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Chimie
Structure de l'atome Liaison chimique Liaisons intermoléculaires
Géométrie des édifices moléculaires Liaison dans le modèle ondulatoire Nomenclature
Stéréoisomérie Intéraction moléculaire  

Structure de l'atome

 

   I. L'atome : système complexe

Il est constitué par :
 • des électrons (expérience de Milikan) : étude de la circulation de gouttelettes d’huile électrisées entre les bornes d’un condensateur.
 • Noyau et nucléons : mis en évidence par l’expérience de Rutherford qui consistait à envoyer sur une feuille d’or très mince un faisceau de particules α émises par des éléments radioactifs (comme le plutonium). Ces particules α ont une charge positive et une masse égale à 4 fois la masse d’un atome d’hydrogène.
Il observa que la plupart des particules traversaient la feuille d’or et que un petit nombre d’entre elles étaient soit fortement déviées, soit renvoyées en arrière.
Conclusion : dans la feuille d’or, la masse est concentrée dans des particules très éloignées les unes des autres par rapport à leurs dimensions, et chargées positivement.

Le noyau est constitué de 2 types de particules :

                     • les protons :
                                • charge positive +e
nucléons                    • masse ~ 1 dans l’échelle des masses atomiques
                     • les neutrons
                                • non chargés
                                • masse ~ masse du proton

Le modèle de Rutherford est donc :

Chaque élément est symbolisé par :

A : nombre de masse = nombre de nucléons = p + n.

Z : numéro atomique = nombre de protons = nombre d’électrons.

Exemples :

Z = 6 e- A= 12 : 6 n + 6 p.

Z = 6 e- A = 13 : 7 n + 6 p.

Des isotopes sont des éléments qui ne différent que par leur nombre de neutrons.

Pour interpréter les spectres d’émission des atomes, il a été nécessaire d’introduire le modèle quantique ou modèle de Bohr.

 

   II. LE MODELE DE BOHR

      A. Présentation

         A.1. Caractéristiques essentielles

L’énergie d’un électron est quantifiée, c'est à dire qu’elle ne peut prendre que certaines valeurs déterminées, appelées également niveaux d’énergie.

A chacune des valeurs possibles pour l’énergie d’un électron correspond une trajectoire circulaire stable.

Les changements d’énergie d’un électron ne peuvent s’effectuer que par sauts discontinus d’un niveau à l’autre. Ce sont des transitions, avec comme énergie correspondante DE = hn où h est la constante de Planck.

En absence d’une excitation extérieure, l’électron est dans son état fondamental, le niveau est de plus basse énergie. Sinon, il est dans un état excité.

Les développements théoriques ultérieurs ont permis de considérer que l’état d’un électron dans un atome est défini par 4 nombres quantiques.

         A.2. Configuration électronique

Les 4 nombres quantiques vont permettre d’établir la configuration électronique d’un atome quelconque en ne connaissant que son numéro atomique.

 i. Nombre quantique principal : n

Il ne peut prendre que des valeurs entières positives.

Il caractérise les différentes couches énergétiques de l’atome, qui sont désignées par une lettre.

n = 1 couche K
n = 2 couche L
n = 3 couche M
n = 4 couche N

 ii. Nombre quantique secondaire : l = azimutal.

Il caractérise la forme de la trajectoire c'est à dire le type d’orbitale.
Il ne peut prendre que les valeurs entières comprises entre 0 et n-1

l = 0 sous couche s
l = 1 sous couche p
l = 2 sous couche d
l = 3 sous couche f

 iii. Nombre quantique magnétique m

Il définit le nombre d’orientations du plan de l’orbite, c'est à dire le nombre d’orbitales de chaque type

Il prend des valeurs comprises entre -l et +l

Pour l = 0 m = 0 : une seule orbitale de type s                        

Pour l = 1 m= -1, 0 et 1 : 3 orbitales de type p

Pour l = 2 m = -2, -1, 0, 1, 2 : 5 orbitales de type d

Pour l = 3 m = -3, -2, -1, 0, 1, 2, 3 : 7 orbitales de type f

 iv. Nombre quantique de spin

l caractérise l’orientation de l’électron.

Il n’a que 2 valeurs possibles :

Les 4 nombres quantiques permettent de construire la classification périodique

est la case quantique.

1s2
2s2 2p6
3s2 3p6
4s2 3d10 4p6
5s2 4d10 5p6
6s2 4f14 5d10 6p6
7s2 5f14 6d10 7p6
Exception : le niveau 5d se remplit après le niveau 4f mais 5d reçoit un 1° électron par anticipation
  • Principe de Pauli :

Dans un atome, il ne peut y avoir plus d’un électron décrit par un même ensemble de valeurs donné aux 4 nombres quantiques.

Une case quantique contient au plus 2 e- ou : .

Par conséquent, il existe un nombre maximal d’électrons pour chaque couche = 2n²

  • couche K 2 e-

  • couche L 8 e-

  • couche M 18 e-

  • couche N 32 e-

    • Règle de Hund

    Elle précise que les électrons se placent de façon à obtenir le maximum de spin parallèles

    • Règle de Klechkowski

    On remplit les différentes cases selon n+l croissant et n croissant

    • Classification périodique moderne :

    Exemples :

    Carbone : numéro atomique

    1s²

    2s² 2p²     (règle de Hund)

    Brome (halogène) : Z = 35

    1s²

    2s² 2p6

    3s² 3p6

    4s² 3d10 4p5  

    Francium : Z= 87
    1s²
    2s² 2p6
    3s² 3p6
    4s² 3d10 4p6
    5s² 4d10 5p6
    6s² 4f14 5d10 6p6
    7s1
    Exception : le niveau 5d se remplit après le niveau 4f mais 5d reçoit un 1° électron par anticipation
    Exemples
    Le Lanthane : Z = 57
    la couche externe est 6s² 5d1
    et non : 6s² 4f1.
    L’Uranium Z = 92
    couche externe : 7s² 6d1 5f3
    et non : 7s² 5f4.

     

          B. Le tableau renseigne sur les propriétés des atomes

             B.1. Affinité électronique Ae

    C’est l’énergie mise en jeu lorsqu’un atome capte un électron supplémentaire

    Ex :

    1s² 2s² 2p6 3s² 3p6 : même configuration électronique que l’argon 18Ar

             B.2. Energie d’ionisation Ei

    C’est l’énergie mise en jeu lorsqu’un atome cède un électron.

    Ex :

    : 18 e- même configuration électronique que Cl-, Ar, Ca++

    K : 1s² 2s² 2p6 3s² 3p64s1

    K+: 1s² 2s² 2p6 3s² 3p6

    La formation de ces ions correspond à la facilité des atomes à fixer ou à perdre des électrons pour atteindre la configuration électronique du gaz rare le plus proche.

    Ces 2 concepts ont été rassemblés pour donner la notion d’électropositivité (e+) et d’électronégativité (e-)

       

    F est l’élément le plus électronégatif et Fr le plus électropositif