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Biologie cellulaire
Membrane plasmique Transports membranaire Processus de reconnaissance et d'adhesion intercellulaire Matrice extracellulaire
Cytosquelette Reticulum endoplasmique Appareil de golgi Lysosomes
Peroxysomes Devenir des proteines cellulaires Communications et signaux intercellulaires Mitochondries

 

Biologie moléculaire
Techniques d'etude de l'architecture du noyau Chromatine Noyau interphasique Organisation moleculaire du genome
Genes Enveloppe et pore nucleaire Replication de l'A.D.N. des cellules eucaryotes Transcription chez les eucaryotes
Cycle cellulaire Apoptose / Nécrose Theorie cellulaire procaryotes et eucaryotes  

 

Processus de reconnaissance et d'adhésion intercellulaire

 

   I. Les molécules d'adhésion

      A. Mise en évidence de molécules de reconnaissance et d’attachement sur les membranes cellulaires
Les cellules des organes embryonnaires peuvent être facilement dissociées par la trypsine (alors que les cellules des organes de l’adulte le sont difficilement ). On opère dans un milieu sans calcium, ni magnésium, supplémenté en EDTA, un chélateur de ces deux ions divalents.
Si on dissocie du rein et du foie embryonnaire et que l’on mélange les suspensions cellulaires , les cellules rénales vont se réagréger entre elles, de même pour les cellules hépatiques; on en déduit qu’il existe des molécules de reconnaissance spécifiques au niveau de la membrane de chaque variété de cellules .
Si on dissocie des cellules de l’ectoderme , du mésoderme et de l’endoderme de l’embryon et qu’on les mélange , les cellules de chaque feuillet vont se réassocier entre elles dans une ordre précis : les cellules de l’ectoderme en périphérie , celles de l’endoderme au centre , celles du mésoderme au milieu. Il y a donc une hiérarchie précise dans les processus d’adhésion qui joue un rôle essentiel dans l’organisation de l’embryon .


      B. La protéine N-CAM ( neuronal cell adhesion molecule; calcium-indépendante) :
Cette protéine a été mise en évidence dans la rétine embryonnaire ; la rétine est une expansion du cerveau .
On peut dissocier la rétine et fabriquer des anticorps monoclonaux contre les protéines de la membrane des cellules. Certains anticorps bloquent la réagrégation des cellules entre elles. Ces anticorps ( greffés sur des billes de silice dans une colonne de chromatographie d’affinité ) permettent de purifier la protéine d’adhésion; la protéine purifiée peut être séquencée (on détermine l’enchaînement de ses acides aminés: la structure primaire); on en déduit la séquence du gène.
N-CAM est composé d’un segment COOH terminal cytosolique, d’un segment transmembranaire
(hélice alpha ) et d’un long segment extramembranaire (extrémité NH2 ) comprenant 5 boucles fermées par des ponts S-S .
Il existe une analogie de structure de la protéine N-CAM avec les anticorps; ces molécules , spécialisées dans la reconnaissance, dérivent d’une famille de protéines très ancienne dans l’évolution: la superfamille des immunoglobulines .
Grâce au marquage par les anticorps, on montre que N-CAM est présente à la surface des cellules nerveuses ( neurones ) et des cellules gliales (la glie est le tissu de soutien du système nerveux ; les cellules gliales nourrissent les neurones ). La protéine N-CAM assure la liaison étroite des deux types cellulaires .
La liaison de deux protéines N-CAM est homotypique (les deux molécules sont identiques ) . La liaison est indépendante du calcium .

La protéine N-CAM joue un rôle important au cours de l’embryogenèse :
* les anticorps anti N-CAM empêchent le développement de l’oeil
* les cellules de la crête neurale , initialement adhérentes au tube neural , expriment N-CAM à leur surface. Par la suite , ces cellules ne synthétisent plus N-CAM, elles se détachent du tube neural et migrent à distance ; lorsque les cellules sont arrivées à destination , le programme de synthèse de la protéine N-CAM reprend ; les cellules qui possèdent à nouveau N-CAM à leur surface se réagrégent pour former la glande médullosurrénale et les ganglions nerveux d’où naîtront les nerfs sympathiques .


      C. Les cadhérines (Calcium-dépendantes)
C’est une autre famille de molécules d’adhésion (glycoprotéines), différentes des CAM par leur structure et nécessitant la présence de calcium pour assurer la liaison intercellulaire (une trentaine) . On peut distinguer notamment:
- la E-Cadherine (épithélium )
- la N-Cadherine ( système nerveux , cristallin )
- la P-Cadherine (placenta)

La E-Cadhérine est aussi dénommée L-CAM (liver cell adhesion molecule) car elle a été isolée du foie embryonnaire. Elle est aussi nommée uvomoruline car elle assure la compaction de l’embryon au stade morula. La L-CAM est également la protéine qui unit les faisceaux d’actine entre deux cellules au niveau des ceintures d’adhésion.
Les cadhérines se lient au cytosquelette (actine essentiellement) par des protéines de couplage dont l'-caténine.
Lorsque les cellules du tube neural se séparent du neurectoderme , les cellules perdent L-CAM et se mettent à exprimer de la N-Cadhérine selon le déroulement d’un programme morphogénétique très précis . Les cellules cancéreuses perdent l’expression de la E-cadhérine; elles deviennent alors mobiles, traverse la lame basale et envahissent la matrice extra-cellulaire.

      D. Les intégrines
Cette famille de protéines contribue à l’attachement des cellules à la lame basale et à la matrice extracellulaire; elles se comportent comme des récepteurs de signaux de l’environnement. Elles sont abondantes mais leur affinité au ligand est relativement faible (différence avec les récepteurs hormonaux). Elle forme un véritable tissu Velcro.

Les intégrines (plus de 20) sont composées de chaînes alpha (14 types) et beta (9 types) qui s’assemblent indépendamment (ex alpha2 beta4, alpha5 beta6 etc...). Les intégrines se lient à des protéines (laminine, fibronectine, collagène IV..) ou des constituants polysaccharidiques (protéoglycanes, heparan sulfate...) de la matrice. La liaison au ligand est dépendante du calcium ou du magnésium. Chaque intégrine possède une spécificité pour un ligand:
ex: - alpha5 beta1 est un récepteur de la fibronectine; alpha6 beta1 est un récepteur de la laminine
- alphaL beta2 ou LFA1 (lymphocyte function associated) permet au lymphocyte d’adhérer aux cellules endothéliales et de traverser la paroi des vaisseaux. La perte de LFA1 entraîne un déficit immunitaire.
- des intégrines à chaînes ß 3 servent pour l’adhésion de la plaquette sanguine au fibrinogène, (début de l’hémostase plaquettaire). La thrombasthénie de Glanzmann, une maladie hémorragipare, est liée à une mutation des chaînes beta3.
Les intégrines sont des adaptateurs transmembranaires: l’extrémité beta se lie à l’actine du cytosquelette par la taline et l'alpha-actinine, initiant la formation de points de contact focaux. Les intégrines permettent l’orientation du cytosquelelte selon celle des fibres de la matrice extracellulaire.
La phosphorylation de la chaîne beta1 précède la mitose; la cellule est moins adhérente au support et s’arrondit; ceci permet la séparation des deux cellules filles. Dans certaines cellules cancéreuses, la chaîne beta1 est phosphorylée en permanence; la cellule migre plus rapidement dans les tissus adjacents ce qui permet le phénomènes d’invasion et la formation de métastases.


      E. Les sélectines
Certaines cellules sanguines doivent sortir par diapédèse du compartiment vasculaire (lymphocytes, polynucléaires, macrophages) pour débarrasser les tissus des bactéries et des virus. Les cellules ralentissent en se liant faiblement à des protéines des cellules endothéliales, les sélectines. Ces protéines sont des lectines (glycoprotéines) qui reconnaissent une séquence glucidique d'une autre glycoprotéine ou d'un glycolipide située sur la cellule sanguine. La liaison dépend du calcium. Les sélectines ne sont exprimées à la surface de la membrane que dans les cellules endothéliales des zones inflammatoires (rôle des cytokines: interleukine 1, TNF ...). Il y a coopération entre sélectines (arrêt cellulaire) et intégrines (attachement et coopération avec la cellule endothéliale pour le passage intercellulaire)

   II. Les structures d’adhésion 

L’organisme est constitué d’organes (coeur, foie, rein...); chaque organe est constitué de différents tissus; les tissus sont composés de différentes variétés de cellules différenciées (exemple l'épithélium intestinale comporte des entérocytes, des cellules mucipares, des cellules neuro-endocrines).

      A. le tissu épithélial ou épithélium : dans un feuillet épithélial, les cellules sont fortement attachées les unes aux autres ; il y a très peu de substance intercellulaire. On peut appeler ce tissu une feuille épithéliale car elle fine et résistante. Les cellules ayant une même fonction doivent s’associer entre elles par des mécanismes d’adhésion intercellulaire spécifiques.

      B. les cellules conjonctives sont dispersées dans une matrice extracellulaire et forment le tissu conjonctif. Dans le tissu conjonctif, l’espace est occupé principalement par un réseau de fibres ( le collagène, l’élastine) qui supporte les contraintes mécaniques imposées au tissu. Les cellules sont rares, dispersées et accrochées aux fibres . Il y a peu de contacts intercellulaires. Néanmoins certains éléments des tissus conjonctifs sont différenciés (muscle, tendons..)

      C. les cellules des épithéliums doivent rentrer en contact avec la matrice extracellulaire du tissu conjonctif sous-jacent grâce à des mécanismes précis de jonction cellules-matrice.

Les jonctions cellulaires sont difficiles à étudier en microscopie optique. Par contre elles peuvent être visualisées par la microscopie électronique (technique standard ou cryofracture). Ces techniques ont montré que les régions d’adhésion des membranes plasmiques étaient des structures hautement spécialisées. On distingue trois types de jonctions intercellulaires:
- Les jonctions étanches qui assurent l’imperméabilité de la feuille épithéliale.
- Les jonctions adhérentes qui assurent la cohésion mécanique des cellules. Ce sont les ceintures adhérentes , les desmosomes ponctuels et les hémidesmosomes.
- Les jonctions communicantes qui assurent le passage de molécules d’une cellule à l’autre .
- De plus, les membranes cellulaires sont imbriquées en de multiples interdigitations.



1) Les jonctions étanches (ou jonctions occlusives ou serrées, ou tight junctions ou zonula occludens ) :
Les épithéliums servent de barrière très sélective entre milieux de composition différente (ex: air et peau, lumière digestive et sang, urine et sang ).
Les cellules épithéliales sont polarisées : le pôle apical est tourné vers la lumière , le pôle latérobasal est tourné vers le compartiment sanguin. Les liquides et les substances sont “ pompés” ou captés au niveau du pôle apical des cellules . Les jonctions intercellulaires doivent être étanches pour éviter l’absorption non contrôlée des substances de la lumière entre les cellules . Il ne faut pas non plus que les éléments circulants dans le compartiment sanguin puissent repasser vers la lumière.
La microscopie électronique montre que les jonctions étanches sont dues à l’accolement très serré des feuillets phospholipidiques extérieurs de la bicouche des cellules adjacentes. Les protéines permettant l'adhésion sont les occludines, parmi lesquelles ZO-1 (zonula occludens, 1).
Les jonctions étanches sont organisées en un réseau anastomosé qui fait le tour de la cellule . Les jonctions étanches sont situées prés du pôle apical des cellules. Elles séparent deux domaines membranaires distincts par leur composition en lipides et en protéines: les domaines apicaux et baso-latéraux . Les enzymes sont différentes entre les deux domaines (par exemple localisation exclusive de la Na/K ATPase dans le domaine baso-latéral de la cellule intestinale) . Les phospholipides peuvent diffuser rapidement à l’intérieur de chaque domaine membranaire mais pas d’un domaine à l’autre.
Dans certains cas la perméabilité des jonctions étanches peut être régulée :
ex : les jonctions serrées de l’épithélium vésical peuvent laisser plus ou moins passer l’eau qui peut être réabsorbée de la vessie vers le sang .
ex: les jonctions étanches de l’intestin peuvent laisser passer partiellement des acides aminés ou des monosaccharides: transport paracellulaire
Les jonctions étanches peuvent être rendues perméables par un chélateur du calcium
et du magnésium ( EDTA ) ou par l’action d’enzyme protéolytique ( trypsine ). L'imperméabilité des jonctions est mesurée en chambre bi-compartimentée où passe un courant électrique. La résistance augmente si le feuillet épithélial est strictement imperméable.



2) Les jonctions adhérentes (ou jonctions d’ancrage ou zonula adherens ou anchoring junctions)
Ces jonctions existent sous plusieurs formes. Leur rôle est d’assurer la solidité et la cohésion du feuillet épithélial. Elles connectent aussi l’épithélium à la matrice extracellulaire sous jacente.
Dans les épithéliums on peut mettre en évidence une ceinture d’adhésion située sous la zone des jonctions étanches. C’est une sorte de desmosome qui serait continu tout autour de la cellule; en fait la ceinture d’adhésion diffère d’un desmosome par sa composition biochimique : la ceinture est formée de faisceaux d’actine qui font le tour de la cellule ; une glycoprotéine d’adhésion intercellulaire ( la E-cadhérine) assure la cohésion entre les faisceaux d’actine de deux cellules adjacentes. La cohésion des zonula adherens est dépendante du calcium.
La contraction des faisceaux d’actine de la ceinture d’adhésion joue un rôle au cours de la morphogenèse de l’embryon ( formation du tube neural ).
La cohérence des cellules est renforcée par les interdigitations qui emboîtent les cytoplasmes les uns dans les autres.

* Les desmosomes :
Ce sont des points de contact focaux entre les cellules ( rôle de rivets ou de “boutons-pression” ). Ils sont abondants dans les tissus soumis à des contraintes mécaniques (épithéliums, en particulier la peau ). Les desmosomes servent de point d’ancrage pour les filaments intermédiaires (kératine dans les épithéliums, desmine dans la coeur , vimentine dans le tissu nerveux) . Les faisceaux de filaments se correspondent d’une cellule à l’autre par l’intermédiaire des desmosomes ; ceci forme des travées transcellulaires qui rigidifient l’épithélium selon des lignes de tension .
En microscopie électronique, les desmosomes sont constitués d’une plaque dense sous-membranaire (la desmoplakine ) et de matériel intercellulaire protéique filamenteux ( la desmogléine, en fait des cadhérines ). Les filaments intermédiaires viennent s’insérer de façon latérale dans la plaque dense.
Dans la maladie de peau nommée pemphigus, on observe un décollement de l’épiderme et la formation de bulles cutanées; cette maladie est due à des autoanticorps dirigés contre les glycoprotéines filamenteuses des desmosomes.



* Les hémi-desmosomes ont la même fonction que les desmosomes mais ils sont différents sur le plan chimique. A la différence des desmosomes où les faisceaux de kératine s’attachent de façon latérale à la plaque dense, les faisceaux de kératine s’attachent de façon terminale dans les hémi-desmosomes. Les hémi-desmosomes sont situés au pôle basal de la cellule et servent de point d’ancrage sur la lame basale du tissu conjonctif ( treillis de fibres de collagène IV et de laminine). Les molécules d’attachement sont des intégrines (α 6 ß 4).
 


3) Les jonctions communicantes ( ou jonctions ouvertes ; gap junctions en anglais )
* Ces jonctions permettent aux petites molécules hydrophiles de passer directement d’une cellule à l’autre. Ces jonctions assurent le couplage métabolique et électrique des cellules.
L’existence de ce type de jonction a été mise en évidence par des expériences électrophysiologiques ou par injection de traceurs fluorescents. Les jonctions gap assurent un couplage électrique rapide entre les cellules adjacentes.
Les molécules doivent avoir un poids moléculaire <1500 daltons pour passer au travers des jonctions gap. Le diamètre des jonctions est donc au maximum égal à 1,5 nm. Les molécules passant au niveau des gap sont les ions, les oses, les acides aminés, les nucléotides.
Les macromolécules (protéines, acides nucléiques, polysaccharides) ne peuvent pas traverser les jonctions gap.

* En microscopie électronique de transmission, les gap sont des zones où les membranes de deux cellules sont très étroitement accolées , avec un interstice intercellulaire dense aux électrons .
En coupe sagittale ( cryofracture ), on observe des structures protéiques rondes , avec un canal dense au centre ( structure de type pore ). Il y a quelques centaines de pores par plaque. Chaque pore est constitué de deux structure protéiques (connexons), insérées dans la membrane plasmique; les connexons s’accolent entre eux quand la jonction cellulaire s’établit. Chaque connexons est formé de 6 molécules de protéines identiques: la connexine.

* les jonctions gap permettent des échanges métaboliques entre cellules adjacentes

- exemple des mutants déficients en thymidine kinase. Cette enzyme catalyse la phosphorylation de la thymidine en thymidine triphosphate (qui sera utilisée pour la synthèse d’ADN ). Les cellules mutantes, déficientes en thymidine kinase , meurent. Si les cellules mutantes sont cocultivées avec les cellules de phénotype sauvage (non mutées), elles peuvent survivre et incorporer de la thymidine. On en déduit que la thymidine triphosphate (à laquelle la membrane plasmique est normalement imperméable) est passée dans les cellules mutantes par des jonctions de type gap.

* Les jonctions gap jouent un rôle essentiel dans la synchronisation des contractions cardiaques en assurant le couplage ionique des cellules. Un flux de Ca++ passe d’une cellule cardiaque à l’autre par les jonctions gap; ce type de transmission de l’influx est bien plus rapide qu’une transmission provoquée par une substance chimique (tel que celui de la jonction neuromusculaire).

* Les jonctions gap permettent la survie des cellules embryonnaires avant que ne se développe la vascularisation. Les jonctions permettent également la diffusion de “molécules informatrices “ qui sont des signaux de position pour les cellules; l’embryon se polarise selon le gradient de concentration de ces signaux de position; cette polarisation joue un rôle essentiel dans la différentiation ultérieure des tissus et organes. L’injection dans l’embryon d’anticorps anti-jonctions gap perturbe l’organisation embryonnaire.

* La perméabilité des jonctions gap est régulée :
- Grâce à l’injection de colorant fluorescent, on montre que l’ouverture des jonctions gap est régulée rapidement. Ainsi la baisse du pH cytosolique ou l’augmentation du Ca++ intracellulaire (caractéristiques des cellules souffrantes) ferment immédiatement les jonctions gap; ceci permet d’ exclure immédiatement les cellules mortes et d’éviter la diffusion éventuelle d’une substance toxique d’une cellule à l’autre.
- Dans le foie le glycogène peut être dépolymérisé en glucose sous l’influence du glucagon . La fixation du glucagon sur un récepteur membranaire entraîne la formation d’AMP cyclique (AMPc) à partir de l’ATP . L’AMPc a deux impacts :
- il accélère le catabolisme du glycogène en activant l’enzyme responsable
- il active la phosphorylation des protéines des jonctions gap, ce qui augmente leur perméabilité à l’AMPc; ainsi la diffusion du messager est facilitée : il y a amplification du signal hormonal du glucagon .


4- Coopération entre structures et molécules d'adhésion :
Les mécanismes jonctionnels sont les desmosomes, la ceinture d’adhésion, les jonctions étanches et les jonctions gap .
Les mécanismes non jonctionnels sont représentés par les molécules d’adhésion intercellulaires qui ne forme pas de structure définie individualisable en microscopie électronique.
Le rôle de ces deux mécanismes est différent ; les processus jonctionnels relativement fixes et solides sont prédominants dans les tissus adultes; les processus non jonctionnels, plus labiles, sont prédominants dans l’embryon ; ils permettent des contacts cellulaires transitoires et remodelables; ils peuvent initier l’adhésion cellule-cellule avant l’établissement des processus jonctionnels définitifs