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Biophysique
Rappel de math Biomécanique Equilibre acide-base Solutions aqueuses
Optique Physique des gaz Thermodynamique Acoustique
Chaleur Imagerie médicale Physique atomique et nucléaire Analyse compartimentale
Couple thermochimie Mécanique des fluides Traçeurs Intéraction des rayons ionisants avec la matière
Intéraction des rayonnements magnétiques avec la matière      

 

Physique atomique et nucléaire

 

Atome

Il est constitué d’un noyau entouré d’électron. Si l’atome a un diamètre d’un angstrom (10-10m), cela revient à dire que son noyau a un diamètre égal à 10-5 angstrom (10-15m = 1 fm). (A cause du vent vide de la matière. )

Propriétés chimiques des éléments : elles sont voisines quand les éléments ont la même couche électronique externe.
Classification des éléments :

H                                He
Li                             F Ne
Na                           Cl Ar
K                             Br Kr

Astuce mémotechnique pour retenir la 2ème et 3ème ligne du tableau périodique :

Lili Besa Bien Chez Notre Oncle Fidèle Nestor
 Li   Be     B      C      N       O       F       Ne
Napoléon Mangea Allégrement Six Poulet Sans Claquer d'Argent
      Na        Mg           Al          Si     P       S        Cl         Ar

La couche électronique externe donne leurs propriétés aux éléments. Les électrons ont un niveau électronique pour empêcher les attractions nucléaires de type électrostatique. Ce niveau électronique est précisé par la physique quantique.
Un électron qui passe d’une couche électronique à l’autre, perd une quantité d’énergie très précise. (car quantifiée)

Cette énergie peut-être apportée par un photon (particule électronique) qui est importé et s’éloigne.

Structure du noyau : diamètre de 10-15 mètres, densité de 108 tonnes par centimètre cube. Il est constitué de nucléons : les neutrons et les protons (qui ont approximativement la même masse).

Les isotopes : nombre de protons (nombre de masse Z) identiques La variation de N produit les isotopes.
Ex :

116C

126C

136C

146C

Radioactif (R*)

 

Emission β+ et capture électronique.

 

Utilisation en TEP (Tomographie par Emission de Positons)

 

Stable

99 %

(proportion magnétique)

 

Utile mais finalement assez inintéressant

Stable

1%

 

 

 

Utilisation en RMN (Résonance Magnétique Nucléaire)

R*

 

Emission de β-.

 

 

Datation au carbone 14.

Donc les isotopes ont :  ---> Le même nombre de protons (Z).
                                    ---> Les mêmes comportements chimiques.
                                    ---> Un nombre de masse (A) différent.

         12 g
MC = -------
           N

Les isobares : nombre de masse A (nucléons) identique.
=A= =  N  +   Z.
Cette classification est très utile pour comprendre les transformations isobariques.

Les isotones : nombre de neutrons N identique.
  A   = =N= +  Z

Quelques constantes utiles :

   - la charge élémentaire      1,602.10-19 C

   - l’électron-volt :

1 eV = 1,6.10-19 x 1 = 1,6.10-19J (Coulomb x Volt = Joule).


                                                                                  1
   - courant électrique : 1 ampère = 1 coulomb.s-1 =  ---------------   électron.s-1
                                                                             1,6.10-19

   - unité de masse atomique (UMA) : égale à 1/12 de la masse du carbone

                  1           12
1 u.m.a. = -------    x ------  = 1,67.10-23 kg
                12            N

N = 6,02.1023.

   -vitesse de la lumière : la célérité.
Vlumière = c = 2,998.105 km.s-1 ≈ 3.105 km.s-1.

   -masse du noyau :
M(A, Z) = Zmp (masse du proton) + Nmn (masse du neutron) – Δm (défaut de masse).

Energie de liaison du noyau ---> E = mc².

A : a des nombres magiques : 4, 8, 12, 16… Ces valeurs sont un gage de stabilité

Parabole de masse

Pour un nombre de masse A donné, la masse nucléaire varie.
Exemple pour A = 135 :

Interactions entre nucléons (cohésion du noyau)
 

Interaction nucléaire forte :
   - courte portée.
   - indépendance de la charge.
   - compense les forces de répulsion électrostatique

Classifications des rayonnements

-un mode de propagation de l’énergie dans l’espace.
-classer selon leur nature :
  ---> les rayonnements particulaires formés d’un flux de particules matériellesdéviés de masse de repos.
 --->   les rayonnements électromagnétiques qui, constitués par un flux de photons, peuvent être considérés comme étant de l’énergie pure. (la colle des atomes)

Caractéristiques des rayonnements électromagnétique

Toute charge électriquement oscillante crée en tout point de l’espace un champ électrique et un champ magnétique dont les plans sont perpendiculaires. Ils se déplacent à vitesse constante dans le vide (célérité). Ils sont le constituant d’une onde électromagnétique.

L’onde électromagnétique est caractérisée :
   - soit par sa longueur d’onde λ (m).
   - soit par sa fréquence η (Hz)
λη = c (célérité)
   - soit par l’énergie qu’elle véhicule

                       hc            1240
Ejoules = hη = ----- {Eev ≈ -------- }
                        λ            λ(nm)




Radioactivité

Certains isotopes sont instables ; ils reviennent à la stabilité en émettant des particules et des rayonnements électromagnétique.
On peut distinguer 3 groupes :

       (I) Noyau en excès de nucléons :
              - excès de neutrons        transformation isobarique.
              - excès de protons          transformation isobarique
              - excès de neutrons et de protons       émission de particule α++.

       (II) Fission :
Coupure du noyau en deux parties ; les deux nouveaux noyaux s’appelent fragment de fission.

       (III) Désexcitation électromagnétique du noyau : Emission γ et X.


Les transformations isobariques

 

Zone I : excès de neutrons.
Zone II : excès de protons.
Zone III : zone radioactivité : Emission de particules α.
Instabilité dynamique
(noyau trop gros)

   Emission β- : (excès de neutrons)

10n ® 11p +

0-1e +

00И

 

β-

Antineutrino

 

ils se partagent l’énergie

cinétique éjecter du noyau

 

Exemple :
146C  147N +0-1e + 00И.
Demi-vie du carbone 14 : 5730 ans…


Attraction électrostatique qui retient la particule                

Bilan énergétique :
L’énergie dégagée par cette transformation est :
Qβ- (en joule) = [mx – (my + me)]c² = Δmc².
                            masse
                           nucléaire.

Masse du noyau père = mx = Mx – Zme = masse de l’atome moins la masse des électrons.
 ---> on néglige les énergies de liaison des électrons.
Masse du noyau fils = my = My – (Z + 1)me.

Qβ- = [(Mx – Zme) – (My – (Z + 1)me) + me)]c².
Qβ- = [Mx – My]c².

Conclusion :
L’émission β- a lieu lorsque la masse atomique du noyau père est supérieure à celle du noyau fils. Qβ- -----> β-.И (joules)

Calcul de l’énergie dégagée :

Qβ- en joule et la masse en kilogramme.
On utilise désormais les uma et eV.

Pour 1 uma : (mp = 1,00727 uma)

 

Euma

= mc²

 

 

= [1,66.10-27 kg x (3.108)²] J

 

 

=

1,66.10-27.(3.108

1,6.10-19 C

® 931,5 Mev

 ---> Qβ- = (Mx – My)uma x 931,5 MeV.

Exemple chiffré :

146C

β-

®

147N


 

 

MC = 14,003242 uma.
MN = 14,003074 uma.     



Eβ-max = Qβ- = Δm x 931,5 MeV.
= 0,000168 x 931,5.
= 0,156 MeV.

   Emission β+ : (excès de proton)

11p ® 10n

+

0+1e

+

00η.

 

 

Positron

β+

 

neutrino

 

 

Ils se partagent

l’énergie cinétique



Bilan énergétique :
Qβ+ = Δmc² = [mx – (my + me)]c².

Masse du noyau père = mx = Mx – Zme.
Masse du noyau fils = my = My – (Z – 1)me.

Qβ+ = [(Mx – Zme) – (My – (Z – 1)me) + me)]c².
Qβ+ = [Mx – My – 2me]c².
Principale différence avec β-.
Qβ+ = [Mx – My – 2me]uma x 931,5 MeV.uma-1.

Qβ+ = [Mx – My] x 931,5 – 1,022 MeV         seuil énergétique.

Pour avoir une émission β+, il faut que [Mx - My] ≥ 1,022 MeV, sinon pas de β+. (d’où le spectre).

Exemple chiffré :

MF = 18,000937 uma.
MO = 17,999160 uma.

Eβ+ max = Qβ+ = 931,5 x Δm(uma) – 1,022 MeV.
= 931,5(0,001777) – 1,022 MeV.
= 0,633 MeV.

Effet secondaire :


 

 ---> Utilisé en TEP (Tomographie par émission de positons). Ce sont des masses transformées en énergie pure.

   Capture électronique (K-capture) : Excès de protons.

Le seuil n’est pas dépasser : (Mx – My) < 1,022 MeV.

11p + 0-1e ® 10n + 00η (neutrino).

En terme de noyau :  AZX + 0-1e ® AZ-1Y  + 00η.

 

Exemple :

20181Tl + 0-1e ® 20180Hg + 00η.

Le thallium est un analogue du potassium (K), il est utilisé en médecine nucléaire pour étudier le myocarde ---> technique de S.P.E.C.T

Bilan énergétique :

QCE = Δmc² = [(mx + me) – my]c².
-mx = Mx – Zme.
-my = My – (Z – 1)me.
QCE = (Mx – My)c² : pas de seuil ?
On ne peut plus négliger l’énergie de liaison (EL) de l’électron capturé. Elle dépend de la taille d’un atome : -atome léger ≈ quelques dizaines de keV.
            -atome lourd ≈ 100 – 150 keV.
 ---> Le seuil de la capture électronique << seuil d’émission de positons (β+).
Il n’y a de capture électronique que si (Mx – My)c² > EL

Exemple chiffré :

20181Tl ®CE® 20180Hg

EL ≈ 100 keV.
MTl = 200,970750.
MHg = 200,970308.
Δm = 0,000442 uma

QCE = 931,5.Δm – EL.
= (931,5 x 0,000442) MeV – 100 keV.
= 0,412 – 0,100.
= 0,312 MeV.

L’atome de mercure n’est pas stable, il est métastable et doit perdre de l’énergie par une émission de photon γ

Si Δmc² < 1,022 MeV.                              Capture électronique
              > EL (électron capturé).   ----->        uniquement

Si Δmc² > 1,022 MeV -----> il y a compétition entre CE et β+ :
    - plutôt CE pour les noyaux lourds (Tl : 97% CE ; 3% β+).
    - plutôt β+ pour les noyaux légers (F : 97% β+ ; 3% CE).

Effet secondaire :

   - réarrangement électronique :

le trou laissé par l’électron capturé, va être boucher par un électron d’une couche périphérique. Chaque changement de couche électronique de l’électron va émettre un photon X.

   - émission d’un électron d’Auger :

les photons X en s’échappant vont rencontrer des électrons. Un électron touché par un photon X est expulsé de l’atome et est appelé électron d’Auger


   Emission alpha (α) :

 --> C’est l’émission de particules (noyaux) d’hélium 42He+.

® Répulsion électrostatique par les noyaux de nombre de masse élevé (> 208) :

AZX ® A–4Z–2Y  + 42α

Bilan énergétique :

Qα = {Mx – (My + mHe)}
L’énergie est partagée entre le noyau (Y) et la particule α : noyau X -----> noyau Y + α++.

                                                                                                    

Les particules α sont monoénergétiques (≈ 5,3 MeV) :


Fission

C’est la coupure spontanée d’un noyau en deux parties appelées fragments de fission.

L’énergie dégagée à chaque désintégration est 200 MeV (dont 165 MeV pour les fragments).
Cette énergie peut être récupérée dans un réacteur nucléaire pour produire de l’électricité (chauffage,…).
 

Cette réaction n’est en revanche pas spontanée, il faut que l’uranium capture un neutron (activation par bombardement de "neutrons lents").

Lors de la fission, on obtient en moyenne 2 à 3 neutrons par noyau (après finalement la capture d’un premier neutron).

Le rendement est la nombre moyen de fragments pour 100 fissions.
Les fragments ont des tailles très différentes.
La fission est inégale.
Les fragments sont souvent instables (β-, γ).
 


Désexcitation électromagnétique du noyau (énergie pure)

Tout comme le cortège électronique, le noyau atomique peut se trouver dans un état excité (suite à une réaction nucléaire).
Un noyau excité perd seulement de l’énergie, sans modifier sa composition en nucléon.
La désexcitation peut s’effectuer soit :

1) par une émission γ ---> directement vers l’état stable (en une seule fois : un seul photon).
                                ---> en plusieurs étapes (plusieurs photons).
2) par la conversion interne (CI).
3) par la création des paires (e+, e- : contraire de l’annihilation).

Désexcitation directe simple :

Désexcitation directe multiple :


Remarque : la hauteur des raies ne renseigne en rien à propos de l’énergie (abscisse) mais du nombre de désexcitation du type concerné…

Désexcitation en plusieurs étapes

Exemples

1) la désintégration de l’iode 131.

13153I ®β® 13154Xe* + 0-1e + 00И (antineutrino).

13154Xe*     13154Xe + γ5 (5 photons possibles) Þ réaction instantanée

Le schéma de désintégration est complexe !

   Désintégration β– de l’iode 131.

La conversion interne

Elle est due aux effets du champ coulombien du noyau. L’énergie est transférée directement à un électron dans la couche la plus proche et n’est pas émise sous forme de photons.

La conversion interne est en compétition avec l’émission de photons (qui est très tentante…)

                                 Ncl
Coefficient de CI : α = ------
                                 Nγ


Energie : Ee- = E – EK (énergie de liaison de l’électron concerné).

 

Cinétique des transformations isobariques

Le nombre de noyau radioactif évolue comme une exponentielle décroissante selon la formule : Nt = N0.e-λt. Où λ est la constante radioactive. Cette notion n’étant pas très parlante, on utilise plutôt le temps de demi-vie !

 

Relation entre demi-vie et constante λ :
Nt½ = N0/2 = N0.e-λt½. (comme t = T½).
        e-λt½ = 1/2.  -λT½ = -ln2 = 0,693.

Activité d’une source radioacvtive :
C’est le nombre de désintégration par unité de temps.

Unités :
Da,s le système internationale : becquerel (Bq) : 1 désintégration par seconde.
Ou sinon : le curie (Ci) : les désintégrations d’1g de radium ≈ 3,7.1010 Bq