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Physiologie
Systeme de régulation Communications inter-cellulaire Physiologie de la membrane cellulaire Organisation du systeme nerveux
Physiologie du muscle Physiologie de la respiration Compartiments liquidiens Physiologie renale
Physiologie de la Medullo-surrenale Bio energetique Physiologie Cardiaque et cardio vasculaire Physiologie digestive
Glande thyroide Vision Action de l'insuline et du glucagon Hormones corticosurrenaliennes
Audition Physiologie du calcium, du phosphore et de l'os le fer  

 

Bio-energétique

 

   I. INTRODUCTION

      A. Définition

C’est la partie de la physiologie qui s’intéresse à un système vivant comme système de transfert d’énergie (et de matière qui amène l’énergie).
Les lois de la Thermodynamique s’appliquent très bien à l’homme.
L’énergie utilisée par l’homme provient uniquement de la combustion des aliments. Comme elle nécessite de l’oxygène, la bioénergétique fait la liaison entre la nutrition et la respiration. C’est parce qu’on respire et qu’on mange que l’on produit de l’énergie.

L’énergie est utilisée pour les dépenses de fonctionnement :
   • énergie liée à l’activité motrice de l’individu
   • dépense énergétique de fond : au repos
      • thermogenèse de réchauffement
      • énergie utilisée pour la survie de l’individu : les fonctionnements cellulaires, des organes : cette énergie s’appelle le métabolisme basal.


      B.
Premier principe : Conservation de l’énergie

         B.1) Enoncé

C’est le principe de l’état initial et de l’état final.
Si le stock énergétique est stable, toute l’énergie reçue est dépensée : toute l’énergie fournie par le milieu ambiant est dissipée dans le milieu ambiant.
Si le contenu en énergie de l’individu s’est modifié, l’homme a gagné ou perdu de l’énergie.
L’énergie peut être stockée si E reçue > E dépensée
l’homme peut utiliser un peu de son énergie si E reçue < E dépensée : il prélève sur le stock énergétique.

         B.2) Interconversion

Chez l’homme, l’énergie chimique provient exclusivement des aliments. Il ne sait pas transformer l’énergie mécanique, électrique ni la chaleur. Il utilise l’énergie chimique qu’il transforme en d’autres formes d’énergie
• E mécanique : tout travail mécanique réalisé dans l’organisme
• déplacement des chromosomes lors d’une division cellulaire
• vibration des cils de l’épithélium bronchique
• E chimique pour la synthèse moléculaire (protéines, acides nucléiques...)
• E électrique des cellules nerveuses

         B.3) Unités

On utilise les mêmes unités pour mesurer ces énergies car elles sont toutes convertibles : en calories ou en joules (normalement en joules)
1 cal (ou petite calorie) est la quantité de chaleur qui permet d’élever la température de 1°c de 1 g d’eau (entre 14,5 et 15,5°c).
On utilise la kcal = 1000 cal (augmentation de la température de 1° à 1 l d’eau.
Les aliments contiennent beaucoup d’énergie : 1 sucre correspond à 20 kcal, pouvant élever de 1°c la température de 20 l d’eau.
1 kcal = 4,18 joules.


      C.
2° Principe : entropie ou désordre croissant

         C.1) l’entropie

est la fonction qui mesure le désordre : l’entropie augmente quand le désordre de la matière croît.
Lors du passage d’une forme d’énergie à une autre, l’énergie se dégrade, une partie est dissipée sous forme de chaleur : le rendement n’est jamais de 100 %. La différence entre énergie chimique absorbée et énergie mécanique produite est la chaleur, qui doit être dissipée ; la chaleur est la forme d’énergie la plus dégradée.
L’être vivant est caractérisé par l’hétérogénéité et la complexité des structures : l’homme est le plus complexe.
L’évolution spontanée va vers une homogénéisation des structures, le désordre, l’égalisation , la destruction. Pour lutter contre cette tendance spontanée vers le désordre, l’organisme utilise l’énergie des aliments et la transforme :
   • en énergie de qualité en produisant de l’ordre, de la complexité
   • en chaleur dont elle se sépare..
Si on édifie une enceinte close et que l’on constitue une biosphère comportant de l’eau, des végétaux, des animaux, après un temps très long, la quantité d’énergie est la même, mais la vie a disparu : l’énergie de qualité des êtres vivants aura été transformée en chaleur.

         C.2) flux énergétiques

On peut décrire les flux énergétiques dans l’organisme humain
Les aliments contiennent une énergie = E potentielle. Elle est ingérée, transformée.
• Une partie peut être mise en réserve, dans la matière grasse du tissu adipeux par exemple.
• Une partie est mise à disposition des cellules dans le cadre de la respiration cellulaire si l’organisme dispose de l’énergie nécessaire pour l’oxydation cellulaire. La respiration transforme cette énergie potentielle en énergie disponible, transférée sur des molécules riches en énergie, l’ATP par exemple. L’ATP est le mode de stockage à court terme de l’énergie ; il permet de faire circuler l’énergie disponible dans toutes les formes d’énergie : mécanique, chimique, de transport. L’énergie se transforme avec production de chaleur , dégagée par l’organisme, sauf quand l’organisme restitue au monde ambiant un travail mécanique en plus de la chaleur dissipée.
S’il n’y a pas de stockage, l’énergie provenant des aliments est égale à l’énergie dissipée.
Quand le système est stable, toute l’énergie sert à la respiration des cellules : c’est la dépense énergétique.


   II.
LES APPORTS ENERGETIQUES

Les aliments sont la seule source d’énergie pour l’homme. Ce sont des molécules comestibles, des produits complexes associant plusieurs molécules.
On a sélectionné parmi les produits de l’environnement ceux qui sont capables d’amener de l’énergie.
Les aliments sont constitués de nutriments.
Nutriments : ce sont les molécules contenues dans les aliments et utilisables par l’organisme. Chaque aliment contient plusieurs nutriments (glucides, lipides, protides)

      A. Calorimétrie

Le calcul de la quantité d’énergie apportée se fait par la bombe calorimétrique en laboratoire.
Il s’agit d’une enceinte close thermiquement isolée qui contient une chambre à combustion remplie d’O2. Une électrode dans l’enceinte va déclencher la bombe.
L’aliment subit une combustion complète. L’énergie est dissipée et chauffe l’eau : on connaît son volume et la température ; on en déduit la quantité de chaleur qui est égale à l’énergie contenue dans l’aliment.

         A.1) L’oxydation des glucides

donne CO2, H2O et de l’énergie.
L’énergie libéré par leur combustion est :
E = 4,1 kcal/g.
La valeur est peu différente d’un type de glucide à un autre.


         A.2) La combustion des lipides

donne CO2, H2O et de l’énergie. Elle est légèrement variable d’un lipide à un autre, en moyenne
E = 9,45 kcal/g

         A.3) Combustion des protides

elle produit CO2, H2O, azote (N2) et de l’énergie.
E = 5,65 kcal/g

         A.4) L’alcool

donne CO2, H2O et de l’énergie : 7 kcal/g : c’est un nutriment potentiel.


      B.
Rendement biologique

Quand les aliments sont oxydés par O2 dans l’organisme, cela ne délivre pas tout à fait la même quantité d’énergie que dans la bombe calorimétrique : elle est plus faible pour 2 raisons :

         B.1) Absorption digestive notion de CUD

La totalité des nutriments n’est pas absorbée par la paroi intestinale : on en retrouve dans les selles en petite quantité :
   • glucides : presque pas
   • lipides : très peu : 3,5 g/24 h, soit 30 kcal, alors que l’ingestion quotidienne est de 80 à 100 g/j.
   • protides : 5 g/j soit 25 kcal.
   • l’alcool est totalement absorbé.
Au total, les selles contiennent 55 kcal/j.
Cette analyse conduit à la définition du CUD :
Le CUD est le coefficient d’utilisation digestive :

          ingéré-excrété
        ----------------------- en %
               ingéré

                  I - E
       CUD = ------- en %
                    I

Le CUD des glucides est de 100 % sauf pour les fibres végétales comme la cellulose dont le CUD est 0 %.
Le CUD des lipide est de 95 %.
Le CUD des protides est variable selon la qualité de la valeur nutritionnelle des protéines (80 à 100 %).
Le CUD total est de l’ordre de 95 %.

         B.2) Différence entre combustion et oxydation des protéines

L’organisme n’arrive pas au stade de l’azote : sa forme d’élimination biologique est l’urée :
Prot + O2  CO2 + H2O + Urée + E.
La valeur énergétique de l’urée est de 4,35 kcal/g.


      C.
Apport énergétique net

 

kcal/g

kJoules/g

Glucides

4

17

Protides

4

17

Lipides :

9

38

Alcool

7

29

Ce sont les coefficients d’ATWATER. Ils permettent de calculer la quantité d’énergie qu’un aliment est susceptible d’apporter à l’organisme en connaissant le poids en grammes du nutriment.

E = 4 G + 4 P + 9 L (+ 7 A) en kcal.

ou E = 17 G + 17 P + 38 L + 29 A en kJoules

Pour 100 g de crème glacée à la vanille :
il y a 4 g de protides, 13 g de lipides, 21 g de glucides ; le reste est de l’eau.
E = (4 x 4) + (13 x 9) + (4 x 21) = 217 kcal.
Il y a des tables de composition des aliments.
Il n’existe pour l’organisme aucune différence entre les calories selon leur provenance : 100 kcal de céleri ont le même effet que 100 kcal de mayonnaise : cependant 6 g de mayonnaise suffisent alors qu’il faut 100 g de céleri !

La ration quotidienne moyenne = 2300 kcal pourrait ainsi être apportée par :
   • 2,5 l de rouge à 10°
   • ¼ de litre d’huile
   • 30 oeufs
   • 120 carottes

  

   III. LES DEPENSES D’ENERGIE

      A. Méthodes de mesures

Schéma des flux énergétiques :

         A.1) Mesure des dépenses : calorimétrie

       i calorimétrie directe

Elle se fait en chambre calorimétrique : l’individu est enfermé dans une chambre étanche isolée thermiquement où l’on fait passer un serpentin d’eau dont on connaît le débit et la température à l’entrée et à la sortie. On calcule ainsi la chaleur dégagée par le sujet. Il faut fournir de l’O2. : c’est un bilan de combustion avec production de chaleur

         ii par calorimétrie indirecte = respiratoire

Tout l’O2 sert à brûler les aliments. L’énergie libérée par catabolisme des aliments est de l’énergie libérée à l’extérieur du corps, considéré comme une bombe calorimétrique.

     Pour le Glucose : C6 H12 O6 + 6 O2       6 CO2 + 6 H2O + 686 kcal.
1 mole de glucose fournit 686 kcal
6 moles d’O2 permettent la production de 686 kcal soit 6 x 22,4 = 134,4 l d’O2 pour 686 kcal
Par conséquent, 1 l d’O2 permet de produire 686/134,4 soit 5,10 kcal/l O2.
C’est la valeur énergétique du litre d’O2 dans la combustion glucidique = VElO2G.

      Pour les lipides on prend l’acide palmitique
C16 H32 O2 + 23 O2 -------> 16 CO2 + 16 H2O + 2398 kcal
VElO2L = 4,66 kcal/l O2 (variable). Le rendement est moins bon que pour le G.

      Pour les protéines : alanine
2 mol C3 H17 NO2 + 6 O2  -------> 1 urée : CO(NH2)2 + 5 CO2 + 5 H2O + 624 kcal.
Le résultat est variable en fonction du corps considéré.
VElO2P = 624/6 x 22,4
VElO2P = 4,64 kcal/l.

      Conclusion :
A la différence des valeurs énergétiques des différents nutriments, la VElO2 reste dans des limites assez étroites (4,64 à 5,10). On a calculé pour une alimentation occidentale moyenne une valeur moyenne
VElO2 = 4,85 kcal/lO2.
Cette notion est très utile pour mesurer les dépenses énergétique du sujet car il suffit de connaître sa consommation d’O2.
V(O2) est exprimé en l/mn dans les conditions STPD.
La dépense énergétique peut ainsi être mesurée chez le sujet en activité, au repos... en mesurant sa consommation d’O2 :

   DE = V(O2) x 4.85 Kcal

Remarque : la mesure de la quantité d’énergie fournie par les aliments (mesurables par tables) permet une estimation de la quantité d’énergie dépensée mais la mesure est faussée par le fait que l’énergie peut être stockée ; de plus, l’alimentation est discontinue. Sur une longue durée, la démarche est valable si les réserves et donc le poids restent stables. Une telle méthode s’appellerait calorimétrie indirecte alimentaire.

La calorimétrie indirecte respiratoire est très utile car la consommation est continue en O2 et il n’y a pas de stock d’O2. (1,5 l O2 répartis en 1l sur hémoglobine, 400 ml dans la CRF, 150 ml sur la myoglobine des muscles soit moins de 2,3 l d’O2 de réserve dans l’organisme).
A chaque minute, la quantité d’O2 consommée est prélevée dans l’air ambiant et la consommation ventilatoire est égale à la consommation tissulaire.
La mesure de la consommation doit être faite en état stable, stationnaire : le patient fait la même activité depuis plusieurs minutes. A l’état stable (steady state), la quantité d’O2 prélevé dans l’air ambiant = la quantité d’O2 consommée par l’organisme. Cette précaution permet de mesurer en toute situation.


      B.
Analyse factorielle de la dépense énergétique

         B.1) Le métabolisme basal

       i Définition

C’est la consommation d’O2 exprimée en l/mn STPD ou en kcal ou en kcal/h chez un sujet :
   • à jeun depuis 12 h. : c’est un état post absorptif
   • avec jeûne protéique depuis 18 h.
   • placé dans un environnement thermique neutre : ne lutte ni contre le froid ni contre le chaud :  25° pour un sujet légèrement vêtu.
   • couché, au repos musculaire depuis 30 mn.
   • au calme émotionnel
  • dans l’obscurité.
La quantité d’énergie dépensée par le sujet est la quantité d’énergie nécessaire au maintien de la vie au repos. Seules les grandes fonctions vitales respiration, circulation, survie cellulaire sont concernées.
Cette dépense d’énergie est le métabolisme basal.
Pendant le sommeil, la dépense d’énergie est encore plus faible.
Comme il est difficile de mettre un sujet dans les conditions du métabolisme basal, on mesure le métabolisme de repos, le matin à jeun.


       ii Modes d’expression

Pour comparer la dépense d’énergie de différents sujets, de masse différente, on rapporte les résultats à la surface corporelle.
 --> Rapport du MB à la masse corporelle
le MB d’un éléphant est supérieur à celui d’une souris.
Mais Les résultats ne sont pas homogènes : un kg de souris dépense 12 fois plus d’énergie qu’un kg d’éléphant. On observe également chez l’homme des disparités importantes.
 --> Rapport du MB à la surface corporelle
les valeurs sont plus homogènes, à l’intérieur de l’espèce humaine et entre espèces : l’énergie est dissipée dans l’atmosphère par la surface corporelle. On l’évalue en tenant compte de la masse et de la taille.

Remarque : les résultats deviennent homogènes quand on fait varier la puissance de la masse corporelle :
: meilleure homogénéité des résultats entre espèces et dans l’espèce humaine. P0,75 permet de tenir compte de la différence entre tissus métaboliquement très actifs et peu actifs

Habituellement, le MB est rapporté à la surface corporelle


       iii Résultats

MB = 37 kcal/m2/h

soit 155 kj/m2/h.
La dépense de fond d’un individu est la dépense énergétique théoriquement libérée dans les conditions du MB pendant 24 h. : c’est le MB pendant 24 h, ou la dépense de repos pendant 24 h.
Pour un adulte moyen dont la surface corporelle est de 1,73 m², DF = 37 x 1,73 x 24 .

DF = 1540 kcal

DF = 1 kcal/mn

Cette kcal est dépensée par les organes métaboliquement actifs, essentiellement foie, coeur, rein, cerveau : ce sont les organes nobles. Leur consommation d’énergie est non proportionnelle à leur masse ou à leur volume :
   • foie : 1,5 kg - 2 % du poids du corps MB = 27 % du MB total : plus de ¼ de l’énergie dépensée
   • cerveau : 2 % du poids total : 19 % du MB : dépense constante.
   • coeur : 0,4 % du poids total - 7 % du MB de repos - augmente à l’effort.
   • Reins : 0,4 % du poids total - 10 % MB.
   • Muscles : 44 % du poids - 18 % MB.

 

% poids total

% MB

foie

   2 %

27 %

cerveau

   2 %

19 %

coeur

      0,4 %

7 %

reins

      0,4 %

10 %

muscles

44 %

18 %

Les os, la peau, l’eau, la graisse représentent
   • la moitié du poids du corps (51 %)
   • 19 % du MB

Le coeur est le plus actif : 100 fois plus à masse égale qu’un tissu métaboliquement peu actif.

       iv Variations du MB

  • Age :
   • nourrissons (2 à 18 mois) : 53 kcal/m²/h au cours de la première année
   • 25 ans : 37 kcal/m²/h
   • 70 ans : 34 kcal/m²/h.
dans le MB des nourrissons est inclus le coût énergétique de la croissance : plus ils sont petits, plus ils grandissent vite.
Chez le vieillard, la réduction du MB s’explique par la réduction de la masse maigre qui se transforme en masse grasse. [Masse maigre = masse totale - masse grasse.]
  • Sexe : la femme a une masse grasse plus élevée que l’homme ; son MB est 10 % moins élevé.

       v Conclusion

La DE de fond, 1 kcal/mn, est une dépense énergétique très importante. Elle correspond à l’énergie nécessaire pour élever de 30°c la température de 60 litres d’eau
pour soulever une masse de 60 tonnes sur une hauteur de 10 m.

         B.2) La thermogenèse post prandiale

TPP ou :
activité dynamique spécifique des aliments : ADSA
extra chaleur postprandiale : ECPP.
effet thermique des aliments : ETA.
C’est la quantité de chaleur dégagée en supplément de la DF dans les heures qui suivent l’ingestion d’aliments.
Après un repas, la DE de repos augmente de 10 % pendant 1h30.

L’augmentation dépend
   • du volume du repas
   • de sa valeur énergétique (contenu calorique)
  • de sa composition (proportion LPG) : elle est plus élevée si le repas est riche en protéines
   • de l’état physiologique du sujet, en restriction calorique ou gavé
   • des qualités sensorielles des nutriments : goût, odeur, onctuosité...

Elle n’est pas due qu’au coût énergétique de l’absorption car elle apparaît également lors de l’injection intraveineuse des nutriments. On a alors pensé qu’il s’agissait d’un coût de stockage dû à la mise en réserve des nutriments mais cette explication apparaît incomplète.
Il s’agit donc des conséquences à court terme de l’arrivée des nutriments dans l’organisme.
Il faut distinguer la TPP de l’adaptation à long terme de la dépense énergétique des sujet en état de jeûne chronique (diminution de la DE) et des sujets en état de gavage (augmentation de la DE).

         B.3) La thermogenèse de réchauffement

Quand la température ambiante chute sous 19°c chez un sujet nu, la thermolyse augmente : les pertes de chaleur augmentent.
Pour maintenir une température corporelle constante (homéothermie), si le sujet ne peut pas se couvrir, sa thermogenèse augmente. Cette production de chaleur est la conséquence d’un dépense d’énergie.

Elle se fait essentiellement par le frisson thermique :
   • précédé d’une augmentation du tonus musculaire : augmentation de la contraction musculaire basale
   • défini comme une succession de contractions musculaires rythmées, inefficaces sur le plan mécanique : toute l’énergie est libérée sous forme de chaleur.
Les muscles intéressés sont les muscles de la posture : muscles paravertébraux et de la ceinture scapulaire, muscles des mâchoires (masséters : les plus puissants de l’organisme), jamais des extrémités.
Chez certaines espèces animales, il existe une thermogenèse de réchauffement sans frisson, appelée thermogenèse chimique, dues à des boucles métaboliques observées dans la graisse brune du tissu adipeux du rat. Chez l’homme, son existence est discutée chez l’adulte, elle est sûre chez le nouveau-né qui ne frissonne pas.
Dans la pratique, chez l’homme, la dépense énergétique de lutte contre le froid est devenue très faible, avec les vêtements, le chauffage et l’augmentation de la masse grasse : la graisse sous-cutanée sert d’isolant thermique.
La thermogenèse post prandiale peut être utilisée comme thermogenèse de réchauffement.

         B.4) Dépense énergétique liée à l’activité musculaire

Elle est très variable d’un individu à l’autre, contrairement au MB, à la TPP et à la TR.
On peut mesurer par calorimétrie indirecte respiratoire la DE dans différentes situations.
Par exemple, chez un sujet de 70 kg
DE = 1 kcal/mn au repos à jeun
Si lors d’une activité physique, comme éplucher les pommes de terre on mesure 2 kcal/mn, on pourra dire que le coût énergétique de l’épluchage est de 1 kcal/mn.

Il existe des tables de DE :

• taper à la machine
   • 2 kcal pour une machine mécanique
   • 1,5 kcal pour une machine électrique
• marcher lentement : 2 à 3 kcal/mn
• courir : 7 à 20 kcal/mn : quand on court vite on peut dépenser plus de 20 fois son MB.
• scier : 8 kcal/mn
Le travail intellectuel n’entraîne aucune augmentation de coût énergétique, aucune augmentation de la DE de repos.
Toute dépense énergétique mesurée au cours du travail peut s’exprimer comme un multiple de la dépense de fond :
• travail léger : 1 à 4 fois
• travail modéré : 4 à 6 fois
• travail intense : 6 à 8 fois (scier)
• travail sévère : 8 à 10 fois
• travail maximal : plus de 10 fois la dépense de fond.
Ces valeurs sont des valeurs moyennes données par des tables. Elles varient d’un individu à l’autre selon :
• la masse corporelle : pour une action verticale comme la marche, le coût énergétique est supérieur pour un individu plus lourd.
• la façon dont est réalisée l’activité physique.
Pour une mesure correcte, il faut que le sujet soit en état stable. Les mesures sont faciles pour les tâches répétitives comme taper à la machine ou scier. D’autres activités ne sont pas mesurables (se lever) : on compte une adaptation de 3 mn.
La dépense énergétique au cours d’un travail n’est pas égale au travail musculaire : DEtotale = Dew + Derepos.
Le sujet qui a une DE de 2 kcal/mn ne dépense en fait que 1 kcal/mn pour cette activité.
Toute l’énergie liée au travail n’est pas convertie en énergie mécanique mais aussi en chaleur.
On mesure le travail mécanique fourni par un ergomètre (bicyclette, tapis roulant...)et simultanément la DE par calorimétrie indirecte respiratoire. On peut ainsi calculer le rendement :

         W(mec)
   R = ------------
           DE

Les physiologistes parlent de

            W(mec)
   R2 = -------------
           DE - MB

pour mieux tenir compte de la dépense d’énergie effectivement liée au travail fourni. Bien sûr, plus la DE est élevée, plus les 2 types de calcul se rapprochent.

Exemple :

   1. on mesure chez un sujet la consommation d’O2 de repos
repos = 0,25 l STPD/mn.
La correspondance est de 4,85 kcal/lO2 et 4,18 J/cal, cela fait donc 5 kJ/mn.
La dépense énergétique de repos est de l’ordre de 5 kJ/mn : 1 kcal/mn

   2. On place le sujet sur une bicyclette ergonomique pour qu’il développe 150 watts : 150 J/s soit 9000 J/mn.
Le travail réalisé est de 9 kJ/mn. Après 3 à 5 mn de pédalage constant l’état est stable.
Effort stable = 2l . mn-1.
La DE à l’état stable est alors de 40 kJ/mn (2 x 4,85 x 4,18).

   3. Calcul du rendement :

     9Kj
    -------- = 22%
    40Kj

            9Kj
    ou ------------- = 26%
         40 - MB

Le rendement du travail physique de l’homme varie entre 0 et 30 %.
A 0 %, toute l’énergie est dissipée sous forme de chaleur. C’est le cas des contractions isométriques : fait d’appuyer sur une table : aucun mouvement n’est produit, ou mêlée de rugby : en quelques secondes, la quantité de chaleur fournie est suffisante pour faire chauffer une tasse de café.
Le rendement est optimal chez un sujet bien entraîné, effectuant un travail modéré dans les meilleures conditions. Le choix de la meilleure combinaison est inconscient (DE minimum pour ce travail)
L’entraînement améliore en effet le rendement. Il est plus faible chez l’enfant.
On court en déplaçant notre corps par bonds successifs.
Le rendement de la marche est de 23 %. Le rendement de la course est plus élevé.
L’homme est habitué à dépenser le moins d’énergie possible. Ainsi pour se déplacer il marche plutôt qu’il ne court.

L’homme occidental est progressivement devenu un « homo sedentarius ». L’activité d’un français moyen :
   couché 8 h
   assis 6 h
   debout 6 h
   marche 2 h
   divers 2 h.
La dépense énergétique est de plus en plus faible, surtout chez le citadin. Cela est dû à la mécanisation des tâches professionnelles et des transports.

La DE liée à l’activité musculaire dépend pour une activité qui implique un déplacement corporel de la masse corporelle. Chez des sujets de masse identique réalisant la même activité physique, la DE peut varier du simple au double car le rendement est différent, notamment pour la gestualité.
Méthode pratique d’évaluation de la DE :
on utilise la fréquence cardiaque car à partir d’un certain niveau d’activité physique (2 x MB), la fréquence cardiaque augmente de façon linéaire à la DE.
Elle est plus facile à mesurer que la consommation d’O2.

Au total, la DE est la somme de
   • DE repos : 1500 kcal
   • TPP : 300 kcal
   • TR : 0 chez un sujet normalement vêtu et ne frissonnant pas.
• Activité musculaire : 300 à plusieurs milliers de calories.
Soit un minimum de 2000 kcal.
Il existe des situations dans lesquelles on peut faire apparaître un autre poste de DE, bien que difficile à mettre en évidence car faisant partie du MB :
Croissance : coût énergétique estimé à 5 kcal/g de tissu formé ( de la fécondation à la puberté). C’est lui qui exprime la différence de MB chez le nourrisson et chez l’adulte. Un sujet de 3 mois croît de 30 g/j : ce qui constitue 150 kcal/j.(DE : 800 à 1000 kcal/j).
Grossesse : la femme fabrique le foetus, les annexes (placenta). Les organes génitaux augmentent de volume, surtout l’utérus . Il y a mise en réserve de graisses pour la lactation. Le coût énergétique global sur 9 mois est de 80 000 kcal.
Lactation : la production quotidienne de lait est de 850 ml/j. Le coût énergétique est de 600 kcal/j.
 

   IV. ADAPTATION DU BILAN ENERGETIQUE

      A. Réserves énergétiques

         A.1) Homéostasie énergétique

L’organisme humain accumule des réserves énergétiques nécessaire à la survie en cas de famine, ou simplement parce que les apports énergétiques sont discontinus. Chez l’adulte, les réserves sont stables.

La stabilité de la masse corporelle correspond à une homéostasie pondérale, ou plus exactement à une homéostasie énergétique par constance des réserves énergétiques. Mais ces réserves ne sont pas maintenues constantes à 1 kcal près. Il y a des fluctuations autour d’une valeur de consigne. Cette valeur a tendance à s’élever au cours de la vie : elle n’est pas la même à 20 et à 50 ans surtout dans la population occidentale. On ne sait pas si c’est physiologique ou s’il s’agit d’une anomalie du comportement alimentaire.

Chez l’hibernant, la valeur de consigne n’est pas la même en hiver et en été.
L’équilibre n’est pas réalisé à chaque minute car la prise alimentaire est discontinue ; on l’observe sur une période plus longue : 1 à 2 semaines.
L’homéostasie énergétique est réalisée par un équilibre entre les apports et les dépenses. Il y a adaptation des dépenses aux apports, ou des apports aux dépenses.
C’est important car un sujet qui prend un supplément de poids de 3 g par jour prend 1 kg par an. 1 g de tissu adipeux contient 7 à 8 kcal (présence d’un peu d’eau et de protéines). 3 g de tissu adipeux correspondent à 20 kcal. Comme le besoin énergétique est de 2000 cal par jour pour une femme, 2600 pour un homme, cela correspond à un dérèglement de la balance de 1 % ou moins.
(10 sucres en excès par jour assurent la prise de poids de 10 kg dans l’année).


         A.2) Composition corporelle des sujets de référence : homme ou femme moyen (pas modèle ni normal)

 

HOMME

FEMME

Age

20 - 24 ans

20 - 24 ans

Taille

1,74 m

1,64 m

Masse totale

70 kg

57 kg

Graisse de réserve

8,4 kg : 12 %

8,6 kg : 15 %

Masse maigre

61,6 kg

48,4 kg

Lipides constitutifs

2,1 kg  : 3 %

2,1 kg : 3,6 %

Lipides liés au sexe

 

4,8 kg : 8,4 %

Masse musculaire

31,4 kg : 45 %

20,5 kg : 36 %

Masse osseuse

10,4 kg : 15 %

6,8 kg : 12 %

Autres tissus

17,7 kg : 25 %

14,2 kg : 25 %

Les lipides de constitution font partie de la masse maigre.

Les lipides liés au sexe féminin : les seins, la ceinture pelvienne et les cuisses.
Remarques : la densité corporelle est très voisine de celle de l’eau :
femme : 1,040
homme : 1,070


         A.3) Nature des réserves énergétiques

       i Lipidiques

L’énergie est stockée dans les réserves adipeuses, les triglycérides de réserve essentiellement. Chez l’homme le tissu adipeux mobilisable est de 8,4 kg (12 % de son poids corporel). Chez la femme il est de 8,6 kg soit 15 % de son poids : soit 60 000 kcal de réserve ( 7 kcal/g). Les variations interindividuelles sont importantes moins de 10 000 kcal chez le sujet amaigri, 1 000 000 kcal chez l’obèse.

       ii Glucidiques

Le glycogène est une mise en réserve de glucose sous forme d’un polymère
dans le foie : 75 g : 300 kcal
dans le muscle : 150 g : 600 kcal
Il y a donc 900 kcal de réserve de glucose. C’est pour une dépense rapide : ce n’est pas une mise en réserve de longue durée.
Dans le plasma, le liquide interstitiel...les compartiments liquidiens de façon générale, le glucose circulant représente à peine 100 kcal.

       iii Protéiques

Les muscles représentent chez l’homme 31,5 kg (eau + Glycogène + lipides + protéines 20 %) soit 6,2 kg de protéines. A raison de 4 kcal/g elles représentent un potentiel de 25 000 kcal. Leur utilisation relève de l’autophagie.


         A.4) Remarques

   • L’organisme humain privilégie le stockage de lipides plutôt que de glycogène. Dans le règne végétal, c’est l’inverse. Le stockage de glycogène suppose un stockage d’eau associé : 1 à 2 g d’eau par gramme de glycogène. L’homme se transporte et donc transporte ses réserves : il est plus économiques de stocker des graisses : meilleur rapport calorie/poids.
   • La graisse corporelle est sous la peau en grande partie chez l’homme. En plus du stock énergétique, l’homme se constitue une défense contre le froid car la graisse est un isolant.
   • Les 60 000 kcal de réserve moyenne permettent de tenir 40 jours car la dépense énergétique chute rapidement à 1500 kcal/jour lors d’un jeûne : le sujet qui jeûne ne bouge plus.

 

      B. Le contrôle des apports

C’est le mécanisme régulateur essentiel.
Le contrôle des entrées est la régulation de la prise alimentaire. Elle est double :

         B.1) Régulation des apports à court terme

C’est le comportement alimentaire de l’individu. Il est dû à la conjonction entre des stimuli internes induisant la sensation de faim, et des stimuli externes. Ils sont analysés au niveau des centres nerveux situés dans l’hypothalamus. La prise alimentaire ainsi déclenchée corrige ces stimuli internes.

       i Stimuli internes

   • Théorie glucostatique : c’est la diminution de la glycémie précédant le repas, perçue par les glucorécepteurs de l’hypothalamus qui provoquerait le comportement de faim et donc la prise alimentaire. Mais les diabétiques sont en hyperglycémie permanente et ils ont toujours faim : théorie fausse.
   • Théorie améliorée : c’est la diminution du taux de glucose dans certaines cellules, comme les cellules hypothalamiques (glucocytie) qui entraîne la faim.
   • Hypothèse ischymétrique : c’est la baisse dans certaines cellules de l’hypothalamus du taux de molécules riches en énergie comme l’ATP qui induit la prise alimentaire : démonstration chez le rat où la dépense de fond diminue quelques minutes avant la prise alimentaire. C’est la réduction du métabolisme de fond de certaines cellules qui entraîne le comportement alimentaire.
L’alternance faim - satiété est donc induite par le niveau des métabolites riches en énergie. C’est la réduction de la dépense de fond des cellules qui entraîne la prise alimentaire.

       ii Stimuli externes

Ce sont des stimuli sensoriels (gustatifs, olfactifs, visuels...) qui font intervenir les qualités organoleptiques des aliments, leur « plalatabilité » (flaveur = saveur + odeur ; vue ; goût ; texture...)
L’arrêt du comportement moteur de la prise alimentaire s’accompagne du phénomène de satiation ou rassasiement (différent du phénomène de satiété qui implique une plus longue durée). Mais la prise alimentaire s’arrête avant que les aliments ingérés aient été absorbés par l’intestin, avant que le niveau des composés énergétiques ne soit modifié, donc avant la correction des stimuli internes.

       iii Facteurs supplémentaires

        l’alliesthésie négative
C’est le changement de l’appréciation subjective du caractère attractif des aliments en fonction de l’état de réplétion du sujet (plus on en mange, moins on aime).

        les réflexes anticipateurs
ils ont comme point de départ les compteurs digestifs oro-pharyngés qui sont susceptibles à partir de la palatabilité des aliments d’évaluer la teneur en calories apportées. On peut induire chez l’animal le rassasiement volontaire même si on fait une fistule gastrique. C’est un apprentissage à long terme : l’organisme ajuste la prise alimentaire aux besoins énergétiques car le cerveau anticipe la comptabilisation de la valeur énergétique apportée par les aliments en confrontant leurs qualités organoleptiques et la quantité ingérée et la connaissance de la quantité d’énergie qu’ils apportent.

 Exemples :
si on met une solution sucrée sur la langue, on observe une hyperglycémie anticipatrice : ce qui a été ingéré a été reconnu comme un sucre, l’organisme sait qu’il va avoir à se disposition 20 kcal. L’organisme s’arrête de manger quand il a compté d’équivalent du besoin énergétique grâce aux qualités organoleptiques des aliments.
les aliments allégés : ils peuvent tromper les compteurs digestifs, mais une seule fois !

        les habitudes sociales
elles influencent le rythme des repas , surtout l’heure à laquelle on se met à table : on mange parce que c’est l’heure. La durée du repas est prédéterminée. Le volume du repas est conditionné par la sensation de satiété, pas de faim. On n’a jamais faim dans les pays riches, on obtient toujours le rassasiement. La régulation à court terme doit être doublée.


         B.2) Régulation des apports à long terme

c’est la stabilité des réserves de graisses, conformément à la valeur de consigne. La quantité d’énergie apportée par l’alimentation est modulée en fonction de ces réserves. Un excès ou un déficit des réserves énergétiques module les stimuli qui conditionnent la régulation à court terme. Le contenu en lipides de certaines cellules est un indice transmis à l’hypothalamus : le système qui per met de maintenir la quantité de réserve graisseuse stable est l’adipostat.
La démonstration de fait chez un sujet artificiellement amaigri : le nombre des repas augmente ; il consomme davantage. La faim est plus précoce est la prise alimentaire induite par les stimuli internes et externes est renforcée par un élément venu du tissu adipeux.
Chez un sujet artificiellement engraissé, la prise alimentaire diminue jusqu’à ce que la masse grasse soit revenue à la valeur de consigne.


         B.3) Autres facteurs

   • certains neuromédiateurs chimiques comme la sérotonine jouent un rôle dans le phénomène de rassasiement, qu’elle déclenche plus précocement. Il existe des médicaments ayant un effet sérotoninergique comme anorexigène (à court terme) comme la fenfluramine.
   • Surdéterminants psychosociologiques : des conditions extra physiologiques peuvent modifier la prise alimentaire :
      • valeur affective des médicaments acquise pendant l’enfance (ex la menace : on force l’enfant à manger)
      • valeur conviviale des aliments : on attend les autres pour manger, on ne mange pas seul...
      • valeur symbolique des aliments : « l’homme ne se nourrit pas que de pain, il mange des symboles » (Pr. Trémolières)
      • valeur économique
   • Rationalisation secondaire du comportement alimentaire : il y a un mélange des données scientifiques et des données symboliques, philosophiques pour justifier des comportements alimentaires (végétarisme, livres écrits par des chanteuses...).


      C.
Le contrôle des dépenses

Les dépenses sont difficiles à contrôler car elles sont influencées par l’environnement. L’équilibre thermique prévaut sur l’équilibre énergétique (un sujet affamé frissonne quand il a froid)

         C.1) en cas d’apport déficitaire

la dépense énergétique s’adapte en diminuant :
   • La DE liée au travail musculaire diminue
   • La TPP diminue
   • Le MB diminue (dépense de fond)
   • Réduction du fonctionnement des grands métabolismes des grandes fonctions physiologiques : diminution du débit cardiaque, de la ventilation, et amélioration du rendement de la contraction musculaire.

         C.2) en cas d’apport excédentaire

si les apports sont chroniquement excédentaires, cas du sujet gavé par une sonde gastrique par ex., la dépense énergétique augmente :
   • la DE liée à l’activité musculaire augmente.
   • Apparition d’une consommation de « luxe » :
   • le MB augmente
   • il apparaît également une thermogenèse supplémentaire : augmentation permanente de la production de chaleur.


      D.
Conclusion

Ainsi, l’équilibre des apports et des dépenses est parfaitement réalisé et la balance énergétique est l’une des plus stables et des plus précises de la physiologie humaine.