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La liaison dans le modèle
ondulatoire I.
Le
modèle ondulatoire de l’atome
Nous avons vu précédemment le modèle de Bohr
qui envisageait que l’ énergie des électrons était quantifiée.
Le modèle ondulatoire va permettre de décrire
l’électron comme une onde aussi bien que comme une
particule. On doit alors renoncer à lui attribuer une
trajectoire (orbite) : on peut seulement définir la probabilité
qu’il se trouve à un moment donné dans une certaine région de
l’espace.
Il s’agit d’un modèle essentiellement
mathématique dans lequel les orbitales (êtres
mathématiques) se substituent aux orbites. Ces êtres
mathématiques sont désignés par Y que
l’on appelle fonction d’onde.
Y ² correspond à
la densité de probabilité de présence de l’électron.
Les fonctions d’onde Y
sont solution de l’équation de Shrödinger qui ne peut être
résolue que dans des cas simples, c'est à dire des systmes à 1 e-
comme He+, Li2+.
Chaque orbitale correspond à une case
quantique du modèle de Bohr. Indiquons que les orbitales
définissent à la fois un niveau d’énergie et la géométrie de la
région dans laquelle l’électron se trouve le plus souvent.
Le calcul a permis de déterminer la géométrie
des orbitales :
s p d
Le modèle de Lewis de la liaison se fonde sur
le modèle de Bohr. Le modèle ondulatoire de l’atome permet de
construire une autre description de la liaison (le modèle
ondulatoire englobe le modèle de Bohr). Ces 2 modèles se
« confondent » et on va attribuer une orbitale moléculaire aux
électrons partagés. Cette nouvelle théorie nous amènera à
envisager un autre concept : le concept des hybridations des
orbitales. II.
Recouvrement des orbitales atomiques
Dans le modèle ondulatoire de la liaison
covalente, l’idée de mise en commun d’un doublet électronique
introduite par Lewis se complète de celle du recouvrement de 2
orbitales atomiques qui fusionnent pour donner une orbitale
moléculaire.
Les orbitales moléculaires sont solution de
l’équation de Shrödinger qui ne peut être résolue que dans des
cas simples avec une méthode d’approximation : méthode LCAO :
Liner Combination of Atomic Orbitals.
Dans le cas de H2, la résolution
conduit à 2 solutions possibles qui correspondent à 2 orbitales,
l’une liante de plus basse énergie et l’autre anti-liante de
plus haute énergie.
Ex : H2
Les électrons
pouvant se trouver soit dans des orbitales liantes soit dans
des orbitales anti-liantes, on remplira ces orbitales en
respecant les règles de Pauli et de Hund.
Ex : H : 1 s1
. Pour H2 : 2 e-.
Ordre de liaison =
Pour l’Hélium He2
Méthode LCAO
He = 1 s2
He2comporte
4 e-
La méthode LCAO
ci-contre indique un ordre de liaison =
donc He2
n’existe pas.
Pour He2+
ordre de liaison =
He2+
existe, mais à l’état intermédiaire.
III. Liaison
s
et
p
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Il y a 2 modes de recouvrement.
A priori, 3 combinaisons orbitales externes peuvent être envisagées.
A. Recouvrement d’orbitales conservant une symétrie axiale
A.1. Recouvrement de type s
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A.2. Recouvrement axial de p avec s et p avec p
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Liaisons s |
B. Recouvrement latéral de 2 orbitales de type p

Remarque : en raisont de l’absence de symétrie axiale des orbitales moléculaires, les liaisons p ne permettent pas la rotation des 2 atomes liés l’un par rapport à l’autre. On peut donc envisager une isomérie géométrique :

IV. Hybridation des orbitales atomiques
A. Hybridation sp1
Elle fait intervenir une orbitale de type s et une orbitale de type p.
Ex : BeH2
Be : (1 s2) 2 s2
Pour explique la bivalence de l’atome selon le modèle de Bohr, il faut envisager un état excité. Un électron de l’orbitale 2s passe à l’orbitale 2p

On devrait obtenir 2 liaisons différentes ; or l’expérience montre que les 2 liaisons Be¾ H sont identiques.
On va hybrider (opération mathématique) les orbitales 2 s et 2 p de l’atome de Be de façon à obtenir 2 orbitales sp1 identiques.
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L’hybridation sp1 est une hybridation diagonale car l’angle est de 180° |
chaque orbitale sp contiendra 1 e-.



la formation de la molécule BeH2 se fera par fusion (recouvrement axial) de chacune des orbitales hybrides sp1 de Be avec l’orbitale s de H.
On trouve également ce type d’hybridation en chimie organique dans le cas de dérivés acétylèniques.

même chose pour C 2
Formation des liaisons :

la liaison s (C-H) est obtenue par recouvrement axial de l’orbitale sp du carbone avec l’orbitale s de l’atome d’H.
la liaison s (C-C) est obtenue par recouvrement axial d’une orbitale sp du C1 avec une orbitale sp du C2
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les 2 liaisons p sont obtenues par recouvrement latéral de l’orbitale p de C1 avec l’orbitale p de C2.

B. Hybridation sp2
C’est 1 orbitale s + 2 orbitales p
Exemple : BF3.
B : 2 s2 2 p1.
La molécule BF3 est plane, et a 3 liaisons B¾ F équivalentes, formant un angle de 120°.


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Exemple : BF3 F : 2 s2 2 p5 |
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la liaison B¾ F va être obtenue par recouvrement axial d’une orbitale sp2 de B avec l’orbitale p du fluor.

On rencontre ce type d’hybridation en chimie organique dans le cas de dérivés éthylèniques
Exemple : Ethylène
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C : 2s2 2p2

La liaison s est obtenue par recouvrement axial d’une orbitale sp² de C1 avec une orbitale sp² de C2.
La liaison p est obtenue par recouvrement latéral d’une orbitale p de C1 avec une orbitale p de C2.

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Les liaisons C¾ H sont obtenues par recouvrement axial de l’orbitale sp² de C avec l’orbitale s de H.


On rencontre aussi ce type d’hybridation pour les dérivés carbonylés et les imines :
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C. Hybridation sp3
1 orbitale s et 3 orbitales p
On obtient 4 liaisons équivalentes, donc une structure tétraèdrique
Cas du méthane CH4
C : 2s² 2p²
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Hybridation tétraèdrique
4 orbitales identiques sp3. |
On transforme l’orbitale s et les 3 orbitales p en 4 orbitales sp3 identiques.
Les liaisons s (C¾ H) sont obtenues par recouvrement axial des orbitales sp de C avec l’orbitale s de H.

D. Conclusion :les liaisons du carbone en chimie organique
En chimie organique, on a donc :
sp1 : il existe une triple liaison
sp2 : une double liaison
sp3 simple liaison s.
Exemples :
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Il existe d’autres types d’hybridation faisant intervenir des orbitales d. Par exemple dans le cas du phosphore, sp3d.
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Nitrile :
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la liaison s (R¾ C) est le recouvrement axial de sp du carbone avec s de R.
les liaisons p (C¾ N) sont le recouvrement latéral de p du carbone avec 2 orbitales p du N.
la troisième liaison (C¾ N) s est le recouvrement axial d’une orbitale sp1 du carbone avec une orbitale p de l’azote.
L’orbitale s avec ses 2 e- sert à faire le doublet non liant.
V. Résumé

Exemples :
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