quantité de substrat, même en présence d’inhibiteur => système K.
• celles avec lesquelles ce phénomène ne se produit pas => le système V.

Cela n’a rien à voir avec la cinétique Michaellienne.

Les enzymes du système K : du point de vue moléculaire, ce sont des enzymes multimériques formées de plusieurs sous-unité (4) identiques

Son fonctionnement repose sur le principe de coopérativité : le fait q’un 1er substrat se fixe à l’enzyme, favorisera la fixation d’un 2nd substrat (sur un des 3 autres sites) et ainsi de suite jusqu’à ce que les 4 sites soient fixés.
L’effet homotrope de l’enzyme : il n’y a jamais de compétition entre le substrat et l’inhibiteur dans le système allostérique (même dans le système K).
 

il existe deux théories :

   1) le modèle de Monod, Wyman et Changeux :
ce modèle suppose l’existence de deux formes isomères interconvertibles de chacune des sous-unités :

-T pour tendu
-R pour relâché…
cela reflète les changements de structures quaternaires des protéines constituants les sous-unités
On émet un postulat de symétrie et de conservation de symétrie :

Dans ce modèle, le substrat ne se fixe que sur R. si l’on ajoute à ce postulat, la loi d’action de masse :

RS <---> R <--->T

On peut expliquer l’effet homotrope positif (un S qui se fixe, favorise la fixation d’un autre S), mais on ne peut pas expliquer une coopérativité négative (la fixation d’un S empêche la fixation d’autres S).
=> D’où la nécessité d’un autre modèle.


   2) le modèle de Khosland :
il n’y a pas de postulat de symétrie et c’est la fixation de S qui entraîne le passage de T à R :

ce système dit séquentiel mathématique, est plus complexe, mais il a l’avantage d’expliquer la coopérativité négative (fixation de S sur E diminue les fixations des autres S sur E).
=> La régulation de type allostérique permet une activité enzymatique à débit constant.

   1.2) Modifications covalentes réversibles :
Il s’agit des phénomènes de phosphorylation, déphosphorylation. L’une active l’enzyme, l’autre la désactive (pas toujours le même rôle).
La phosphorylation du glycogène en glucose-6-P est le fait d’une enzyme qui peut être sous deux formes : forme A : active. Forme B : inactive.
Le passage de A à B est due à l’ajout sur deux sérine de l’enzyme de deux groupements phosphates. Cela se faisant grâce à une cascade de protéine kinase a qui est AMPc dépendante (tyrosine kinase, sérine kinase).

2 phosphorylase b + 4 ATP <---> phosphorylase a + 4 ADP.

L’effet inverse se fait grâce à une phosphatase.
Il existe deux familles de kinases :

  -sérine kinase.
  -tyrosine kinase : elle phosphoryle la protéine cible sur une tyrosine.
Parfois dans une même enzyme, il peut y avoir les deux systèmes de régulation

      B.
Modulations d’activité par modifications non-covalentes
Ce type de modulation est plus rare et met en jeu des liaisons de type faible.

      C. Cas de l'actalbumine

 

Dans la plupart des cellules, il y a une enzyme : la galactoside transférase, son rôle est de transférer un sucre : le galactose, sur un autre sucre : N-acétyl-glucosamine.

A la fin de la grossesse, l’hypophyse produit une hormone : la prolactine. Cette hormone déclenche la lactation par la synthèse de l’α-lactalbumine

Cette enzyme peut s’associer à la galactoside transférase par des liaisons non-covalentes pour en modifier l’action : au lieu de changer le galactose en N-acétyl-glucosamine, elle fait transférer le galactose sur du glucose pour former du lactose : le sucre du lait.
Avec ce système, on modifie le taux d’activité enzymatique sans faire varier :
   -la synthèse de l’enzyme (augmentation ou diminution de la synthèse)
   -son taux de dégradation (pas d’accélération ou de ralentissement).
Ces phénomènes vont être plus lents à s’installer que ceux de phosphorylation qui peuvent être quasi-instantanés.

La présence d’un composé peut inhiber l’HNG-CoA réductase : une enzyme clé dans la synthèse du cholestérol => rétrorégulation.

      D
. Cas particulier : conversion des proenzymes en enzyme active.
protéine sans activité qui après avoir subit une protéolyse vont devenir actif en révélant leur site actif. Cette transformation est irréversible :
   -les protéases digestives.
   -les enzymes de la coagulation du sang.
   -la digestion des caillots sanguins.

              Chymotrypsinogène => chymotrypsine

La sécrétion sous forme inactive permet la protection des tissus qui pourraient être attaqués par la forme active de ces enzymes protéolytiques.

   II. Dosage d’activité enzymatique en médecine

      A. mise en évidence d’activité dans le plasma.
      B.
mise en évidence d’une pathologie métabolique.

Notion d’isoenzyme (= isozyme) : a l’origine cela représentait tous les enzymes qui catalysaient la même réaction chimique.
En fait, c’est différentes formes d’enzymes formées de protomères différents pouvant se combiner entre eux pour former une enzyme active.

Exemple : la lacticodéshydrogénase ou LDH :

Cette enzyme est formée de 4 protomères (sous-unité) qui peuvent être de deux types :
   -le type H pour le cœur (Heart).
   -le type M pour les muscles.

D'ou les combinaisons possibles:

H H H H

Cœur.

H H H M

Autres.

Organes.

H H M M

H M M M

M M M M

Foie et muscles.

 

 

 

 

Courbe de dénaturation thermique :

 

S’il existe une cassure de la courbe de dénaturation en fonction du temps  il y a plusieurs protomères.
Ici, il y a 2 pentes, nous sommes donc en présence de deux types d’enzymes : deux isoenzymes (ici : α-HBDH et 4H). Leur intérêt est qu’elles sont spécifiques d’organes.
Quand l’enzyme est anormalement présente dans le plasma, c’est qu’un organe est atteint. Avec un dosage, on identifie le type de l’isoenzyme ce qui nous révèle le type d’organe atteint.

La plupart du temps ces enzymes sont absentes du plasma (ou alors a un taux très faible donc non-significatif).

Enzymes couramment dosées :

* Aspartate aminotransférase GOT (enzymes intracellulaires) : Elle transfert un groupement amine d’un acide aminé vers un α-cétonique (utilise le pyridoxal phosphate comme enzyme : dérivé de la B6) : aspartate + α-cétoglutarate => glutamate + oxaloacétate.

*
Alanine aminotransférase GPT (plutôt dans le tissu hépatique) :
Alanine + α-cétoglutarate => glutamate + pyruvate.

*
La transaminase GOT (prédominant sur GPT) : elle est importante dans le tissu myocardique, on la retrouve dans le sang après un infarctus (les cellules vont souffrir et mourir en déversant leurs transaminases dans le sang).
Ce système fonctionne aussi pour le foie avec le passage dans le sang d’enzymes hépatiques (prédominance de GPT sur GOT).
Ainsi la lacticodéshydrogénase n’est pas présente dans le sang en temps normal, le cas contraire trahit une affectation myocardique (ou musculaire suivant l’isozyme).

Les taux en temps normal sont faibles 5 à 35 unités. Après un infarctus on détecte parfois plus de 1000 unités (100 pour la lacticodéshydrogénase).

* La créatine phosphokinase (CPK) : c’est une enzyme à taux très faible dans le plasma, elle va fortement augmenter en cas de lésion musculaire.
Il en existe des isoenzymes :

- chaîne de type M.
- chaîne de type B (Brain).

D’où : -CK MM.
-CK BB.
-CK MB (spécifique du myocarde) : dosage en cas d’infarctus car elle passe dans le sang de façon très précoce :
Créatine + ATP => créatine phosphate + ADP.

*
La γ-glutamine transpeptidase : γ-GT :
Normalement sa concentration plasmatique est très faible. Elle est synthétisée dans les voies biliaires. Mais est inductible par l’alcool éthylique.
Si le taux de γ-GT est élevé, il ne faut pas soupçonner précocement l’alcoolisme mais également une pathologie des vois biliaires, ou l’inverse.

* Enzyme particulière : une enzyme alcaline la 5’nucléotidase.
Si le taux de γ-GT est élevé, ainsi que celui de la 5’nucléotidase => pathologie biliaire.
En revanche, s’il n’y a que les γ-GT avec un taux élevé => alcoolisme…peut-être !…

* Dosage des phosphatases :
   -alcaline (pH basique) : elle passe dans le sang lors de pathologie biliaire (5’nucléotidase) ou osseuse.

   -acide (pH acide) : ce dosage de phosphatase acide est spécifique lors de soupçons d’une pathologie prostatique

* deux enzymes sécrétées par le pancréas exocrine :
   -lipase pancréatique (via le duodénum) : hydrolyse des lipides alimentaires préalablement émulsionnés par la bile afin de permettre leur absorption.

   -amylase pancréatique : digère l’amidon un polymère du glucose (en α 1-->4).

Lors de pancréatite : il y a une inflammation, car l’enzyme active a été libérée sur son lieu de production --> autodigestion du pancréas --> très fortes douleurs violentes abdominales.