La conscience et ses troubles
I.
Définition
La conscience est la perception que l’être humain a de lui-même,
de sa propre existence --> “ savoir avec ”. C’est la connaissance
intuitive du bien et du mal. En 1676 Malebranche : faculté qu’à
l’homme d’appréhender sa propre réalité.
Sartre a écrit “ la seule façon d’exister est d’avoir conscience
d’exister ”.
Accès à une partie plus ou moins connue de notre milieu
intérieur et de notre monde environnant à chaque instant.
Faculté qu’a l’homme d’appréhender sa propre réalité, son corps,
sa pensée, son temps, son espace, sa finitude (vers la mort), sa
place par rapport aux autres. Intuition immédiate que nous avons
de notre présence au monde.
Phénoménologie
Façon d’être présent au monde, de le définir par la perception
au temps, à l’espace, au corps, au vécu. Place du sujet par
rapport aux autres --> c’est la conscience constituée. Elle semble spécifique de
l’homme.
II. Différents aspects de la conscience
A.
Conscience Actuelle, présent, synchronique
Expérience
du réel
La perception est la représentation d’un objet à partir de nos
sensations, c’est important pour l’information actuelle et la
formation de notre conscience. On comprend dans cette définition
la perception de notre propre corps, de l’image de soi.
La mémoire est la conscience du temps, fonction par laquelle
s’opère dans l’esprit la conservation et le retour d’une
connaissance antérieure --> représentation d’un passé et d’un avenir (anticipation).
Reconnaissance d’une image visuelle, auditive, tactile …
1. Mémoire explicite ou consciente constitue un acte
volontaire de se remémorer, peut être détériorer par l’alcool
(par exemple) ou par l’âge.
2. Mémoire implicite ou inconsciente qui est induite par
une influence extérieure, c’est un concept beaucoup utilisé en
publicité (“ tout le monde se lève pour … !”).
Ces deux types de mémoire sont facilités par une exposition
antérieure qui constitue un amorçage. L’attention est la tension
de l’esprit qui s’applique à un objet. Le langage permet de
verbaliser son expérience, la nommer --> se servir du langage comme instrument de conquête du réel.
Expérience sensible
Concentrer dans la conscience affective, ce qui nous permet
d’avoir des sensations. Il n’y a pas de contenu de conscience
sans notation affective mais l’attachement des affects aux
représentations est variable, complexe et dépend de la personne.
Expérience réfléchie
Dans un miroir, on voit le soi comme autrui. Le sujet se prend
lui-même comme un objet ce qui participe à la construction du
monde intérieur propre.
Vigilance
Niveau 1 : vigilance extrême --> EEG trace desynchrone
Niveau 2 : vigilance adaptée --> EEG tracé synchronisé
partiellement
Niveau 3 : attention flottante
Niveau 4 : rêverie
Niveau 5 : sommeil
Niveau 6 : coma au premier stade
Niveau 7 : coma profond
Le tracé de l’EEG varie en fonction de notre vigilance.
Conscience actuelle
Etre présent Ici : spatialité
Maintenant : temporalité
A moi-même : identité
Aux autres : altérité
B. Conscience historique : temps diachronique
Conscience de son identité
De sa personne avec son individualité (son originalité, le fait
qu’elle ne soit pas identique aux autres).
Conscience
du présent
En tant qu’expérience vécue --> manière d’être au monde
Conscience du passe
Comme une expérience, une histoire constituée d’une suite
d’événements qui s’enchaînent et définissent mon existence.
Conscience de mon avenir
Comme un projet, projection de soi même dans l’inconnu, se
résoudre à être ce que l’on est pas encore.
Conscience de sa
personnalité
Comme étant son identité, rapport au monde, vision du monde.
Etre au monde, vue historique (passé, présent, futur) avenir sur
moi-même qui englobe tous mes rapports au monde, elle retentit
sur ma conscience actuelle et la modifie.
III. Inconscient
Conscient, préconscient, inconscient.
La dynamique propre de l’inconscient est celle des pulsions
primaires, de nos désirs refoulés du système conscient par la
censure. L’inconscient règle l’essentiel de la vie affective, il
est la source dynamisante de notre organisme psychique.
L’inconscient fait surface dans le rêve comme la dit Freud, les
lapsus (remplacer un mot par un autre qui trahit notre pensée),
les actes manqués (prévoir de faire quelque chose mais au
dernier moment changer d’attitude), les mots d’esprits.
IV. Modification de la conscience
A.
Actuelle
Sommeil,
c’est un phénomène cyclique avec un rythme circadien. Dans la
totalité du rêve, seul une petite partie sert au rêve. Les
rêves, selon Freud, auraient un lien avec notre vécu que l’on
pourrait expliquer.
Hypnose, c’est une plongée dans l’inconscient sans perte de
connaissance comme c’est le cas pour le sommeil.
Confusion mentale
Dépersonnalisation
B. Historique
Chaque maladie mentale se caractérise par une atteinte de cette
dimension qui signe le problème existentiel du patient par
rapport au temps, espace, image de soi, autrui et sa propre
finitude.