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Physiologie
Systeme de régulation Communications inter-cellulaire Physiologie de la membrane cellulaire Organisation du systeme nerveux
Physiologie du muscle Physiologie de la respiration Compartiments liquidiens Physiologie renale
Physiologie de la Medullo-surrenale Bio energetique Physiologie Cardiaque et cardio vasculaire Physiologie digestive
Glande thyroide Vision Action de l'insuline et du glucagon Hormones corticosurrenaliennes
Audition Physiologie du calcium, du phosphore et de l'os le fer  

 

L'audition

 

L'oreille est un mécanorécepteur qui répond aux vibrations mécaniques des ondes sonores propagées dans le milieu aérien (transduction mécano-bioélectrique).
L'audition comporte 3 étapes

Protection
Amplification

Oreille externe
Volume corporel
Boîte crânienne



Vibrations aériennes

Adaptation d'impédance


Oreille moyenne


 

Vibrations mécaniques

Filtrage     Transduction
Analyse

Oreille interne


Vibrations liquidiennes
Processus électrochimiques

Traitement de l'information

Voies auditives
Cortex auditif



Potentiels d'action

   I. Caractéristiques anatomo-fonctionnelles

L'oreille se compose de 3 parties :

      A. L'oreille externe

Rôle d'une antenne acoustique
Composée de 2 parties : pavillon + conduit auditif externe (+tympan)
Deux rôles : protéger l'oreill moyenne et en particulier le tympan + amplifier, localiser les sons dans l'espace.
Le pavillon (la conque notamment) peut amplifier jusqu'à 20dB l'intensité des sons de fréquence aiguë (5000-6000 Hz)

Pavillon de l'oreille externe

Localisation des bruit par la différence d'amplitude et de phase enregistrée par chaque oreille (audition binaurale). C'est un rôle important de l'oreille externe.
Modification de la pression acoustique entre le champ libre et le tympan.
Augmentation de la directivité en raison de la diffraction des ondes acoustiques sur le volume crânien et sur le pavillon en amplifiant préférentiellement certaines fréquences. Importance de l'anatomie de l'oreille externe.

      B.
L'oreille moyenne

Région complexe quant à son anatomie
--> Abord chirurgical difficile
Située dans l'os temporal
Cavité aérienne tripartite comprise entre les 3 constituants de l'os temporal. Sa partie centrale, ou "caisse du tympan" contient le système tympano-ossiculaire qui véhicule l'onde sonore du monde environnant jusqu'à l'oreille interne. Sur une même ligne droite sont placées vers l'arrière les annexes mastoïdiennes et vers l'avant la trompe auditive qui fait communiquer la caisse du tympan avec le pharynx. La trompe d'Eustache permet de mettre l'oreille moyenne à la PB. Equilibration des pressions de chaque côté du tympan par ouverture de la trompe sous l'action des mouvements musculaires du pharynx.

Fonction : Le rôle majeur de l'oreille moyenne est de transformer les vibrations aérienne arrivant contre le tympan en variations de pression dans les compartiments liquidiens de l'oreille interne. Ceci est possible en adaptant l'impédance entre le milieu extérieur, aérien, et le milieu cochléaire liquidien.

Tympan : double membrane ectoderme-endoderme (=vestige d'une structure banchiale?). Le tympan est couplé par une chaîne de 3 osselets à la membrane de la fenêtre ovale. Le tympan est très sensible aux variations de pressions acoustique. Ainsi pour la plus petite pression acoustique perceptible par l'oreille humaine, le déplacement ed la membrane tympanique serit inférieur au diamètre de l'atome d'hydrogène

Le marteau : le plus externe, le plus antérieur, poids : 25mg ; l'enclume : même poids ; l'étrier : 2mg. Le manche du marteau s'insère à la partie centrale du tympan. l'enclume est fixée par des ligaments à l'autre extrémité du marteau. L'enclume sarticule à l'autre extrémité avec le départ de l'étrier dont la platine est reliée à la fenêtre ovale, qui est la "porte d'entrée" des ondes sonores dans l'oreille interne. Les trois osselets sont solidaires = existence de ligaments interossiculaires et ossiculaires (reliant le marteau et l'enclume à la paroi de la caisse tympanique) et de muscles ossiculaires dont le muscle stapédien, le plus petit muscle de l'organisme (longueur = 7 à 8 mm), entre l'étrier et l'enclume. Ce muscle en se contractant fait basculer l'étrier en arrière.

Fonction d'amplification : la force totale exercée sur la fenêtre ovale est la même que celle qui est exercée sur le tympan mais la surface de la fenêtre ovale est beaucoup plus petite que celle du tympan (20 fois plus petite) --> la force par unité de surface est 20 fois plus importante. Rôle important car au niveau de l'oreille interne, l'onde sonore se propage en milieu liquidien. Gain de 27 dB. Fonction de transfert de l'oreille moyenne évaluée en comparant le signal de pression mesuré devant le tympan et la pression intracochléaire mesurée derrière la fenêtre ovale. On observe que le gain varie en fonction de la fréquence. Gain optimal pour les fréquences moyennes (qui correspondent à la parole). Gain très faible pour les fréquences basses (sons graves). La forme de la fonction de transfert de l'oreille externe et de l'oreille moyenne détermine celle de la courbe audiométrique

Pression acoustique, niveau de pression acoustique (intensité acoustique) et intensité sonore

Réflexe stapédien de protection ou acoustique. Plusieurs muscles ossiculaires existent. Le muscle stapédien se contracte en présence d'un son intense par une voie réflexe (voie afférente : nerf auditif ; voie efférente : nerf facial).

Comme le réflexe acoustique est déclenché par des sons intenses on pense qu'il joue un rôle de protection de l'oreille interne contre les sons de niveau acoustique élevé. Cependant l'atténuation induite par la mise en jeu du réflexe n'est que de 2dB pour une intensité de stimulation au-dessus du seuil de déclenchement du réflexe (80 dB). De plus, du fait de son temps de latence important, il n'apporte aucune protection vis-à-vis des bruits impulsionnels. Peut-être un rôle physiologique = atténuation des sons graves, car il est déclenché préférentiellement par les sons de basse fréquence.

Nb : la transmission sonore ne se fait pas uniquement par conduction aérien ; la transmission des sons est aussi possible à travers les os : c'est la conduction osseuse de la boîte cranienne. Sensibilité auditive diminué de 20 dB. "On ne connaît pas sa propre voix" = on perçoit relativement plus les sons que nous émettons par conduction osseuse. Intérêt en audiométrie.

      C.
L'oreille interne : milieu liquidien

Deux fonctions :
  - équilibration
  - audition

L'organe de l'audition correspond à la trochlée (ou limaçon) qui présente l'aspect d'un tube enroulé sur lui-même à la manière d'une spirale (2 tours et demi d'hélice) et ossifié au cours de l'ontogenèse.

Coupe verticale de la cochlée passant par la columelle

La cochlée comporte 3 tubes enroulés accolés les uns aux autres :
  - la rampe vestibulaire (périlymphe)
  - le canal cochléaire (de section triangulaire) (endolymphe)
  - la rampe tympanique (périlymphe)

Cet ensemble est maintenu à un volume constant car inséré dans la partie pétreuse de l'os temporal.
C'est au niveau du canal cochléaire qu'a lieu la transduction des ondes sonores.
La rampe vestibulaire et le canal cochléaire sont séparés par la membrane de Reissner. La rampe tympanique et le canal cochléaire sont séparés par la membrane basilaire. L'organe de Corti contenant les éléments de transduction, les cellules ciliées, repose sur la membrane basilaire.

Section transversale de la cochlée

Ces cellules ciliées sensibles à des stimulus mécaniques sont les cellules réceptrices du système auditif responsables de la production d'influx nerveux en réponse aux vibrations sonores. La périlymphe provient du plasma au travers d'une barrière hémato-périlymphe et a de ce fait une composition proche de celle du plasma.
L'endolymphe est riche en potassium et serait produite par la strie vasculaire.

La membrane de Reissner est très mince et très mobile ; elle n'entrave pas le passage des ondes sonores de la rampe vestibulaire vers le canal cochléaire. Ces deux structures peuvent donc être assimilées à un seul compartiment fonctionnel.
Les vibrations sonores atteignent la rampe tympanique par la platine de l'étrier accolée à la fenêtre ovale. Sous poussée de l'étrier, la fenêtre ovale s'enfonce et le liquidien se déplace alors dans la rampe vestibulaire et le canal cochléaire, augmentant ainsi instantanément la pression à l'intérieur de la cochlée.
Les rampes vestibulaire et tympanique communiquent entre elles à leur extrémité distale par l'hélicotrène.

Les ondes sonores qui pénètrent au niveau de la fenêtre ovale font vibrer la membrane basilaire ; les vibrations de cette membrane varient en fonction de la fréquence des ondes sonores et la discrimination de la fréquence repose principalement sur ce mécanisme.

La membrane basilaire contient 20 000 à 30 000 fibres basilaires s'étendant de l'axe osseux de la cochlée, la columelle, jusqu'à sa paroi externe. La columelle a la forme d'un cône. Ces fibres immobilisées à leur extrémité basale sont à la fois rigides et élastiques. L'extrémité distale n'est pas libre et ces fibres peuvent vibrer à la façon des anches d'un harmonica. La longueur des fibres basilaires augmente progressivement d'un facteur 12 de la base à l'apex de la cochlée, passant de 0,04 mm au niveau de la fenêtre ovale à 0,5 mm au niveau de l'hélicotrème. Le diamètre des fibres décroît depuis la base jusqu'à l'hélicotrème, ce qui diminue leur rigidité par un facteur 100. De ce fait les fibres basilaires à la base de la cochlée sont courtes et rigides : elles vibrent pour les hautes fréquences. Les fibres à l'apex sont longues et moins rigides et vibrent donc plutôt pour les basses fréquences

   II.
Transmission des ondes sonores dans la cochlée

Si la platine de l'étrier est subitement enfoncée dans la fenêtre ovale, il y a suppression à l'intérieur de la cochlée, celle-ci étant entourée d'une paroi osseuse. Le liquide cochléaire n'ayant pas le temps de se déplacer d'une fenêtre à l'autre en passant par l'hélicotrème, la membrane basilaire est repoussée vers la fenêtre ronde engendrant ainsi une onde (onde propagée) dont la propagation le long de la membrane vers l'hélicotrème varie en fonction de sa propre fréquence : le mouvement ondulatoire est maximal dans la région de la membrane basilaire où la fréquence de résonance est identique à celle de l'onde sonore (phénomène de résonance). A ce point précis, la membrane basilaire ondule avec une si grande facilité que toute l'énergie de l'onde sonore est dissipé

Section transversale de la cochlée

Propagation de l'onde de vibration le long de la membrane basilaire pour des sons de fréquences élevée, intermédiaire et basse.



III.
Fonction de l'organe de Corti

Stimulation des cellules ciliées par déplacement des cils au contact de la membrane tectoriale

C'est un neuroépithélium spécialisé assurant la transduction des vibrations sonores en influx nerveux.
Il contient les cellules sensorielles de l'audition. Il repose sur la membrane basilaire et est recouvert par 2 membranes : la lame réticulaire et la lame tectoriale et contient de l'endolymphe riche en K+.

L'organe de Corti est divisé en deux parties par une rangée de cellules de soutien, les piliers de Corti ; à leur versant interne, les cellules ciliées internes (CCI) au nombre de 3500 chez l'homme disposées en une seule rangée ; à leur versant externe, les cellules ciliées externe (CCE) plus nombreuses (environ 12500) formant plusieurs rangées.
La base de ces cellules entre en connection avec les fibres nerveuses cochléaires qui rejoignent le ganglion spiral situé à l'intérieur de la columelle. Leur pôle apical présente une plaque cuticulaire où sont implantés des stéréocils. Les CEE sont riches en filaments de myosine et d'actine qui leur confèrent la propriété de se contracter. Les stéréocils sont disposés en plusieurs rangées. La longueur des stéréocils augmente de la base de la cochlée à l'apex (d'où une rigidité décroissante de la base de l'apex, les fibres sont plus souples à l'apex). Les stéréocils sont reliés entre eux par des fibrilles qui les rendent solidaires de telle sorte que la déflexion des stéréocils les plus longs peut suffire à entraîner dans le même mouvement l'ensemble de la touffe ciliaire.
La transduction du signal mécanique en un signal électrique dépend de la fléxion des stéréocils induite par les mouvements de la membrane basilaire. Au sommet des stéréocils se trouvent les canaux de transduction.

L'activité électrique des CCI repose sur la mise en jeu d'un certain nombre de canaux ioniques, en particulier des canaux ioniques non sélectifs situés sur les stéréocils. Du fait de leur forte concentration dans l'endolymphe ce sont les ions K+ qui constituent l'essentiel du courant de transduction. Ces canaux oscillent spontanément de l'état ouvert à l'état fermé selon l'inclinaison de la touffe ciliaire vers le stéréocil le plus long entre potentiel membranaire de repos (-40mV) et potentiel endolymphatique (+80mV). La déflexion de la touffe ciliaire augmente le temps d'ouverture des canaux de transduction situés au sommet des stéréocils d'où une entrée plus importante de K+. La dépolarisation membranaire qui résulte de l'ouverture des canaux transducteurs de la cellule ciliée et augmente l'ouverture de canaux calciques voltage dépendants à l'origine du potentiel de récepteur

Dynamique des stéréocils au repos et sous l'influence d'une vibration de la membrane basilaire

Les CCE jouent un rôle majeur dans les processus cochléaires mécaniques actifs. Bien que les CCE ne soient à l'origine que 5 à 10% des influx auditifs afférents leur élimination induit une perte auditive et une diminution de la sélectivité fréquentielle des réponses des CCI. Les CCE semblent avoir 2 fonctions de transduction :
   (i) elles transforment un signal mécanique : la déflexion ciliaire en un signal électrique
   (ii) elles répondent à leur propre potentiel récepteur par un signal mécanique, à savoir leur déformation : elles se contractent lorsqu'elles sont dépolarisées et s'allongent lorsqu'elles sont hyperpolarisées. Elles jouent donc un rôle d'amplificateur pour une fréquence définie, dans une zone restreinte de la membrane basilaire --> meilleure discrimination des fréquences car elles amplifient le déplacement de la membrane basilaire dans une zone restreinte où les CCI sont activées. Les CCE sont détruites au cours de la vie (presbyacousie) --> diminution de la capacité auditive + augmentation de la difficulté à discriminer les fréquences chez les personnes âgées. La preuve de ces processus actifs a été apportée par la mise en évidence d'émission oto-acoustique : enregistrement de sons dans le conduit auditif externe en dehors de toute stimulation cochléaire.

Au total, la transduction du signal mécanique en un signal électrique dépend de la déflexion des stéréocils induite par les mouvements de la membrane basilaire. Lorsqu'elle se fait dans la direction du stéréocil le plus long, elle induit une dépolarisation par entrée des ions K+ et inversement.

Aspects cliniques :

Surdité professionnelle : l'exposition répétée au bruit résulte en une perte de cellules ciliées et de neurones dans la zone 4000-6000Hz.
Certains antibiotiques (gentamycine) et diurétique (furosémide) sont ototoxique car ils se concentrent dans l'endolymphe, bloquent les canaux ioniques, voire détruisent les cellules ciliées.

   IV. Détermination de la fréquence de l'onde sonore (hauteur des sons)

Les vibrations d'intensité maximale de la membrane basilaire sont produites en des endroits différents de la cochlée selon la fréquence des ondes sonores en fonction de deux critères : la section et la longueur des fibres de la membrane basilaire mais aussi des stéréocils de cellules ciliées. Les fibres nerveuses cochléaires possèdent une organisation topographique depuis leur origine dans la cochlée jusqu'à leur site de terminaison (noyaux cochléaires et cortex auditif) (tonotopie).

   V. Détermination de l'intensité de l'onde sonore

Trois mécanismes :
  (1) plus le son est intense, plus les vibrations de la membrane basilaire s'accentuent et plus le niveau de stimulation des cellules ciliées est accru, plus la fréquence de décharge augmente.
  (2) plus l'onde sonore est intense, plus le nombre de cellules ciliées recrutées augmente au pourtour de la région de la membrane entrant en résonance (sommation spatial)
 (3) certaines cellules ciliées ne sont stimulées qu'au moment où les vibrations de la membrane basilaire atteignent une amplitude très élevée.

Unité de mesure de l'intensité sonore : le décibel
0 décibel étant une valeur qui correspond au seuil auditif minimum moyen soit (2x10^-5Pa) moyen mesuré dans un échantillon de sujets en bonne santé.
Tracé de l'audiogramme établi à l'aide d'un audiomètre
Sensibilité maximale de l'audition à 1000Hz
Echelle logarithmique
Chaque augmentation de 10 dB signifie une puissance sonore x 10
+20dB <--> augmentation de 100 fois
+30dB <--> a4g+entat56n de 1000 fois

   VI. Anatomie fonctionnelle des voies auditives

Cortex cérébral

Organisation complexe
Message auditif traité à 4 niveaux :
  * Tronc cérébral : noyaux cochléaires (ventral et dorsal) + complexe olivaire supérieur
  * Mésencéphale : colliculus inférieur
  * Diencéphale : corps genouillés médians
  * Cortex auditif
Après le 1er relais dans les noyaux cochléaires, la projection est bilatérale avec une dominance controlatérale --> chaque structure reçoit des informations binaurales en provenance des 2 oreilles. Le noyau olinaire supérieur et le colliculus inférieur jouent un rôle important dans la localisation des sons.

Conservation de la tonotopie cochléaire
(1) Cellules du ganglion spiral : corps cellulaires des 1ers neurones des voies auditives
Le ganglion spiral contient 30000 à 35000 neurones chez l'humain.

Noyaux cochléaires (Tronc Cérébral)
Projection des fibres différente selon la fréquence
F aiguë --> régions dorsales
F graves --> régions ventrales
rôle : traitement complexe et varié du signal afférent.

Complexe olivaire supérieur (Tronc cérébral)
Rôle complexe : localisation spatiale des sons
réflexe acoustique
système efférent olivocochléaire

Noyaux du lemnisque latéral
Noyau dorsal - organisation tonotopique
                    - certaines cellules répondent à une stimulation des 2 oreilles (86%)
                   stimulation controlatérale (12%)
                   ipsilatérale (2%)

Mésencéphale auditif
= colliculus inférieur
  - centre d'intégration du message auditif
  - carrefour des voies auditives ascendantes et descendantes
  - reçoit des afférences extra-auditives

Diencéphale auditif
Corps genouillé médian
relais entre colliculus inférieur et cortex auditif
Cortex auditif enfoui dans la profondeur de la scissure de Sylvius
aires 41, 42 de Brodman
Aire AI aire auditive primaire
AII, AIII

Existence de plusieurs représentations complètes de la cochlée au niveau du cortex.

   VII.
Exploration de la capacité auditive

Surdité
(1) de perception ou neurosensorielle = atteinte de la cochlée, du nerf auditif ou des centres auditifs
(2) de transmission = défaut de transmission des ondes sonores entre la source sonore et la cochlée (conduction osseuse normale et conduction aérienne altérée).

      A.
L'acoumétrie
Examen de l'audition à l'aide de diapasons

      B.
L'audiométrie tonale liminaire
Etude des seuils auditifs de chaque oreille à l'aide de sons purs en testant plusieurs fréquences.

      C.
Les tests électrophysiologiques de l'audition

         C.1. Les potentiels évoqués auditifs

Les travaux de Jewett (1970) ont permis de démontrer qu'il était possible de détecter au niveau du scalp l'activité électrique de neurones situés à de grandes distances du lieu d'enregistrement. On peut en effet enregistrer une série de potentiels évoqués auditifs (PEA) de courte latence correspondant à l'activité successive du nerf auditif et des différents relais auditifs du tronc cérébral. L'influx nerveux, en remontant les voies auditives, va successivement activer les différents noyaux et créer, au niveau de chacun de ces noyaux, une série de dipôles électriques qui constituent un champ électrique. Ce champ électrique est transmis passivement par simple conduction physique jusqu'au scalp par le tissu cérébral et le LCR. Les PEA du tronc cérébral sont donc des signaux électriques apparaissant au niveau des relais du SN en réponse à une stimulation auditive. Ces signaux sont répertoriés en fonction de leur temps de latence par rapport à l'apparition du stimulus acoustique et classés en 3 groupes :
  - les PEA précoces = temps de latence de 1 à 10 ms (correspondant aux potentiels de la cochlée et du tronc cérébral)
  - les PEA semi-précoces = temps de latence de 10 à 50 ms (correspondant aux potentiels générés au niveau du thalamus, du cortex auditif primaire, de la musculature du scalp)
  - les PEA auditifs = temps de latence>50ms (correspondant à l'activité de structures non spécifiques).
Seuls les PEA précoces sont utilisées en clinique. Les PEA permettent une mesure objective de la capacité auditive et précisent quel étage des voies auditives est impliqué.
Aspects pratiques : trois électrodes sont placées en position vertex-mastoïde sur le sujet. L'examen est réalisé dans une cabine audiométrique, dans l'obscurité. Le sujet étant relaxé, les PEA sont enregistrés. La séquence automatique de stimulation permet l'examen de l'oreille droite puis de l'oreille gauche avec dans chaque cas, 4 niveaux d'intensité : 30, 50, 70 et 90 dB. Les PEA précoces comprennent 7 ondes successives caractérisées par les temps de latence de leurs pics. Le tracé obtenu est interprété à l'aide d'un logiciel de traitement automatique des données. Le tracé électroencéphalographique obtenu étant la résultante de nombreux phénomènes électriques, outre les PEA, il faut extraire l'activité électrique ne provenant que de système auditif. Dans cette optique, on pratique une sommation du signal électroencéphalographique en la synchronisant sur le début de la stimulation sonore --> utilisation de stimuli brefs (clics)

         C.2. L'électrocochléographie
         C.3. Les oto-émissions acoustiques