Physiologie de la respiration
I. INTRODUCTION
A. Définition
La respiration en biologie a 2 significations :
• en biologie cellulaire et en biochimie : c’est l’ensemble des
réactions métaboliques de l’oxygène avec les substrats
énergétiques dans l’organisme permettant de fournir de
l’énergie, chimique et mécanique, et des déchets.
• en physiologie, c’est l’étude de l’organisme considéré comme un système d’échanges gazeux entre les cellules et le milieu extérieur : comment l’organisme reçoit l’O2 nécessaire aux oxydations cellulaires et rejette le CO2 produit par les cellules.
B. Phylogenèse
B.1) Chez les animaux unicellulaires et paucicellulaires :
Les échanges se font par diffusion en fonction des gradients de pression : l’O2 entre dans la cellule et le CO2 en sort. C’est un phénomène passif qui ne consomme pas d’énergie.
B.2) Chez les métazoaires
Ce mécanisme est impossible, les cellules n’étant pour la plupart pas en contact avec le milieu ambiant. Il s’ensuit un système de structures de transport des gaz à plusieurs étapes : respiratoire, cardio-vasculaire permettant d’assurer aux tissus un débit d’O2 suffisant et d’éliminer les déchets (l’accumulation de CO2 met en péril la vie cellulaire).
• Chez les poissons : les branchies (de part et d’autre de la tête) provoquent un courant continu d’eau permettant d’extraire l’O2 et de rejeter le CO2.
• Chez les mammifères : appareil respiratoire, système
à 5 étapes faisant intervenir
--> les poumons : échange de gaz (entrée O2 et
sortie de CO2)
--> l’appareil cardio-vasculaire avec la petite
circulation qui irrigue le poumon (cœur droit) et la grande
circulation (cœur gauche) qui forme un réseau capillaire pour
amener le sang jusqu’aux cellules. l’O2 est pris en charge
sous forme dissoute et combinée (phase liquide de O2).
-->
Le SNC ajuste la respiration et le système cardio-vasculaire.
C. Schéma de l’organisation de l’appareil respiratoire
• Première étape : ventilation pulmonaire (à bien
distinguer de la respiration). Le poumon est un organe qui est
en contact très étroit avec le milieu extérieur. C’est une
pompe qui augmente et diminue de volume de façon alternative
et périodique. L’alternance de mouvements d’inspiration et
d’expiration fait intervenir deux éléments : le diaphragme qui
s’abaisse à l’inspiration et la bouche. Cette pompe
ventilatoire mobilise 12000 litres d’air par jour.
--> mouvement mesurable d’entrée et sortie
d’air.
• Deuxième étape :
diffusion des gaz de l’alvéole vers le sang. L’air inspiré se
dilue dans un volume 6 fois plus grand. Ce grand volume permet
d’approvisionner l’organisme en O2. Il constitue un volume
d’air intermédiaire, un tampon, entre l’air extérieur et le
sang. Les échanges hémato-alvéolaires (alvéolo capillaires) se
font par diffusion, en continu. La diffusion n’est possible
que pour les gaz solubles : O2, CO2.
L’hélium ne passe pas à travers les membranes.
N2 passe très mal.
O2 : 500 à 700 l par jour passent à travers les membranes
CO2 : idem en sens inverse.
• Troisième étape :
transport du gaz par le sang : hématose. Les gaz sont sous
forme dissoute ou combinée (à l’hémoglobine pour O2, à l’eau
pour CO2), sont transportés à la périphérie grâce au sang.
8000 à 10000 l de sang perfusent chaque jour les poumons,
permettant de délivrer aux cellules 500 à 700 l O2 et
d’extraire autant de CO2¹
.
¹
sang veineux : pauvre en O2 -
sang artériel : riche en O2.
les veines arrivent au cœur
les artères partent du cœur : définition anatomique. On peut
avoir du sang veineux dans une artère (pulmonaire) et du sang
artériel dans une veine (pulmonaire).
• Quatrième étape : les gaz passent dans le tissu interstitiel (entoure les cellules) : 500 à 700 l O2 et CO2 par jour.
• Cinquième étape : passage du gaz entre le tissu
interstitiel et la cellule. L’ensemble des cellules consomme
500 à 700 l O2 et élimine autant de CO2.
--> à chaque étape, la même quantité d’O2 est
transportée.
Remarques : rapport ventilation – perfusion.
• les poumons contiennent beaucoup d’unités fonctionnelles :
nombreux vaisseaux et alvéoles. Il faut que les zones bien
ventilées soient bien perfusées et les zones bien perfusées
doivent être bien ventilées.
--> le rapport ventilation / perfusion doit être
régulé.
• Le système ne fonctionne pas toujours de la même façon : il ne fonctionne pas de façon automatique. Un système de contrôle et de régulation, nerveux et hormonal permet de faire fonctionner le diaphragme, de modifier la ventilation et le transport des gaz par le sang. Quand la ventilation augmente, le débit cardiaque augmente
D.
Autres fonctions de l’appareil respiratoire
Outre les échanges gazeux entre l’extérieur et
la cellule,
• fonction d’épuration des particules étrangères inhalées dans
l’arbre aérien
• réchauffement et humidification des gaz.
• fonction métabolique : la circulation pulmonaire reçoit la
totalité du débit cardiaque (c’est le seul organe dans ce
cas). Il contient beaucoup de cellules endothéliales. Elles
sont à l’origine de substances qui vont réguler la pression
artérielle, participer aux fonctions immunitaires...
II. RELATION STRUCTURE - FONCTION
On étudie comment l’architecture du poumon
contribue à sa fonction.
Rappel anatomique
L’appareil pulmonaire comprend :
• un contenant : la paroi
thoraco-abdominale
• la paroi thoracique avec de nombreuses articulations
• les muscles : diaphragmatique et intercostaux.
Le contenant est déformable, il peut modifier son volume dans
toutes les directions de l’espace.
• un contenu : les poumons dont la forme est donnée par l’adhérence
à la paroi thoracique grâce aux plèvres. Séparés de
l’organisme, ils s’affaissent sur eux-mêmes.
• Les plèvres sont formées de 2
feuillets pouvant glisser l’un sur l’autre : l’un est accolé à
la cage thoracique, l’autre est accolé aux poumons. L’espace
liquidien est virtuel comme celui qui sépare deux plaques de
verres.
comme un poing dans un ballon de baudruche : plèvre viscérale
interne et plèvre pariétale extérieure

Paroi thoraco abdominale, poumons et plèvres constituent le
thorax ou appareil thoraco-pulmonaire.
Le thorax contient l’appareil respiratoire, le cœur, les gros
vaisseaux et livre passage au tube digestif.
Rappel fonctionnel : 3
zones pulmonaires
• zone de passage qui permet d’apporter les gaz : les voies
aériennes, dans lesquelles il n’y a pas d’échange gazeux.
C’est la zone de conduction.
• partie profonde du poumon où s’effectuent les échanges gazeux.
• entre les deux : une zone de transition.
A. LES VOIES AERIENNES
A.1. Voies aériennes extra thoraciques : voies aériennes supérieures
Les voies aériennes supérieures sont constituées par
A.1.1) le nez :

La muqueuse nasale comporte de nombreux replis
qui augmentent la surface (160 cm²) permettant les échanges
thermo hydriques. L’air doit être humidifié sinon les voies
aériennes sont menacées. L’air des poumons est saturé en
vapeur d’eau (PH2O = 47 mm Hg). Le nez présente une résistance
non négligeable à l’écoulement de l’air. En cas d’effort
important (course) le mouvement d’air est plus important : on
respire par la bouche de l’air moins réchauffé. (danger du
sport quand il fait très froid).
Le nez sécrète un mucus sur lequel vont se coller les
particules inhalées. Il contient une substance, le lysozyme
qui participe à la lutte anti-bactérienne.
Environ 1 l / jour sécrété et dégluti.
A.1.2) le pharynx :
en arrière du nez, c’est un carrefour aérodigestif où transitent l’air et les aliments. Son squelette est purement musculaire (une vingtaine de muscles). Il se collabe en inspiration (baisse du Ø).
En
pathologie :
• pendant le sommeil les muscles se relâchent --> ronflement, syndrome d’apnée du sommeil.
• étouffement par mort subite du nouveau-né.

A.1.3) Larynx
C’est l’organe de la phonation, à la partie
supérieure de la trachée. Entouré d’un anneau cartilagineux,
il est fermé au moment de la déglutition par une membrane avec
une lame cartilagineuse, l’épiglotte. Cela évite les fausses
routes alimentaires. Il se poursuit par la trachée (dont une
partie seulement est extra thoracique).
Le larynx est source d’une résistance importante (elle
augmente dans les laryngites).
Les cordes vocales créent un relief à la partie moyenne,
formant un orifice qui se ferme de façon involontaire lors de
la toux en même temps que se contractent des muscles
abdominaux. La pression augmente (ce que reproduit la manœuvre
de Valsalva). L’ouverture brutale de l’orifice laryngé permet
l’expectoration.
|
|
B.
Les voies aériennes intra-thoraciques
La trachée pénètre dans le thorax et va se diviser en de nombreux tubes ramifiés, de plus en plus étroits, de plus en plus courts et de plus en plus nombreux.
Font suite à la trachée successivement :
• 2 bronches souches (droite et gauche cette dernière est plus
longue et plus horizontale) : c’est le 1er ordre de division
• bronches lobaires : 3 à droite, 2 à gauche - 2nd ordre de
division
• bronches segmentaires
• bronchioles (Ø 1 mm) puis bronchioles
terminales (Ø 0,5 mm) jusqu’au 16e
degré de division.
Ces divisions constituent la zone de conduction, ne comportant
pas d’échange gazeux. Les conduits sont maintenus ouverts par
un squelette cartilagineux puis, au sein du poumon le
cartilage est remplacé par des muscles lisses innervés par les
nerfs sympathiques et parasympathiques.
Cette zone s’appelle l’espace mort anatomique : 150 ml chez
l’adulte normal.
La deuxième partie de l’arbre bronchique : du 17e au 19e ordre
est représentée par les bronchioles respiratoires. Des petits
sacs alvéolaires sont accolés aux parois permettant les
quelques échanges gazeux de la zone transitionnelle.
La troisième partie, la zone respiratoire est constituée des
canaux alvéolaires qui se divisent encore, sont bordés
d’alvéoles et se terminent par les sacs alvéolaires : du 20e
au 23e ordre. La distance entre bronchiole terminale et
alvéole est très faible : Ø 5 mm.
C’est pourtant la zone qui a le volume le plus important :
~ 3 l d’air.
Le poumon profond prend un aspect spongieux (forme de grappe
de raisin) : bulles polygonales de 200 µ Ø.
(300 millions). Toutes les alvéoles accolées les unes aux
autres sont organisées comme des rayons de miel. Elles sont
séparées les unes des autres par les septa (cloisons ) inter
alvéolaires. Elles peuvent éventuellement communiquer les unes
avec les autres au niveau des pores de Kohn.
Les alvéoles sont séparées par les septa interavéolaires dans
lesquels se trouvent les capillaires pulmonaires, du tissu
conjonctif et interstitiel.

Histologie des bronches
C.
Les mouvements de l’air dans la zone de conduction
C.1) Débit
Au cours de l’inspiration le volume de la cage
thoracique augmente : l’air est aspiré dans les poumons et
s’écoule dans un flux continu jusqu’aux bronchioles : c’est la
convexion. (courant d’air)
L’écoulement est
• turbulent dans les voies aériennes supérieures
• laminaire à la périphérie : flux rectiligne
• intermédiaire dans la zone transitionnelle et à chaque jonction.
la résistance est beaucoup plus importante pour un courant
turbulent.
NB : au niveau des bronchioles respiratoires, l’air se déplace
uniquement par diffusion des zones de concentration haute aux
zones de concentration basses. Ces échanges par diffusion dans
le poumon profond sont très rapides. La composition de l’air
est pratiquement constante. Cet équilibre se fait en moins
d’une seconde car la distance est très faible (5 mm).
C.2) Pression
Ce qui est important n’est pas le volume mais
le débit.
La variation de pression est à l’origine de la force motrice.
i A l’inspiration
• le diaphragme s’abaisse ce qui
augmente le volume de la cage thoracique. Les muscles tirent
sur la cage thoracique, la pression intra-pleurale baisse,
devient inférieure à la pression atmosphérique (on parle de
pression « négative »).
• Les alvéoles s’ouvrent ainsi que les bronchioles. La pression
dans les sacs alvéolaires va diminuer. La pression alvéolaire
diminue, devient inférieure à la pression atmosphérique.
• Un gradient de pression entre l’extérieur et l’intérieur provoque
le mouvement d’air vers la dépression.
Les sacs alvéolaires s’ouvrent en même temps que les organes
creux (oreillettes, œsophage) : tous les organes creux intra
thoracique (permet le retour du sang au cœur).
Une inspiration normale est de 0,5 l. Elle a un débit de 1 l /
sec pour une très faible différence de pression : 2 cm d’eau.
(fumeur de pipe : différence de pression entre l’air et la
bouche : 500 cm H2O pour le même débit).
ii A l’expiration
C’est
le phénomène inverse.
La cage thoracique déformée va revenir à sa position initiale
: les muscles se relâchent du fait de leur élasticité. La
pression pleurale augmente. Par suite, elle se transmet aux
structures molles (alvéoles, bronches, oreillette). Dans
l’alvéole, la PA augmente, devient supérieure à Patm, l’air
sort.
--> la différence de pression mobilise l’air. Si elle
n’existe pas (comme en fin d’inspiration), il n’y a pas de
mouvement d’air.
C.3) Résistances
Les résistances trachéo-bronchiques sont liées
à l’écoulement de l’air : la friction des molécules de gaz
entre elles et sur les parois bronchiques. ( Les frottements
pleuraux augmentent également avec la vitesse respiratoire)
Les résistances sont fonction de
i débit de gaz :
plus on respire vite, plus la résistance augmente (lié à
l’activité musculaire du diaphragme et des muscles
inspiratoires et expiratoires).
ii nature du gaz :
la viscosité et la densité, le régime d’écoulement (laminaire
ou non). Il est plus facile de respirer les gaz légers que les
gaz lourds. Les plongeurs en plongée profonde respirent de
l’O2 dans l’hélium (héliox) et non pas O2 dans N2 (11 fois
plus lourd).
iii diamètre du conduit :
plus le conduit est étroit pour un même débit, plus la
résistance est élevée. Il faut considérer aussi la surface des
éléments :
• nez : ½ des résistances des voies aériennes supérieures (on court
bouche ouverte)
• pharynx : résistance importante : à l’origine des ronflements
nocturnes, des arrêts respiratoires des apnées du sommeil.
• trachée : le diamètre est de 1,8 cm. Au niveau des bronches de 6°
- 7° ordre : diamètre de 1 à 2 mm pour une surface totale de
10 cm².
• Jusqu’au 16e ordre de conduction, les résistances diminuent puis
deviennent négligeables. En effet : une trachée mais une
centaine de bronches : le débit est à considérer pour la
surface totale de l’ensemble des bronches : plus on s’éloigne
du nez, plus la section augmente, plus les résistances
diminuent.
(14° génération : 70 cm², zone de transition : 0,5 mm de d, S
530 cm². On fait passer le même débit quelle que soit la
dimension des bronches.
• Une tumeur, qui diminue le calibre, va augmenter les résistances.

• La résistance est plus élevée à l’expiration qu’à
l’inspiration car l’inspiration développe les bronches, alors
que l’expiration écrase les bronchioles.
L’asthmatique a plus de difficultés pour souffler que pour
inspirer : écrasement des petites bronches à l’expiration --> dyspnée expiratoire sifflante.
• Les muscles bronchiques modifient les résistances.
Plus on s’enfonce dans le poumon, plus les parois des bronches
sont entourées de fibres musculaires lisses qui peuvent se
contracter ou se relâcher --> modification très importante des résistances : importance de
la broncho-motricité, surtout chez les asthmatiques.
Les muscles bronchiques lisses sont innervés par le SNA
• parasympathique -médiateur : acétyl choline- bronchoconstricteur, --> R-récepteur : M1- (peu représenté)
• sympathique : Adrénaline, ouvre les petites bronches, --> R (récepteur ß2)
--> dans l’asthme, la broncho-constriction est combattue
par les ß2 mimétiques (ventoline).
• Le mucus augmente les résistances des voies aériennes de même
l’inflammation ou une tumeur dans un territoire donné.
|
|
Æ |
surface |
|
trachée |
1,8 cm |
2,5 cm² |
|
bronches de 6e - 7e ordre |
1 à 2 mm |
10 cm² |
|
bronches de 14e ordre |
0,7 mm |
70 cm² |
|
bronches de transition |
0,5 mm |
530 cm² |
|
zone respiratoire |
250 µ |
80 m² à 140 m² |
D. Autres fonctions des voies aériennes
(amygdales : lutte contre les infections – phonation – olfaction)
D.1) Conditionnement de l’air
L’air est réchauffé et humidifié. L’air expiré
est à 37°, saturé en vapeur d’eau / 47 mm Hg (conditions BTPS).
Dans l’air : conditions ATPS. O2 doit passer dans le sang–
système STPD O° K air sec.
D.2) Epuration - filtration
Les
grosses particules se fixent dans les voies aériennes
supérieures les plus hautes (nez) : arrêt des bactéries.
Les plus fines arrivent aux bronchioles terminales où le débit
d’air est très lent. Elles se fixent à un mucus produit par
des glandes, qui repose sur les cellules épithéliales. Ce
mucus est ensuite remonté par des cellules ciliées puis
dégluti (tapis mucociliaire). Le mouvement des cils est
comparé à celui de palmes dans l’eau.
La nicotine supprime le mouvement des cils : le mucus n’est
plus évacué, le calibre des bronches diminue
--> toux du fumeur et l’augmentation des résistances
dans les voies aériennes.
Les alvéoles n’ont pas de cils mais le système d’épuration est
conditionné par des macrophages qui vont phagocyter les
particules les plus fines et qui repartent ensuite dans le
système lymphatique.
D.3) Transport d’eau et d’électrolytes.
L’épithélium trachéal et bronchique est
recouvert d’un fluide qui procure un état d’hydratation
convenable à la muqueuse et donne sa fluidité au mucus. Il est
composé d’eau et d’électrolytes qui sont réabsorbés par la
cellule épithéliale.
La cellule épithéliale a un versant aérien et un versant du
côté du tissu interstitiel.
Dans un premier temps : entrée de Na+, K+, Cl- surtout : 1 ion
Na+, 1 ion K+,2 Cl- entrent passivement dans la cellule à
partir du milieu interstitiel.
Les ions Cl- sont sécrétés¹
en même temps que l’eau du côté de la lumière (sous le tapis
muco-ciliaire). Les ions Cl- entraînent H2O et Na+. Ces
derniers vont revenir dans la cellule car le gradient de
concentration est favorable.
Sur le versant interstitiel, une pompe à Na+ réabsorbe le
sodium de façon active (consommation d’ATP) en échange de K+
et parfois H+.
¹ une sécrétion est ce qui est fabriqué par la cellule et rejeté à l’extérieur du milieu intérieur
| (la
cellule sécrète de l’eau avec du chlore et absorbe de l’eau
et du sodium.) Dans la mucoviscidose, la membrane est imperméable au chlore. la cause est une réabsorption excessive de sodium avec un gradient trans épithélial très élevé. Conséquence : mucus très épais qui stagne à la périphérie : la clairance du mucus est diminuée --> symptômes : infections et obstructions bronchiques. --> traitement : kinésithérapie des bronches : il faut cracher. |
![]() |
D.4) Mouvements d’air dans la zone respiratoire
Au-delà
des bronchioles terminales, la division est telle que la
surface totale de section est très importante. les variations
de pressions deviennent virtuelles : il n’y a plus de débit,
plus de résistance : l’écoulement est nul.
--> dans le poumon profond, les mouvements de gaz (O2 et
CO2) se font par diffusion.
Les molécules subissent des chocs inter moléculaires. Elles se
déplacent rapidement vers l’endroit où elles sont moins
nombreuses (par exemple : O2), en moins d’une seconde, car la
distance à parcourir est très faible.
--> la composition de l’air alvéolaire est constante, le
volume est suffisant pour assurer une « réserve en oxygène » :
les échanges air sang se font en continu, même pendant
l’expiration.
A ce grand volume correspond une grande surface : 140 m²,
favorisant les échanges. les sacs alvéolaires ont une
structure spongieuse à l’origine de cette importante surface.
Les communications (pores de Kohn) font que les gaz
s’échangent d’un secteur à l’autre.
D.5) La diffusion entre alvéole et sang capillaire
3
éléments : la surface, l’épaisseur, la stabillité.
La membrane alvéolo-capillaire sépare la phase gazeuse de la
phase liquide. Il y a environ 300 millions d’alvéoles : sacs
polyédriques de 250 µ. La fonction principale est l’échange de
gaz (O2 et CO2). La barrière est fine avec une surface
maximale pour favoriser le passage du sang, mais pas trop
fragile, et donc suffisamment épaisse pour que la structure
soit stable.
• la surface est de 80 à 140 m² (celle d’un court de tennis)
• l’épaisseur est de 0,2 à 0,5 µ (50 fois moins qu’une feuille
de papier).
le tissu de soutien est fourni par les basales : tissu
conjonctif à la fois en contact avec les cellules
endothéliales et les cellules épithéliales, formant les septa
inter-alvéolaires
La stabilité est également assurée par le surfactant
pulmonaire : c’est un liquide tensioactif qui tapisse
l’intérieur de l’alvéole, lui donnant une structure rigide
quel que soit le moment respiratoire (comme une bulle de
savon).Il est sécrété par les pneumocytes II. C’est une
substance très riche en phospholipides formant un film en
plusieurs couches qui diminue la tension superficielle.
La tension superficielle existe à une interface air liquide :
ce sont des forces parallèles à la surface.
Une aiguille flotte à la surface d’un verre d’eau. Elle coule
si on ajoute du liquide vaisselle qui diminue la tension
superficielle.
Le surfactant évite que les alvéoles se ferment au moment de
l’expiration. aspect spongieux du poumon.
Maladie des membranes hyalines : absence de surfactant. On
peut apporter du surfactant artificiel.
Le surfactant est synthétisé par le fœtus après 6 mois : il
devient viable à partir de ce moment.
Entre chaque alvéole, le tissu interstitiel contient les
capillaires, des fibres d’élastine et quelques fibres
collagènes.
6 couches successives sont traversées par le gaz de
l’alvéole vers le GR.
1. surfactant pulmonaire : tapisse la face interne de l’alvéole.
Fabriqué par les pneumocytes de type II (5 %).
2. pneumocytes de type I : cellule en forme d’œuf sur le plat, avec
un gros noyau et des prolongements cytoplasmiques minces
traversés par les gaz. (95 % des cellules alvéolaires et de la
surface).
3. membrane basale : structure de soutien sur laquelle repose les
pneumocytes I et II.
4. liquide interstitiel
5. Elle est souvent fusionnée avec la membrane basale des
capillaires. (Elle est souvent fusionnée avec la membrane
basale des pneumocytes).
6. cytoplasme des cellules endothéliales (tapissent l’intérieur du
capillaire)
--> d’un côté le capillaire est ouvert sur une alvéole, et de
l’autre côté sur une autre. Au milieu : la membrane d’échange
a une épaisseur de 0,2 à 0,5 µ.
Les échanges se font par diffusion en fonction d’un gradient
de pression entre l’alvéole et le sang : mécanisme passif.
Les gaz ne se déplacent de l’air ambiant vers les muscles (ou
autres cellules) que par gradient de pression. Les cellules
pompent l’O2 et sont responsables du gradient de pression
partielle (renouvelé sans cesse).
Dans
l’air :
• Patm = 760 mm Hg
• PO2 = 150 mm Hg (21 %)
Inversement, le CO2 produit en périphérie a une pression plus
importante dans le sang que dans l’air (où elle est nulle).
--> Les mouvements de gaz dépendent de la pression
partielle.
Ppartielle = [c] fractionnelle x Ptotale
La membrane exerce une résistance au passage des gaz ( U = RI)
• plus le gradient de pression augmente, plus le débit augmente
• Plus la résistance diminue (membrane fine) plus le débit
augmente.
D.6) Les autres fonctions de la membrane
i métabolique
L’enzyme de conversion sécrétée par les
cellules endothéliales transforme l’angiotensine : AN I( en AN
II. Ce produit est un régulateur de la pression artérielle et
de la sécrétion d’aldostérone.
Sérotonine, PG sont sécrétés par les cellules épithéliales ou
endothéliales.
ii Epuration
A partir des bronchioles : il n’y a plus de
cils, plus de tapis muco-ciliaires.
Au niveau de la membrane alvéolo-capillaire interviennent des
lymphocytes et des macrophages qui phagocytent les très fines
particules étrangères inhalées et qui les transportent vers
les systèmes lymphatiques ou veineux permettant leur
élimination.
La silicose est une maladie affectant les mineurs qui inhalent
de très fines poussières.
iii Réabsorption d’eau et de sodium
L’eau
et le sodium entrent dans l’espace alvéolaire selon la
pression hydrostatique capillaire et contre la pression
oncotique. L’absence d’accumulation est due au surfactant, et
surtout à réabsorption de Na+ et d’eau grâce à une pompe à
sodium de l’épithélium alvéolaire consommatrice d’ATP.
En pathologie, les œdèmes pulmonaires (OAP) surviennent par
exemple quand le cœur gauche fonctionne mal, ce qui augmente
la pression hydrostatique en amont dans les veines et les
capillaires pulmonaires --> inondation intra pulmonaire : insuffisance respiratoire aiguë.
Le surfactant a aussi une fonction immunitaire.
D.7) Circulation à l’intérieur du poumon.
Elle est triple
i circulation pulmonaire
C’est
la petite circulation, opposée à la grande circulation ou
circulation systémique. Le circuit sanguin est le suivant : OG -->
VG --> aorte --> ramifications artériolaires --> capillaires --> veines caves --> OD --> VD --> artères
pulmonaires (D et G) --> ramifications
artériolaires --> capillaires
veines pulmonaires (4) --> OG.
Particularité : elle reçoit la totalité du sang qui effectue
une boucle en « 8 » entre la petite et la grande circulation :
même débit quel que soit le niveau du système vasculaire.
--> c’est la seule circulation qui reçoit l’ensemble du débit
sanguin : importance des fonctions métaboliques des poumons.
--> le débit est le même dans les 2 circulations, au repos : 6
l/min.
Les résistances à l’écoulement sont faibles : les petites
artérioles sont peu musclées.
U = RI c'est à dire :
--> si les résistances sont faibles, les différences de pression
nécessaires pour le même débit sont également moins fortes.
|
Pression |
petite circulation |
grande circulation |
|
systolique |
25 mm Hg |
130 mm Hg |
|
diastolique |
10 mm Hg |
80 mm Hg |
|
moyenne |
15 mm Hg |
100 mm Hg |
La pression moyenne est la pression constante
qui permettrait d’assurer le même débit.
Dans la grande circulation, les résistances sont élevées : les
artérioles se ferment pour favoriser les débits locaux c'est à
dire orienter le sang vers tel ou tel organe.
Au contraire dans la circulation pulmonaire, les artérioles
sont toujours ouvertes, la pression est faible.
Le réseau capillaire forme autour des alvéoles un réseau
dense, de 125 m² et 2400 km. Le diamètre est inférieur à 10 µ,
sensiblement la taille du GR : un seul GR passe à la fois par
le capillaire ce qui facilite les échanges.
Le sang veineux à l’entrée du poumon est le sang veineux mêlé
. Il représente le sang veineux mélangé de tous les organes,
de contenu en oxygène variable, en fonction de la consommation
que les organes ont effectuée. Ce sang va devenir le sang
artériel, de composition très peu variable : cela s’appelle
l’hématose.
Le sang veineux mêlé chargé en CO2 (autant transporté dans le
GR que dans le plasma), arrive au poumon. Il se libère de son
gaz carbonique dans l’alvéole.
Chaque GR transite dans un capillaire en 1 sec, passe pendant
ce temps devant 2 ou 3 alvéoles. Il se charge en O2 pendant le
premier tiers de son trajet dans les conditions de débit de
repos. Cette relative lenteur permet les échanges par
diffusion et implique qu’il existe une réserve possible
d’oxygénation au niveau de la 2e ou 3e alvéole si le débit
cardiaque augmente.
Vasomotricité
Vasoconstriction hypoxique : quand l’oxygène manque, les
petites artérioles se ferment : c’est le seul organe qui
réagit de cette façon. Ce mécanisme est important : en cas
d’hypoxie locale, la fermeture des artérioles va dévier la
circulation vers des zones mieux ventilées.
ii Circulation
bronchique
Des
petites artères provenant de la grande circulation : des
branches aortiques, transportent du sang artériel, oxygéné,
suivent les petites bronches et vascularisent les bronchioles.
C’est une circulation nourricière qui apporte l’O2 aux parois
bronchiques et aux gros troncs vasculaires.
Elle n’est pas indispensable : dans les transplantations
pulmonaires, on ne rétablit pas la circulation bronchique.
Le sang se jette dans :
• des veines bronchiques qui rejoignent la veine cave,
• et surtout dans des veines pulmonaires qui vont rejoindre l’OG
--> shunt droit gauche : du sang veineux (appauvri en O2) se
jette dans du sang artériel et va rejoindre la grande
circulation.
C’est un shunt physiologique représentant moins de 3 % du
débit pulmonaire total.
iii Circulation lymphatique
Ces canaux lymphatiques constituent une voie de retour parallèle à la circulation veineuse, chargée de l’élimination des déchets du métabolisme cellulaire, des particules inhalées. (Ils se jettent en final dans le système veineux).
D.8) Paroi -thoracique, ou thoraco-abdominale
i Le squelette thoracique
• vertèbres dorsales en arrière
• côtes latéralement et cartilages chondro-sternaux
• sternum en avant
forment la cage thoracique. Elle a la forme d’un tronc de cône
à petit orifice supérieur et grand orifice inférieur.
La cage thoracique, formée d’éléments osseux et cartilagineux
est déformable car les côtes sont mobiles et affectées d’une
double courbure. Elles peuvent pousser le sternum en avant.
Leur double courbure et leur obliquité font que leur
déplacement au cours de la contraction des muscles
ventilatoires permet une augmentation des diamètres vertical,
transversal et antéro-postérieur.
La morphologie explique la fonction :
• Rôle protecteur de l’ensemble du contenu thoracique (cœur,
poumons, gros vaisseaux...).
• La mobilité fait varier le contenu des poumons. A l’inspiration,
la pression pleurale devient inférieure à la pression
atmosphérique, ouvre les alvéoles et fait pénétrer l’air.
ii Les muscles ventilatoires
Ce sont des muscles striés, du système
somatique, modulables par la volonté.
Ils constituent le moteur de la pompe ; ils créent les forces
nécessaires à la mobilisation du thorax et des poumons
provoquant alternativement une entrée (inspiration) et une
sortie (expiration) d’air. 12 cycles / mn sont observés en
moyenne. C’est un phénomène périodique continu dû à la
contraction des muscles et l’alternance entre l’entrée et la
sortie d’air. L’air va des hautes pressions vers les basses
pressions en raison du gradient de pression créé par les
muscles ventilatoires.
• En inspiration la contraction
musculaire provoque une dilatation pulmonaire. La pression
pulmonaire devient inférieure à la pression barométrique et
l’air pénètre dans les poumons.
• A l’expiration, le gradient de pression s’inverse et l’air sort.
--> Le Diaphragme
Le
diaphragme est un muscle dont 50 % sont des fibres lentes.
C’est le muscle essentiel. Il s’insère tout autour de la paroi
de l’orifice inférieur de la cage thoracique : sur les
vertèbres, les côtes et le sternum sur l’appendice xiphoïde .
Les insertions se rassemblent en une coupole : centre
phrénique, de nature aponévrotique, de forme trifoliée. C’est
donc un muscle digastrique.
Les coupoles, droite et gauche, à concavité inférieure,
séparent la cavité thoracique de l’abdomen. Chaque coupole est
innervée par un nerf phrénique (droit et gauche)
essentiellement issu de la 4° racine rachidienne cervicale (C
4), à un moindre degré de la 3° et la 5°.
Le centre respiratoire, bulbaire, a un fonctionnement
automatique : les muscles sont modulables mais leur commande
peut se faire de façon automatique.
--> Le contrôle est double : contraction automatique et
volontaire.
--> Les muscles inspiratoires accessoires
• Muscles intercostaux externes :
Ce sont des fibres de muscles rouges, entre les
côtes, obliques de haut en bas et d’arrière en avant.
Leur raccourcissement élève l’extrémité antérieure des côtes,
projetant le sternum en avant, d’où une augmentation des
diamètres antéro-postérieur et transversal du thorax. Ils
solidarisent les côtes et empêchent l’aspiration
intra-thoracique des espaces intercostaux par la baisse de
pression intra-thoracique à l’inspiration.
Ils sont innervés par les nerfs intercostaux..
Leur paralysie réduit de 20 % les possibilités inspiratoires.
• Muscles sterno-cléido-mastoïdiens et scalènes : ils élèvent les 2 premières côtes à l’inspiration profonde : ils n’interviennent qu’en cas de ventilation sous-maximale ou maximale, lors de l’exercice musculaire intense.
--> Muscles expiratoires
Ils n’interviennent pas en permanence, le retour à la position initiale du thorax se faisant par restitution de l’énergie élastique.
Ils sont représentés par :
• les muscles abdominaux qui relient côtes et sternum au
bassin. Leur contraction augmente la pression abdominale,
remonte le diaphragme ce qui diminue le diamètre vertical du
thorax. De plus, ils abaissent les dernières côtes et
réduisent les diamètres thoraciques antéro-postérieur et
transversal. (les muscles abdominaux, très puissants sont mis
en jeu dans les phénomènes physiologiques qui nécessitent une
augmentation de la pression abdominale : toux, vomissements,
défécation...et lors de l’effort).
• grands droits, antérieurs et verticaux
• transverses de l’abdomen : horizontaux.
• grand oblique,
• petit oblique.
• les muscles intercostaux internes, dans leur partie interosseuse,
ils ont un rôle inverse des intercostaux externes. Ils
interviennent en se contractant pour stabiliser les côtes et
éviter le bombement des espaces intercostaux lors de
l’expiration.
--> Les muscles de la cage thoracique ont deux rôles :
• ils ferment la cage
• ils font varier le volume du thorax au cours de la ventilation.
La force de contraction du muscle dépend de son étirement
initial (il est plus fort quand il est plus étiré).
Ce sont des muscles fatigables : une décompensation
respiratoire peut intervenir chez les insuffisants
respiratoire par épuisement musculaire.
D.9) Les plèvres : structure et fonction
Une même membrane forme la plèvre pariétale
(qui adhère à la paroi thoracique ou au médiastin) et la
plèvre viscérale (qui adhère au poumon). La plèvre épouse la
surface pulmonaire, se réfléchit au niveau des bronches
souches, formant le hile, se réfléchit pour former les plèvres
pariétales (comme un ballon dans lequel on enfonce le poing :
la partie en contact avec la main est la plèvre viscérale ;
elle vient en contact avec la partie externe qui représente la
plèvre pariétale).
Entre les 2 feuillets : espace virtuel comblé de liquide
pleural permettant le glissement des 2 feuillets l’un sur
l’autre : génère un contact étroit entre le poumon et la paroi
thoracique (liquide non extensible).
D.10) Conclusion
La ventilation est le mouvement des gaz entre
le milieu extérieur et les alvéoles. Il se fait en 2 étapes
• convection dans les parties hautes des voies aériennes avec
résistance à l’écoulement
• diffusion dans les zones les plus profondes : les gaz bougent par
chocs intermoléculaires.
La membrane alvéolo-capillaire sert à l’échange de gaz par
diffusion, en fonction de gradients de pression, avec une
résistance.
Le sang riche en O2 part des poumons le sang enrichi en CO y
retourne. Les mouvements sanguins se font par convection.
III. MECANIQUE VENTILATOIRE
Elle étudie les modifications de volume et de débit, l’ensemble des structures qui assurent la ventilation c'est à dire le renouvellement de l’air dans les alvéoles.
A. VENTILATION
C’est un phénomène périodique qui provoque
alternativement une entrée (inspiration) et une sortie
(expiration) d’air. Ce mouvement d’air, lié aux variations de
pression d’air, va de la haute pression vers la basse
pression.
A l’inspiration, l’air alvéolaire se trouve à une pression
inférieure à la pression atmosphérique. Les muscles tirent sur
la cage thoracique, la pression pleurale baisse, provoquant
l’étirement des structures molles (alvéoles). La pression dans
les alvéoles diminue, l’air entre.
A l’expiration, le thorax revient dans sa position initiale,
la pression pleurale augmente, comprime les structures molles,
la pression alvéolaire augmente, l’air sort.
A.1. Inspiration
a) diaphragme :

C’est le muscle respiratoire principal.
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• Quand le diaphragme s’abaisse, la pression abdominale augmente. Le centre de la coupole s’appuie sur les viscères abdominaux : masse liquidienne incompressible les côtes inférieures se déplacent en dehors et se surélèvent ce qui du fait de leur double courbure augmente le volume de la cage thoracique par augmentation du diamètre transversal du thorax. |
La contraction du diaphragme agrandit le thorax
dans les 3 dimensions de l’espace : augmente l’ampliation
thoracique.
La forme du diaphragme change en fonction de la position. En
décubitus, il remonte un peu, son efficacité est moindre en
raison du poids des viscères.
L’abaissement du diaphragme refoule les viscères abdominaux et
la paroi abdominale antérieure avance : c’est ce qu’on appelle
improprement la respiration abdominale. Elle disparaît lors de
la paralysie diaphragmatique (par exemple par section du nerf
phrénique). La respiration abdominale concerne surtout l’homme
(la femme a davantage une respiration « thoracique ».
On peut l’explorer
• en radiographie (clichés en inspiration et expiration) et en
radioscopie (examens morphologiques).
• par la mesure de la pression transdiaphragmatique : d’autant plus
importante que le muscle est efficace.
Une paralysie peut survenir sur un hémidiaphragme (post
opératoire, tumeur) provoquant un mouvement paradoxal du
diaphragme : la partie non fonctionnelle remonte, repoussée
par la pression abdominale.
L’efficacité du muscle dépend des conditions d’étirement. Dans
l’asthme, les bronches sont rétrécies à l’expiration, le
diaphragme est refoulé vers le bas et moins fonctionnel.
Pour un sujet au repos, les mouvements du diaphragme
expliquent 80 % de la respiration.
50 % des fibres diaphragmatiques sont des fibres lentes.
b) Les muscles inspiratoires accessoires
Ils sont responsables de 25 % de la ventilation. Ils ne participent pas à la ventilation de repos.
• Muscles intercostaux externes :
• Obliques de haut en bas et
d’arrière en avant.
• Leur raccourcissement élève l’extrémité antérieure des côtes,
projetant le sternum en avant, d’où une augmentation des
diamètres antéro-postérieur et transversal du thorax.
• Ils solidarisent les côtes et empêchent l’aspiration
intra-thoracique des espaces intercostaux par la baisse de
pression intra-thoracique à l’inspiration.
• Leur paralysie réduit de 20 % les possibilités inspiratoires.
• Muscles
sterno-cléido-mastoïdiens et scalènes : ils fixent la
partie supérieure du thorax ; ils élèvent les 2 premières
côtes à l’inspiration profonde : ils n’interviennent qu’en cas
de ventilation sous-maximale ou maximale, lors de l’exercice
musculaire intense.
Les actions entre diaphragme et autres muscles inspiratoires
sont coordonnées et simultanées. Quand la ventilation
augmente, la participation des autres muscles augmente.
A.2. Expiration
Elle occupe 2/3 du temps ventilatoire.
Elle entraîne une réduction des dimensions du thorax. Les
poumons diminuent de volume, la pression alvéolaire augmente,
provoquant l’issue de l’air.
Le phénomène est en réalité un peu plus complexe car il existe
en réalité plusieurs types d’expiration :
• Expiration passive
c’est la relaxation brutale des muscles qui se sont contracté à l’inspiration : retour très rapide des poumons et du thorax à la position d’équilibre. Ce type théorique d’expiration n’est en fait presque jamais observé.
• Décontraction freinée :
la relaxation des muscles inspiratoires se fait de façon progressive : c’est le mode habituel au repos. ---> L’expiration dure deux fois plus longtemps que l’inspiration
• Expiration active :
elle fait intervenir les muscles expiratoires,
quand la fréquence de ventilation est très rapide ou quand le
sujet expire profondément : c’est ce qui se passe à
l’exercice.
Ils sont représentés par :
* les muscles abdominaux qui relient
côtes et sternum au bassin. Leur contraction
• augmente la pression abdominale, remonte le diaphragme ce qui
diminue le diamètre vertical du thorax.
• De plus, ils abaissent les dernières côtes et réduisent les
diamètres thoraciques antéro-postérieur et transversal.
• (les muscles abdominaux, très puissants sont mis en jeu dans les
phénomènes physiologiques qui nécessitent une augmentation de
la pression abdominale : toux, vomissements, défécation... et
lors de l’effort). Ce sont le grand oblique, le petit oblique,
le grand droit, le transverse de l’abdomen.
* les muscles intercostaux internes,
oblique en arrière et en bas,
• ils abaissent la côte sous jacente. les côtes
• et évitent le bombement des espaces intercostaux lors de
l’expiration.
• Expiration contrôlée
elle est adoptée lors du langage parlé, rire,
pleurs, toux... Il y a une modulation du débit aérien par le
jeu du pharynx, du larynx, de la langue, des joues, des
lèvres...
En définitive, l’action des muscles (système actif) sur la
paroi thoracique (système passif) déforme la cage thoracique.
augmentation P intra pleurale et alvéolaire
augmentation ΔVolumes (litres)
augmentation Δdébits (l/s) et
Δvitesse.
B.
VOLUMES VENTILATOIRES
Ils sont variables en fonction de nombreux
paramètres : sexe, ethnie, âge….
Les volumes de description – à savoir - concernent un homme de
30 ans de 1,70 m de poids moyen.
Ils sont donnés en BTPS.
Les volumes pulmonaires comprennent 3 volumes mobilisables et
un volume non mobilisable (quand on expire à fond, il reste un
volume d’air dans le thorax).
On appelle traditionnellement « capacité » une somme de
plusieurs volumes primordiaux :
B.1. Méthodes de mesure
B.1.1) spirométrie
Le
volume d’air mobilisé s’étudie par spirométrie (mesure) et
spirographie (enregistrement) en circuit fermé.
On relie les voies aériennes du sujet par un tuyau à un
spiromètre ou spirographe en circuit fermé : cloche qui se
soulève et s’abaisse (la cloche flotte sur de l’eau – elle est
équilibrée par un contre poids). La cloche monte et descend au
fur et à mesure de la ventilation :
• la cloche s’abaisse et le stylet inscripteur s’élève (sens
conventionnel) lorsque le thorax du sujet augmente de volume :
une certaine quantité d’air est passée de la cloche aux
poumons (inspiration)
• la cloche remonte lorsque le thorax du sujet diminue de volume :
une certaine quantité d’air est passée du sujet à la cloche
(expiration).
La liaison avec un traceur permet d’obtenir un spirogramme.
--> bonne mesure de volumes
Si la cloche n’a pas de poids et qu’il n’y a pas de résistance
de la tuyauterie : PV = nRT
Il faut une pression constante.
En permanence, le CO2 produit doit être absorbé (pour ne pas
tuer le patient) et il faut amener de l’O2 (pour que la
composition de l’air reste constante) : n doit être constant.
Le système amène O2, eau, retire CO2.
Or VCO2 expiré ~ VO2 inspiré (varie
en fonction de l’alimentation).
L’air mesuré est à 22°c. --> il faut
calculer quel serait le volume d’air à 37°. (tous les volumes
sont exprimés en BTPS alors que la cloche est en ATPS :
conversion à faire par l’expérimentateur).
--> on peut mesurer les volumes mobilisables et
les débits moyens (VEMS)
B.1.2) Pneumotachographie
Un pneumotachographe permet de mesurer des
débits et, en intégrant, de mesurer des volumes.
| Il
est pourvu de petits tuyaux avec des hélices : plus on
souffle fort, plus les hélices tournent vite. Ou 2° modèle : un tube à lames métalliques est parcouru par un courant laminaire : la résistance à l’écoulement est constante. --> ΔP est proportionnelle au débit. ΔP = RQ --> donne les volumes mobilisables, les débits moyens et instantanés. |
![]() |
B.1.3) Mesure des volumes non mobilisables
Les deux méthodes précédentes ne permettent pas
la mesure des volumes résiduels : volume d’air qui reste dans
les poumons à la suite d’une expiration forcée.
On utilise
i la méthode de dilution à l’hélium.
| On fait
respirer une certaine quantité d’hélium : gaz peu soluble
qui ne participe pas au phénomène de diffusion : ne
traverse pas la membrane alvéolo-capillaire. La quantité initiale d’hélium = Vi Ci A la fin d’une expiration normale, on fait respirer au sujet cet air contenant de l’hélium. A l’équilibre, l’hélium est réparti de façon homogène. quantité finale = quantité initiale Vi Ci = (Vi + Vpulm) Cf Vi Ci = Vi Cf + Vpulm Cf Vpulm Cf = Vi Ci - Vi Cf Vpulm Cf = Vi (Ci - Cf) |
![]() |
C(i) - C(f)
V(pulm) = V(i) ------------------
C(f)
Vpulm = CRF si on débute la mesure à la fin d’une expiration normale.
ii Pléthysmographie
Le sujet est enfermé dans une enceinte
hermétique, respire calmement par la bouche à l’extérieur de
l’enceinte ; les variations du volume d’air contenu dans
l’enceinte sont égales aux changements de volume pulmonaire.
Toute variation de pression ou de volume alvéolaire
s’accompagne d’une variation de signe contraire de pression ou
de volume pléthysmographique.
A un moment donné, on obture le tuyau dans lequel il respire.
Une tentative d’inspiration fait diminuer la pression
intra-thoracique. La pression extérieure va augmenter.
On connaît le volume de la boîte, on peut mesurer la pression
P1V1 = P2 V2.
--> mesure du volume de réserve. C’est dans cet air que se dilue l’air frais.
B.2. Résultats
Les chiffres sont tous en BTPS.
Les volumes varient en fonction du sexe, de l’âge et de la taille. Intervient également la position : en décubitus, le diaphragme est refoulé et les volumes sont plus faibles.
B.2.1) Volumes mobilisables
Ils
sont mesurables par spirométrie ou pneumotachographie.
• VT : si le sujet est au repos, à l’état stable : les
différents paramètres biologiques ont atteint un équilibre, le
volume d’air déplacé est constant, c’est le volume courant :
VT (T = tidal : courant). Au cours d’un cycle ventilatoire, on
déplace 2 volumes courant.
Chez l’adulte moyen en bonne santé, VT = 0,5 l BTPS.
--> C’est le volume qui entre ou sort des poumons
lors de la ventilation de repos
• VRE : en fin d’expiration spontanée, le sujet est
capable par un mouvement volontaire d’expulser un volume
supplémentaire d’air : le volume de réserve expiratoire : VRE
= volume maximal que le sujet peut expirer après une
expiration normale.
Chez l’adulte le VRE = 1,5 l BTPS
• VRI : à la fin d’une inspiration spontanée, le sujet
peut inspirer un volume d’air supplémentaire par un mouvement
volontaire forcé : volume de réserve inspiratoire : VRI=
volume maximal que le sujet peut inspirer après une
inspiration normale.
Chez l’adulte, le VRI = 2,5 l BTPS : il est supérieur au VRE.
Si on enregistre sur une courbe, on obtient le spirogramme.

B.2.2) Volumes non mobilisables
VR : on n’expire pas la totalité de l’air
contenu dans les poumons : le volume restant après une
expiration forcée est le volume d’air résiduel : VR = 1,5 l
BTPS.
C’est le volume d’air qui reste dans les poumons à la fin
d’une expiration forcée.
Il est très important à connaître. Il fait partie des volumes
dans lesquels l’air frais va se diluer.
Il dépend de la taille et augmente avec l’âge, les conditions
pathologiques : asthme, emphysème : augmentation des volumes
non ventilés.
Il ne peut pas être mesuré par spirométrie, mais par des
méthodes de dilution de gaz (He) ou par pléthysmographie.
B.2.3) Capacités
Ce sont des sommes de valeur
• Capacité vitale : CV : après avoir demandé au sujet
une expiration maximale, on lui demande une inspiration forcée
: le volume d’air maximal mobilisé au cours d’un seul
mouvement ventilatoire est la capacité vitale : c’est la somme
des volumes mobilisables.
CV = VT + VRI + VRE
CV = 4,5 l BTPS
Ce paramètre est fondamental : il est très important à mesurer
en physiologie respiratoire car il donne l’amplitude du
souffle : il dépend de l’âge, du sexe, de la taille, de la
morphologie.
Elle varie à peu près comme le cube de la taille du sujet. (I
m : CV= 1 l ; 2 m : CV = 8 l)
• Capacité pulmonaire totale : CPT : c’est la somme de
la capacité vitale et du volume résiduel. C’est le volume
maximal d’air que les poumons peuvent contenir la fin d’une
inspiration maximale.
CPT = VR + CV
C’est la somme de tous les volumes : 6 l.
Très important en pratique.
Le rapport VR / CPT représente la part de volume qui ne peut
être mobilisé dans le volume total contenu dans les poumons.
VR 1.5
------- = ------
CPT 6
Il est de 30 % chez le sujet jeune. (Il
augmente avec l’âge : 24 % chez l’enfant, 30 à 32 % à 70 ans :
la quantité d’air renouvelée à chaque ventilation par rapport
au volume total est progressivement diminuée.)
• On appelle capacité résiduelle fonctionnelle : CRF le
volume contenu dans les poumons à la fin d’une expiration
normale : CRF = VR + VRE. C’est le volume dans lequel vient se
diluer l’air inspiré au cours d’une respiration normale.
• Il se situe au niveau de relaxation thoraco-pulmonaire :
facilement repérable à la fin d’une expiration normale.
• C’est dans la CRF que se dilue le volume courant. Plus la CRF est
grande, plus le renouvellement de l’air est faible. Chez le
sujet au repos, c’est la quantité d’air qui reste en
permanence dans les poumons.
• CRF = 3 l BTPS.
• Ce volume a un grand intérêt en pratique : c’est lui qu’on mesure
plus que le volume résiduel, on lui soustrait le VRE pour
obtenir le VR : dans une mesure de dilution à l’He, on ouvre
le circuit d’He à ce niveau, en fin d’expiration normale (le
plus stable). En pléthysmographie, c’est aussi à ce moment que
l’on bouche l’arrivée d’air.
On définit également
• capacité inspiratoire : VT + VRI
• capacité expiratoire : VT + VRE
C. LES NIVEAUX
Les différentes positions privilégiées dans lesquelles peuvent se trouver le thorax (et donc les poumons) sont ainsi définies :
| • position
(ou niveau) de fin d’expiration normale = position
expiratoire du thorax ou niveau de relaxation
thoraco-pulmonaire. A ce niveau, il n’y a pas de
contraction musculaire. Au -dessus de ce niveau, les
muscles inspiratoires sont mis en jeu et en dessous ce
sont les muscles expiratoires. Le thorax à tendance à s’expandre
et le poumon à se rétracter (cf. pneumothorax). C’est une
position importante. L’air inspiré se dilue dans le volume
d’air correspondant à ce niveau dans les conditions de
respiration de repos. Les forces de distension thoraciques sont égales aux forces de rétraction élastique du poumon. • (position (ou niveau ) d’inspiration maximale, • position (ou niveau) de fin d’inspiration normale, parfois appelée position inspiratoire du thorax • position (ou niveau) de fin d’expiration maximale |
![]() |
D.
DEBITS
L’intérêt de la mesure des débits ventilatoires apparaît
nettement si on compare les performances ventilatoires de 2
sujets qui ont les mêmes volumes et capacités pulmonaires mais
dont l’un est capable de les mobiliser rapidement et l’autre
pas : il ne suffit pas d’avoir une grande capacité pulmonaire
: il faut pouvoir la mobiliser rapidement : intérêt de
l’aspect dynamique : c’est l’étude des débits.
|
v V = --- t |
Il s’agit
des volumes mobilisés par unité de temps. l.min-1 BTPS l.s-1 BTPS |
D.1. Techniques de mesure
• spirométrie : on fait tourner le système
enregistreur très vite
• mieux : par pneumotachographes qui mesurent des débits
instantanés.
D.2. débits moyens
D.2.1) la ventilation minute = ventilation totale de repos.
C’est la quantité d’air mobilisée en 1 mn pendant la ventilation de repos : quantité d’air inspiré ou expiré en 1 mn.
Vi = débit ventilatoire inspiratoire
Ve = débit d'air expiratoire
Ve ≠ Vi mais la différence est
négligeable
Le débit moyen expiratoire est légèrement inférieur au débit moyen inspiratoire mais dans le cadre de la mécanique ventilatoire, cette différence est négligeable. Il y a plus d’O2 consommé que de CO2 produit. Une certaine quantité d’O2 consommé se retrouve sous forme d’H2O et non pas de CO2.
On appelle f la fréquence ventilatoire : c’est
le nombre de cycles ventilatoires en une minute.
Le nombre est très variable, 12 en moyenne (5 à 20 selon les
sujets).
La ventilation est égale à f x VT.
Au repos, VT est de l’ordre de 0,5 l BTPS (0,35 à 1 l selon
les sujets)
Ve ≈ Vi = 12 x 0.5 = 6 l/mn BTPS
La durée d’un cycle est donc de 5 secondes
environ.
On mesure f par un système de spiromètrie (en circuit ouvert).
La combinaison f x VT varie selon l’état de veille, de la
position, et selon l’activité physique. Ex :
• la montée en altitude augmente la ventilation. Cela permet de
compenser partiellement la baisse de pression partielle en
oxygène.
• lutte contre le froid : augmentation modérée
• digestion : id.
D.2.2) Ventilation maximale
C’est le volume maximal que l’on est capable de
mobiliser de façon volontaire en une minute : au cours de
l’exercice physique, elle peut atteindre 120 à 180 et même 200
l./ mn BTPS. L’augmentation porte à la fois sur VT qui peut
dépasse CV / 2 et sur f qui peut atteindre 40 à 50 cycles par
minutes.
Au cours de l’exercice, la fréquence ventilatoire et
l’amplitude thoracique augmentent.
On ne peut pas ventiler avec une combinaison imposée, ni au
repos ni à l’effort : chacun adopte la combinaison idéale
selon sa propre « personnalité » ventilatoire mais aussi selon
son état de veille ou de sommeil, sa position, son activité
physique.
On ne mesure plus cette ventilation maximale minute : épreuve
très fatigante et d’intérêt clinique mince.
D.2.3) VEMS
Parmi les différents débits maximaux auxquels
on peut s’intéresser, un seul est utile en pratique, le VEMS :
Volume expiratoire maximum seconde.
C’est le volume maximal d’air que peut expirer un sujet lors
de la première seconde qui suit une inspiration forcée.
Il est facile à déterminer en spirométrie en demandant au
sujet, après une inspiration maximale, d’expirer sa capacité
vitale aussi vite que possible. On mesure le volume expiré
pendant la première seconde de cette expiration : c’est la
part de la CV expirée mobilisable en 1 s.

Le VEMS est de 3,5 l. BTPS.
CV = 5 l. BTPS
Chez un homme jeune :
Coefficient de Tiffeneau = VEMS / CV = 80%
Il a une signification fonctionnelle importante
: il représente la part de la capacité vitale du sujet qui
peut être mobilisée en 1 seconde.
Toute mesure de ventilation comporte la mesure du rapport de
Tiffeneau.
Ce rapport diminue avec l’âge : la mobilisation de la capacité
vitale est de moins en moins rapide.
Le rapport est bas chez les sujets qui ont une résistance
anormale à la mobilisation de l’air. Ex : asthme, bronchite
chronique.
Il se mesure par spirographie ou pneumotachographie
D.3. Débit ventilatoire instantané
C’est la dérivée du volume ventilé : c’est la
quantité d’air qui passe au niveau de la bouche par unité de
temps, mesurée par un pneumotachographe. Le nez est obturé par
un pince-nez.
Le débit ventilatoire instantané est exprimé en l BTPS. mn-1.
On peut l’étudier
• en fonction du temps : la courbe obtenue est un pneumotachogramme
• en fonction du volume des poumons : la boucle obtenue est appelée
boucle débit volume.
i Pneumotachogramme :
c’est une courbe périodique irrégulière autour
d’une valeur nulle.
Les inspirations et les expirations alternent. Les points de
débit nul correspondent aux points d’inversion du flux
ventilatoire.
• au début de l’inspiration, le débit est nul ; l’entrée d’air est
d’abord rapide puis plus lente ; en fin d’inspiration le débit
est nul.
• au cours de l’expiration, le débit augmente, très vite au début,
puis plus lentement. A la fin de l’expiration, le débit est
nul.
Le temps d’expiration est supérieur au temps d’inspiration :
ce n’est pas une sinusoïde parfaite. ( 1/3 - 2/3).
| On
enregistre le volume de façon synchrone au débit : le
maximum de l’un et le minimum de l’autre sont sur les
mêmes repères de temps : au débit nul correspond le
maximum de volume. Au cours de la ventilation de repos, les débits instantanés maximaux mesurés à l’inspiration ou à l’expiration sont d'environ ± 0,5 l BTPS. sec-1. Puisque le débit instantané est la dérivée du volume déplacé, les surfaces inscrites entre la courbe et l’axe des abscisses sont égales au volume courant. On peut d’ailleurs facilement enregistrer de façon synchrone à la courbe des débits celle des volumes après intégration par rapport au temps du signal des débits (spirogramme). |
![]() |
ii boucle
débit volume
La boucle débit volume est une courbe fermée obtenue au cours
d’un cycle ventilatoire par un point dont, à chaque instant,
l’abscisse est égale au volume pulmonaire et l’ordonnée au
débit ventilatoire. La boucle débit volume, obtenue lors d’un
cycle ventilatoire forcé est devenue depuis quelques années
une méthode d’exploration fonctionnelle très courante :
exploration de base en exploration fonctionnelle respiratoire
(EFR).
Exemple : dans l’asthme, les bronchioles se ferment : la
courbe est incurvée, le débit de pointe diminue.
|
|
|
A
l’expiration suivant une inspiration forcée (point 0) : le
débit augmente très vite puis, plus le sujet souffle, plus le
débit diminue.
Chez le sujet normal, la courbe est concave en haut.
elle présente des points caractéristiques :
• peak flow : débit de pointe
• débits à
• 75 % de la CV
• 50 %
• 25 %
--> Permet l’exploration de l’obstruction bronchique.
Exemple : dans l’asthme, les bronchioles se ferment pour
différentes raisons (allergie, facteurs physiques comme le
froid, infections, facteurs hormonaux ou psychologiques).
Le diagnostic est clinique : dyspnée expiratoire sifflante.
examen complémentaire : la courbe débit volume est incurvée,
de façon de plus en plus marquée, puis le débit de pointe
diminue.
traitement : ß2 mimétiques –
anticholinergiques – corticoïdes inhalés.

Boucle débit volume normale
E. CONCLUSION
Les
variations de volume thoracique engendrent des variations de
pression pleurale, qui vont distendre les alvéoles -->
variations de pressions intra alvéolaires --> mobilisation des gaz.
Il faut garder en mémoire que c’est le diaphragme qui fait
varier la pression intra-thoracique et qui fait mobiliser
l’air.

La contraction du diaphragme se relâche de
façon progressive
Les pressions alvéolaires et intra-pleurales sont mesurées par
rapport à la pression atmosphérique (en plus ou en moins). La
pression intra-pleurale est un peu en avance : décalage à
gauche. L’intervalle est d’autant plus grand que la
respiration est rapide : la force motrice est transmise à la
plèvre qui la transmet au milieu alvéolaire...
IV.
VENTILATION ALVEOLAIRE
A. INTRODUCTION
La ventilation alvéolaire permet le renouvellement des gaz dans les alvéoles.
3 éléments à prendre à considération :
• On respire 80 % N2, 20 % O2. On rejette du CO2 et de l’azote qui
n’a pas participé aux échanges : 80 % des gaz respirés ne
participent pas aux échanges.
• Pendant les mouvements respiratoires, les échanges air – sang
continuent dans l’alvéole. : les passages d’oxygène et le
rejet de CO2 sont continus.
• CRF : 3l – on inspire 500 ml d’air frais à chaque ventilation :
de façon alternative. Seule une partie (350 ml) participent à
ce renouvellement.
De plus, à chaque inspiration, seule une partie (350 ml)
participent aux échanges.
| Il existe
un espace mort : les 16 premiers niveau de division
bronchique • quand on inspire 500 ml, il reste 1/3 du volume inspiré dans l’espace mort anatomique où il n’y a pas d’échange gazeux. • à l’expiration, on souffle l’air propre (150 ml) puis les deux autres tiers qui sont de l’air vicié. Un volume reste dans l’espace mort anatomique. |
|
• En inspiration, sur les 500 ml inspirés
• 150 sont viciés et viennent de
l’espace mort
• 350 ml sont de l’air frais
150 ml de gaz frais reste dans les voies aériennes.
• En expiration
• 150 ml de gaz frais contenus dans les voies aériennes hautes
• 350 ml d’air vicié
150 ml restent dans l’espace mort (air vicié).
La ventilation alvéolaire est la partie de la ventilation
pulmonaire qui participe aux échanges alvéolo capillaires.
--> 3 conclusions :
* il faut avoir une assez
grande CRF parce que c’est le compartiment tampon entre l’air
et le sang. L’air est moins pur et moins frais qu’à
l’extérieur, mais plus frais que dans le sang. La CRF de
taille suffisante permet les échanges continus au niveau de la
membrane alvéolo capillaire.
Si la CRF est trop petite, au cours de l’expiration l’O2
devient insuffisant : manque pendant 2/3 du temps.
Si la CRF est trop grande, l’air inspiré se dilue dans une
trop grande quantité d’air vicié : pas assez de
renouvellement.
* le volume contenu dans les voies aériennes qui ne
participe pas aux échanges est le prix à payer pour
conditionner l’air, le filtrer, le réchauffer. C’est l’espace
mort VD.
En pratique, on peut être amené à modifier le volume de cet
espace mort par trachéotomie : meilleure ventilation (coma –
grosse insuffisance respiratoire).
Si l’espace mort augmente (respiration avec un tuba) : on
respire de l’air vicié.
* la concentration de l’air alvéolaire en O2 et en CO2 est intermédiaire entre celle des gaz dans le sang et celle de l’air extérieur.
B. METHODE DE MESURE DE LA VENTILATION ALVEOLAIRE
Tout le CO2 produit vient uniquement du volume alvéolaire : il n’y a pas de CO2 dans l’air.
| V(co2) = V(a) x F(aco2) |
V(co2) V(a) = ------------- F(aco2) |
(A = alvéolaire – a = artériel
V(o2) = consommation d’oxygène
V(co2) = production de gaz carbonique).
V(aco2à est le volume alvéolaire qui participe aux échanges
gazeux : la partie contenue dans l’espace mort n’y participe
pas.
--> il faut mesurer 2 termes :
• V(co2) avec un analyseur de CO2 et un pneumotacographe
• F(aco2) par un analyseur de CO2.
|
|
Le
capnigramme mesure la quantité de CO2 produite à la bouche Première partie du capnigramme : pas de mouvement respiratoire : la fraction de CO2 et celle de l’air ambiant : nulle. Au début de l’expiration : l’air trachéal est de l’air frais (toujours sans CO2). Puis l’air provient des alvéoles : le pourcentage de CO2 augmente rapidement puis plus lentement. A la fin de l’expiration, on souffle de l’air alvéolaire contenant 5 % CO2. |
250 ml/mn
V(co2) = -----------------
0.05
C. RESULTATS
La
ventilation alvéolaire est la fraction du volume inspiré (ou
expiré) qui participe aux échanges gazeux.
Au repos :
V(co2) ≈ 200 ml/mn (pour simplifier
les calculs)
VT = VA + VD : le volume courant est la somme du volume
alvéolaire et de l’espace mort anatomique.
f.VT = f.VA + f.VD : le débit est la somme du débit alvéolaire
et de celui de l’espace mort.
---> Ve = Va + Vd soit Va = Ve
- Vd (avec Ve = 500x12 et
Vd = 150x12)
Va = 4.2 l/min
La
ventilation alvéolaire augmente à l’effort; on peut
l’augmenter par la fréquence ou par le volume.
• Si on augmente uniquement la fréquence : pas très rentable pour
la ventilation alvéolaire, car en passant d’une fréquence de
12 à 18, on ventile 18 fois l’espace mort : la ventilation
superficielle est inefficace.
• Si on augmente le volume : beaucoup plus rentable : en faisant
passer le volume de 0,5 à 1,5 on ne ventile qu’une fois Vd.
(faire respirer calmement les gens choqués).
La ventilation alvéolaire s’adapte spontanément pour que le
travail de la ventilation soit minimal.
Si on halète, on ne ventile que l’espace mort : cela ne sert
au chien après une course que pour évacuer la chaleur (les
chiens n’ont pas de sudation).
(l’évaporation est système d’échange de chaleur le plus
efficace. Si on veut fabriquer très vite des glaçons, il vaut
mieux utiliser de l’eau bouillante ---> formation rapide de petits glaçons car les échanges de chaleur
sont plus efficaces).
L’augmentation de la ventilation alvéolaire est d’autant plus
forte que le sujet est entraîné (il augmente surtout le volume
et peu sa fréquence).
Les sportifs courent bouche ouverte :
• diminue la résistance des voies aériennes
• diminue l’espace mort.
Composition des gaz dans les différents compartiments
La ventilation apporte 350 ml d’air frais dans la zone
alvéolaire : air atmosphérique.
Avant d’exprimer par pression, on exprime la fraction :
La fraction est le rapport de la pression d’un composant du
mélange gazeux sur la pression du gaz.

L’oxygramme permet de mesurer par capteur
l’évolution de la fraction d’oxygène de l’air à la bouche :
• PO2 ≈ 21 % (20,94
%) : fraction constante quel que soit le lieu (altitude...)
• PCO2 ≈ 0 % (0,03 %) Peut en cas
de confinement
• PN2 = 79 %
• les gaz rares sont en quantité infime.
Puis on raisonne en pression :
Pression totale : 760 mm Hg – Peau.
• air sec :
• PO2 = 159 mm Hg
• reste PN2 = 611 mm Hg.
• Mais l’air peut se charger en H2O : la pression d’eau dépend
de la température. : à 37° PH2O = 47 mm Hg
• PO2 = 150 mm Hg
• PCO2= 0 mm Hg
• PH2O = 47 mm Hg
• PN2 = 567 mm Hg.
• La pression baisse avec l’altitude – les fractions sont les
mêmes.
• Cet air va se diluer dans un certain volume pour devenir de
l’air alvéolaire :
• PAO2 = 100 mm Hg (14 %)
• PACO2= 40 mm Hg (5 - 6 %)
• PAH2O = 47 mm Hg
• PAN2 = le reste.
• l’air expiré moyen est un mélange de gaz alvéolaire et d’air
atmosphérique
FEO2 (fraction expirée) : 17 %
FECO2 : 3 %.
D. ESPACE MORT PHYSIOLOGIQUE
VD : espace mort anatomique : se mesure par
moulage des voies aériennes sur le cadavre.
(Il est fonction du sexe, de l’age et de la taille.
Il est estimé par la formule : VD (ml) = masse corporelle x
2.)
De plus, certaines alvéoles sont ventilées mais pas -ou mal -
perfusées : elles ne sont pas rentables pour les échanges
gazeux (ventilées « pour rien » : c’est l’espace mort
alvéolaire : 25 ml).
L’espace mort physiologique est la somme de l’espace mort
anatomique VD et des espaces alvéolaires ne participant pas
aux échanges par défaut de perfusion ou de ventilation.
Normalement, l’écart est faible : 25 ml BTPS d’espace mort
alvéolaire, le volume mort total passant de 150 à 175 ml BTPS.
Il peut devenir important dans certaines conditions
pathologiques (embolie pulmonaire : caillot bloquant la
circulation). Des mécanismes physiologiques vont tendre à
adapter au maximum la ventilation à la perfusion (broncho-motricité).
E.
HETEROGENEITE DE L’AIR ALVEOLAIRE
Il existe dans la réalité de grandes différences de ventilation alvéolaire. Les chiffres donnés sont des chiffres moyens.
E.1. Hétérogénéité de distribution (de ventilation)
E.1.1) Action de la pesanteur
Les
alvéoles des bases vont être écrasées par le poids du poumon.
Les alvéoles du sommet vont être relativement ouvertes : elles
ne s’ouvrent guère plus : on distend plus les alvéoles déjà
fermées que celles qui sont déjà ouvertes.
-----> les bases sont mieux ventilées
que les sommets
Dans les sommets, la concentration en gaz varie moins, et la
concentration en CO2 est plus riche, celle en O2 plus pauvre,
mais ces zones sont également moins bien ventilées.
Si on se couche sur le dos (décubitus dorsal), c’est la
position déclive qui est la mieux ventilée.
E.1.2) Inégalité de longueur des voies aériennes
des
zones alvéolaires sont plus éloignées de la carène que
d’autres
--> les alvéoles proches sont remplies en
premier : les alvéoles plus proches des voies aériennes sont
plus riches en O2 que celles qui sont loin.
E.1.3) Remplissage séquentiel :
toutes les zones ne se remplissent pas et ne se vident pas en même temps.
E.1.4) Variation de concentration des gaz alvéolaires dans le temps
La ventilation est un phénomène cyclique.
Quand on expire, l’O2 continue d’être pompé : entre
inspiration et expiration, la quantité d’O2 n’est pas tout à
fait la même dans les alvéoles : un peu plus à la fin de
l’inspiration qu’à la fin de l’expiration.
En inspiration, [CO2] ≈ 5 - 6 %,
puis continue à augmenter pendant l’entrée du VD. Puis quand
l’air frais arrive, [CO2] baisse. A l’expiration, c’est
l’inverse.

E.1.5) Bronchomotricité bronchoconstriction hypoxique
Elle est liée à une stimulation du système
nerveux autonome :
• ACh : bronchoconstricteur
• NA : bronchodilatateur (ß2).
E.2. Hétérogénéité liée
à la perfusion
Certaines
alvéoles vont être mal ou trop perfusées : une alvéole très
bien ventilée, mais mal perfusée : sa composition varie peu.
Si elle est très importante, les gaz passent plus rapidement.
--> la composition de l’air alvéolaire varie en
fonction de la perfusion.
E.3. Hétérogénéité de diffusion
Les phénomènes sont rapides mais ne sont pas
instantané, il peut y avoir des différences, liées par exemple
à la présence d’un peu plus de LI….
Au total : l’ensemble des mécanismes fait que la
composition de l’air alvéolaire est variable, mais dans des
limites étroites (4 %). La composition reste à peu près stable
pendant l’exercice.
En altitude, en revanche, les pressions diminuent.
E.4. Equilibre ventilation - perfusion
L’air
alvéolaire est variable, mais ces variations sont faibles :
± 4 %, et cela n’influence pas le
fonctionnement du poumon puisqu’il y a normalement un couplage
ventilation / perfusion.
--> il existe une bonne congruence
ventilation - perfusion.
Le rapport
Va 4.2
m/min
---- = ----------------
Qc 5 l/min
Influence de la pesanteur : les bases sont mieux ventilées.
Elles sont également mieux perfusées : en station verticale,
les vaisseaux pulmonaires sont plus volumineux aux bases (cf
radio pulmonaire).
Mécanismes locaux d’auto-régulation :
•
Contrôle local de la ventilation : par la pression de CO2 :
• bronchoconstriction hypocapnique : faible concentration en CO2 --> fermeture des petites bronches. L’origine est une mauvaise
perfusion des alvéoles.
• Contrôle local de la perfusion : par la pression en O2.
• vasoconstriction hypoxique : quand la ventilation devient
insuffisante PAO2 baisse, augmentation vasoconstriction
artériolaire, --> meilleure
vascularisation des zones mieux ventilées.
F.
CONCLUSION
Ce qui est important est la ventilation
alvéolaire. Ce qui est au-dessus, ce sont les voies de
transmission.
La ventilation alvéolaire permet le renouvellement des gaz.
• O2 :
• air ambiant : pression de 150 mm Hg
• alvéoles : PAO2 = 100 mm Hg.
• dans le sang, cette pression est plus faible : 40 mm Hg à
l’entrée des capillaires.
• après les échanges gazeux : PaO2 = 95 à 100 mm Hg.
L’O2 se déplace en fonction d’une cascade de gradient de
pression.
•
CO2 :
• PvCO2 = 45 mm Hg
• PaCO2 = 40 mm Hg
• PextCO2 = 0
---> les mouvements des gaz sont liés aux gradients de
pression.
Cet air alvéolaire est une composition moyenne.
Toutes les alvéoles n’ont pas le même gaz, mais globalement,
la composition de l’air alvéolaire reste stable.
Des mécanismes fins de régulation locaux permettent
l’ajustement réciproque de ventilation et perfusion.
l’hyperventilation à l’effort permet de maintenir les
concentrations stables.
En altitude, la pression alvéolaire diminue, à 3000 m, PO2 =
110 mm Hg. Il est probable que toutes les autres pressions
sont réduites.
Les pressions alvéolaires peuvent varier en pathologie.
V. DIFFUSION ALVEOLO-CAPILLAIRE
A. INTRODUCTION
La diffusion est l’échange d’O2 et de CO2 entre
le gaz alvéolaire et le sang ; c’est un phénomène passif,
physique, uniquement en fonction d’un gradient de pression.
(traverse les 6 couches de la membrane).
Par analogie à U = RI (I a les dimension d’un débit
ΔP(x) = RV(x)
ΔP(x)
V(x) = ----------
R
Pc = pression capillaire moyenne
Pa = pressin alvéolaire
On ne parle pas de résistance mais de
conductance : inverse de la résistance : Dl = 1/R
C’est la facilité qu’a le gaz à passer à travers la membrane.
la conductance est appelée capacité de diffusion et on écrit :
Dl = V(x) / ΔP(x)
B.
METHODE DE MESURE
• Il faut mesurer le débit : la quantité d’air qui entre et
celle qui sort
• il faut mesurer ΔP = PA - Pc : la
différence de pression dans l’alvéole et la pression
capillaire moyenne.
On ne peut pas mesurer la capacité de diffusion de l’O2 ou du
CO2 parce qu' il faut connaître la pression alvéolaire (ce qui
est possible) et une pression capillaire moyenne (impossible à
mesurer techniquement et de plus les capillaires sont tous
différents : il faudrait tous les mesurer). [il existe une
partie dissoute de l’O2, non combinée aux GR]
--> On utilise le CO : gaz toxique dû à une insuffisance de
combustion ( --> coma précédé de
céphalées, couleur rose de la peau).
On fait inspirer du CO (équivalent de 2 cigarettes).
• CO a une très forte affinité pour l’hémoglobine : il est
totalement capté par les GR --> CO =
0
Vco = quantité de CO qui passe dans les poumons
(volume inspiré x f - volume expiré)
• PACO est mesurée comme pour l’oxygramme et le capnigramme
par un analyseur de CO, en fin d’expiration et un
pneumotachographe pour le débit.
Dl(co) = V(co) / Pa(co)
Vco
= Ve (Fico - Feco)
(Ve = débit d’expiration.)
--> DLCO est mesurée en ml.min-1.mm Hg-1.
Intérêt pratique : apprécie la perméabilité membranaire, la
facilité des gaz à traverser la membrane.
en moyenne : 25 ml.min-1. mm Hg-1. ( --> dans les fibroses).
C. FACTEURS QUI INFLUENCENT LA DIFFUSION
CO est pris en charge par l’hémoglobine.
2 résistances en série :
• membranaire : 6 couches (M)
• liée au passage du CO dans le plasma et à travers la membrane du
GR (érythrocyte : E).
DL : lung.
1
1 1
----- = ------- + ------
DL DM DE
DM dépend de 4 facteurs :
α
s
DM = ------ x ----
√m
e
Les deux premiers termes sont fonction du gaz, les deux autres du poumon :
![]()
•
α : coefficient de solubilité du
gaz
elle est fonction de la nature du gaz, le liquide dans lequel
il est dissout :
• l’hélium ne passe pas : coefficient de solubilité très faible.
• N2 est presque insoluble.
plus le gaz est soluble, plus il passe facilement la
membrane.
CO a un coefficient α élevé
α de CO2 est de plus de 20 fois
celui de O2 : malgré un gradient très faible , le CO2 est très
diffusible.
• : racine de la masse moléculaire. Plus le gaz est
petit, plus il passe la membrane facilement.
• s : surface membranaire : plus la surface est grande,
plus le gaz passe facilement (au maximum : 80 à 140 m²).
• e : épaisseur de la membrane : 0,2 à 0,5 µ. Plus la
membrane est épaisse, moins le passage est facile.
la résistance est en partie liée aux propriétés du gaz et en
partie aux caractères purement membranaires.
Autres facteurs :
• 1 / DE avec DE = 1/ФQc
• Ф est l’affinité du gaz pour
l’hémoglobine : il existe des hémoglobines anormales qui
fixent mal l’O2 : il est moins pompé
• l’hémoglobine foetale prend en charge O2 plus vite
• Hb des thalassémies : prise en charge moins rapide.
• CO a une affinité 240 fois plus élevée que l’O2.
• Qc est le volume sanguin capillaire : quand il augmente, la
quantité de gaz pris en charge augmente.
Plus les GR sont nombreux, plus le nombre de capillaires est
important, plus la diffusion est importante.
D. RESULTATS
| Pression
alvéolaire : PA • O2 : 100 mm Hg • CO2 : 40 • H2O : 47 • N2 : le reste
Pression veineuse : (sang veineux mêlé) : |
|
La
différence 100 – 95 mm Hg entre la pression en oxygène entre
l’alvéole et le sang artériel est due aux shunts
La Pression veineuse en CO2 varie rapidement en fonction de la
ventilation.
La pression est le moteur, ce qui est intéressant est les
volumes transférés : au repos :
• 250 ml d’O2 dans le sang par minute
• 200 à 250 ml de CO2 passent dans les alvéoles.
Le CO2 est beaucoup plus soluble que l’oxygène : 20 fois plus --> il passe mieux à travers la membrane même si les pressions
sont plus faibles.
La diffusion baisse à l’exercice : 3 l d’O2.
E.
CONCLUSION
Les échanges de gaz résultant de la diffusion
entre l’alvéole et le capillaire pulmonaire sont complets et
très rapides (premier tiers de la traversée capillaire) ;
Ce qui est important, c’est
• les pressions des gaz qu’on respire : la pression est la force
motrice de la diffusion (on fait respirer de l’oxygène pur en
cas d’accident : 760 mm Hg d’O2, jusqu’à 3 ou 4 fois cette
pression dans un caisson hyperbare).
• la surface et l’épaisseur de la membrane.
| Normalement, les échanges sont rapides et complets : l’ensemble des gaz passe pendant le premier tiers de la traversée capillaire alvéolaire. Un GR passe devant plusieurs alvéoles : si le premier passage n’a pas permis la diffusion, elle se fera au passage de la 2e ou de la 3e alvéole. |
![]() |
Ceci explique que l’oxygénation puisse se faire
au cours de l’exercice physique.
Si le débit cardiaque augmente, le temps de transit est
réduit, mais la diffusion a encore le temps de se faire.
VI.
TRANSPORT DES GAZ DANS LE SANG
O2 et CO2 sont dans le sang sous 2 formes :
• dissoute : exerce une pression .
• combinée : pas de pression.
A. POUR O2
• forme dissoute = 1 %
La forme dissoute est donc très peu importante
quantitativement (0,3 ml / 100 ml de sang), mais très
importante qualitativement car si l’oxygène passe du sang aux
cellules, c’est grâce à la pression d’oxygène ; la pression du
CO est nulle car il reste entièrement fixé dans l’Hb. L’O2
dissous est celui qui passe dans les cellules : c’est la forme
de passage obligatoire.
• forme combinée : 99 %. La combinaison se fait avec
l’hémoglobine contenue dans les GR.
La quantité totale transportée dépend essentiellement de :
• de la quantité d’Hb (normalement 15 g / 100 ml) : en cas
d’anémie : essoufflement à l’effort.
• de la pression en O2. Plus la pression est importante plus
la quantité transportée par l’hémoglobine est importante


(autres facteurs : température du sang, ions
H+, quantité de CO2 dans le sang)
• Dans le sang artériel, au total, 20 ml O2 sont contenus dans
100 ml de sang pour 15 g Hb à une pression de P = 95 mm Hg.
• Dans le sang veineux : 15 ml O2 sont contenus dans 100 ml de
sang. P = 40 mm Hg.
(les volumes en phase soluble sont exprimés en STPD)
consommation d’O2 en STPD.
B. POUR CO2
•
forme dissoute = 5 %
• forme combinée : 95 %. La combinaison se fait :
• avec l’eau --> bicarbonate
dans les globules rouges, siège de l’anhydrase carbonique.
formation d’acide carbonique H2CO3. Il va se dissocier dans le
GR en H+ et CO3-. Les bicarbonates vont sortir du GR pour
aller dans le plasma
![]()
• avec des protéines du plasma et des GR, dont Hb pour former
des composés carbaminés.
La quantité de CO2 transporté dépend
• de la quantité de protéines
• de la PCO2 : plus elle est élevée, plus la forme combinée est
importante
sang artériel, PCO2 = 40 mm Hg : 49 ml CO2 dans 100 ml de sang
artériel.
sang veineux : PCO2 = 45 mm Hg : 54 ml CO2 dans 100 ml de
sang. .
• de la température du sang, des ions H+, de la PaO2

|
Pression partielle des gaz mm Hg |
volume des gaz dans le sang Vgaz STPD/100ml sang |
|||||
| Pv | Pa | Cv | Ca | |||
| O2 | 40 | 95 | O2 | 15 | 20 | |
| CO2 | 45 | 40 | CO2 | 54 | 49 | |
| N2 | 570 | 570 | N2 | 1 | 1 | |
C. TRANSPORT DES GAZ
Le
sang oxygéné est distribué à la périphérie grâce au débit
cardiaque : 5 l.min-1 au repos (fonction de l’âge, de la
surface corporelle, et surtout de l’activité du sujet).
• Insuffisance cardiaque --> hypoxie tissulaire
: dyspnée d’effort : le cœur ne distribue pas assez d’O2.
• arrêt cardiaque --> mort en 3 min : les
cellules cérébrales ne sont plus alimentées --> mort par arrêt respiratoire.
D. SHUNT
• Shunt anatomique vrai : exemple de la
circulation bronchique : le sang veineux bronchique est repris
en partie par les veines pulmonaires
• Shunt physiologique :les alvéoles perfusées et non ventilées
voient repartir du sang veineux vers l’OG.
Ces shunts sont responsables d’une contamination du sang
artériel par du sang veineux. Cela représente moins de 3 % du
débit cardiaque.
Cela explique que la pression alvéolaire en O2 est de 100 mm
Hg, celle de l’artère de 95 mm Hg. Or la diffusion est
complète. S'il y a moins d’O2 dans le sang artériel que dans
l’air alvéolaire, c’est que du sang veineux s’est jeté dans le
sang artériel.
E. CONCLUSION
La
petite circulation forme un réseau capillaire très dense
autour des alvéoles. Les pressions hydrostatiques du sang y
sont faibles.
Le sang veineux des artères pulmonaires est artérialisé puis
ramené au cœur dans les veines pulmonaires.
Le poumon est le seul organe à recevoir la totalité du débit
cardiaque.
--> Les poumons, outre leur fonction métabolique,
permettent l’hématose c'est à dire les mécanismes d’échanges
de gaz entre les alvéoles et le sang, l’adaptation à cette
fonction est bonne puisqu’il reçoivent la totalité du débit
cardiaque.
VII. EQUILIBRE VENTILATION / PERFUSION
A. INTRODUCTION
Il
faut que les zones très bien ventilées soient bien perfusées :
une bonne congruence est nécessaire entre la ventilation
alvéolaire et la perfusion.
L’air alvéolaire est variable, mais ces variations sont
faibles : ± 4 %, et cela n’influence
pas le fonctionnement du poumon puisqu’il y a normalement un
couplage ventilation / perfusion.
--> il existe une bonne congruence ventilation - perfusion.
Le rapport Va/Qc = 4.2 l/min / 5 l/min = 0.85
(il change pendant l’exercice physique).
C’est un rapport moyen pour l’ensemble du poumon.
B.
INFLUENCE DE LA PESANTEUR
Les bases en station verticale sont mieux
ventilées car elles sont comprimées à l’expiration. Au sommet,
les alvéoles sont déjà ouvertes en expiration et elles ne le
seront pas beaucoup plus en inspiration.
Elles sont également mieux perfusées : en station verticale,
les vaisseaux pulmonaires sont plus volumineux aux bases (cf
radio pulmonaire) et les pressions sont plus importantes aux
bases qu’aux sommets.
Les pressions artérielles pulmonaires oscillent entre 8 mm Hg
(diastole) et 25 mm Hg (systole) les sommets sont peu
perfusés, en particulier pendant la diastole.
En décubitus, c’est la partie postérieure qui est le mieux
ventilée et perfusée.
C. MECANISMES LOCAUX D’AUTO-REGULATION
Ils
permettent à une partie du poumon d’adapter la ventilation à
la perfusion à partir de la composition en gaz dans les
alvéoles :
• Contrôle local de la ventilation : par la pression de
CO2 :
• bronchoconstriction hypocapnique : soit une absence de perfusion
dans un territoire vasculaire :-->
faible concentration en CO2 --> fermeture des petites bronches.
--> une mauvaise perfusion des alvéoles : --> [CO2] alvéolaire --> bronchoconstriction. C’est un phénomène local qui améliore la
ventilation dans les zones bien perfusées.
• bronchodilatation hypercapnique : moins important en physiologie.
(Si les alvéoles contiennent beaucoup de CO2, les bronches
s’ouvrent pour le laisser sortir).
• Contrôle local de la perfusion : par la pression en
O2.
• vasoconstriction hypoxique : quand la ventilation devient
insuffisante
PAO2 baisse --> PaO2 baisse --> vasoconstriction artériolaire -->
meilleure vascularisation des zones mieux ventilées.
• vasodilatation hyperoxique : phénomène symétrique et peu
important.
--> ces mécanismes (dont 2 sont importants) améliorent les
échanges sang - alvéole.
Résumé :
| baisse ventilation | csq | adaptation secondaire | Baisse perfusion | csq | adaptation secondaire | |||
| (perfusion | baisse PAO2 baisse PaO2 | vasoconstriction | (Ventilation | baisse PACO2 | bronchoconstriction | |||
| excessive) | PAcO2 | bronchodilatation | excessive) | PAO2 | (vasodilatation) | |||
|
En final, les alvéoles seront un peu mieux ventilées et surtout un peu moins perfusées. |
en final, les alvéoles seront un peu mieux perfusées et surtout un peu moins ventilées. |
|||||||
VIII. CONSOMMATION D’O2
A. Introduction
Le
but de la respiration est d’apporter O2 aux cellules et
d’éliminer CO2.
Ces flux sont nécessaires à l’oxydation des nutriments pour
fournir de l’énergie (ATP).
Glucose : C6 H12 O6 + 6 O2 ------->
6 CO2 + 6 H2O
la réaction se produit dans les muscles, les cellules : ce
sont les cellules qui pompent l’O2 et rejettent CO2.
La consommation d’O2 est le débit d’O2 prélevé par
l’organisme. C’est la quantité d’O2 consommée par les cellules
par unité de temps.
La production de CO2 est la quantité de CO2 éliminée par
l’organisme par unité de temps.
On les note :
• VO2 : consommation d’O2
• VCO2 : production de CO2
B. Méthodes de mesure
On peut mesurer à chaque niveau :
• au niveau des poumons =
(1) : quantité d’oxygène qui entre moins celle qui sort.
en considérant VE et VI identiques (ce qui est faux)
• au niveau de la membrane d’échange : = (2)
est la pression moyenne en O2 dans les capillaires (non
mesurable)
• Au niveau du sang : c’est la quantité d’O2 à la sortie du
poumon moins la quantité d’O2 à l’entrée.
(3) (principe de Fick) CaO2 et CvO2 sont connus. Qc est le
débit cardiaque.
En général, on utilise la première formule avec un
pneumotachographe (VEO2) et un analyseur d’oxygène (FiO2 –
FEO2).
La formule (2) ne peut pas être utilisée car ne
peut être mesurée
On peut se servir de (3), mais c’est une méthode invasive (par
cathétérisme d’une veine périphérique OD AP on peut
mesurer le débit cardiaque et la teneur en oxygène du sang
veineux mêlé).
Généralement elle est utilisée pour calculer le débit
cardiaque.
Qc = 5 l.min-1
CaO2 = 20 ml/100 ml de sang = 0,2 lSTPD.l-1
CvO2= 12 ml/100 ml de sang = 0,15 lSTPD.l-1
VO2= 5000 x 0,2 - 0,15 = 250 ml.min-1
C. Résultats
A 37°, l’air est saturé en vapeur d’eau quand
il entre dans le poumon (BTPS). La consommation d’O2 s’exprime
en STPD (car à la fois sous forme gazeuse et sous forme
liquide : dans le sang.)
• l.min-1
• ml.min-1.kg-1
Le résultat dépend des individus : du sexe, de l’âge, de la
taille, du poids.
Il varie surtout en fonction des activités : est plus faible
au repos que pendant la période digestive, pendant l’exercice
physique. Pendant le sommeil, la consommation est plus faible
que pendant le repos.
Pour un adulte de taille moyenne au repos :
VO2 = 250 ml.min-1. (ViO2-VeO2 = 1250 ml.min-1 - 1000
ml.min-1).
[VO2 = 5 l x (200 – 150)]
| Le
facteur principal d’augmentation de la consommation d’O2
est l’exercice. VO2 proportionnelle à la puissance (sauf au début). La consommation augmente jusqu’à un maximum : • 3 l pour un sédentaire • 4,5 l : sport d’endurance • peut aller jusqu’à 5 l en fonction de facteurs génétiques. La consommation maximale (la capacité aérobie) est variable en fonction des individus et de l’entraînement. A partir d’un certain niveau, la n’augmente plus. Chez un sédentaire, l’étape limitante est le cœur. Chez un sportif de haut niveau : c’est la membrane alvéolo-capillaire. |
|
Intérêt de la mesure de max :
• Chez les sportifs : elle permet de mesurer l’efficacité de
l’entraînement.
• pas assez entraîné : trop faible
• surentraîné : VO2 baisse
---> pic étroit optimal.
• Chez les myopathes elle diminue : permet d’évaluer la dépense
énergétique et donc le calcul de la quantité de nutriments à
apporter.
• mesure le coût énergétique d’une activité, de faire des
programmes d’entraînement, d’adapter l’exercice dans le cadre
d’un régime, de comprendre la dyspnée d’effort d’un sujet.
D. Production de CO2
Elle est due à l’oxydation cellulaire. Le
trajet est inverse de l’O2.
Les valeurs sont exprimées en STPD.
Elles sont identiques en cas de consommation de glucides.
La
production de CO2 varie en fonction des métabolites consommés
:
Glucides : C6 H12 O6 + 6 O2 -------> 6 CO2 + 6 H2O
lipides (palmitate) : 10 O2 -------->
7 CO2 + 6 H2O
----> on ne produit pas autant de CO2 que l’on consomme
d’O2. Une partie d’O2 est éliminée sous forme d’H2O.
En période post prandiale et pendant la course : on consomme
des glucides (glycogène musculaire).
Pour maigrir : il faut marcher car on consomme des lipides.
E. Quotient respiratoire : R ou QR
VCO2
R = ---------
VO2
R
permet en situation de repos d’apprécier le métabolisme d’un
sujet
• Le rapport est égal à 1 si on consomme des glucides
• 0,7 si on consomme des lipides
• 0,85 si on consomme des protides (moins important).
---> explique que VI > VE .
A l’exercice, au début, les glucides sont consommés : R = 1.
Les muscles oxydent le glycogène. Si on court 2 ou 3 h, tout
le glucose a été consommé : on consomme des lipides, R = 0,7.
Pour maigrir, il faut marcher : consommation de lipides et non
de glucides.
Si on fait un effort très violent : plus assez d’O2, on passe
en métabolisme anaérobie, avec production de lactates à partir
d’acide pyruvique.
F.
Conclusion
250 ml O2 est un chiffre minimal : la
consommation est toujours plus élevée. Les méthodes de mesure
sont importantes à connaître.
La consommation d’oxygène permet de connaître la condition
physique d’un sujet et de comprendre les causes d’une dyspnée
d’effort.