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Psychologie
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Développement de la personnalité selon Piaget Langage Psychologie sociale
Intelligence La conscience et ses troubles Mémoire
Relation patient-médecin Image du corps Signes et symptômes
Normal et pathologie    

 

Image du corps

 

   I. Introduction

Chaque personne à une idée de son corps de son image, c’est une image de l’enveloppe corporelle et de ce qui fonctionne à l’intérieur.
Ce n’est pas que l’image réelle mais aussi la façon que l’on se perçoit dans sa globalité. Cela fait appel à plusieurs concepts comme le visuel, l’esthétique, la perception sensitives, la représentation symbolique…

   II. Définitions

      A. Schéma corporel

C’est une définition de l’ordre neurologique, représentation du corps fondée sur les données sensorielles et l’intégration cérébrale de ces données pour avoir une image de nous en 3D.

      B. Image corporelle

Elle dépasse la dimension neurologique, on tient compte des données perceptives, intellectuelles, symboliques --> reconnaître l’influence de la vie affective et relationnelle dans la notion d’image.

      C. Somatognosie

C’est la connaissance que l’on a de son corps et des différentes relations entre les parties de notre corps.

      D. Agnosie

C’est l’incapacité de reconnaître certaines formes bien que les appareils perceptifs soient intacts. Si on place un téléphone dans les mains d’une personne dont on a bandé les yeux, elle est incapable de dire que c’est un téléphone. Il y a une atteinte de la fonction cérébrale qui intègre les perceptions et peut concerner n’importe quel sens.

      E. Asomatognosie

Si l’agnosie concerne le corps.
 

   III. Développement de l’image corporelle

      A. Paramètres à considérer

         A.1. Expériences sensorielles
Vision de l’espace, de la personne, d’une partie du corps --> toutes les sensations contribuent à la formation d’une image corporelle. Si cette sensation vient de l’intérieur du corps = synesthésie
Il existe d’autres sensations qui nous donnent une vision de notre corps comme le touché, le thermique, la douleur soit en surface ou plus profondément dans notre corps.

         A.2. Expérience motrice
Ordre du mouvement

         A.3. Personnalité
Le développement de l’image est associé au développement de la personnalité.

      B. Repères chronologiques

         B.1. Observation clinique
L’enfant, avec l’expérience, va rassembler les différentes images qu’il a reçues de l’extérieur pour se faire peu à peu sa propre image. Avant de pouvoir faire cette image, il considère que le corps partie par partie.

         B.2. Nouveau-né
Il a une image peu structurée avec une dépendance orale de sa mère. Son espace corporel est limité à la bouche. Quand celle-ci est stimulée par le contact et des sentiments de privation, le bébé va se mettre à téter tout seul et orienter sa bouche vers le sein ou le biberon --> c’est un mode relationnel entre lui et sa mère.
Il n’a pas conscience du monde qui l’entoure.

         B.3. Au cours des 6 premiers mois
Il va apparaître le réflexe de saisissement avec la main, il va individualiser le segment du membre supérieur avec coordination de la vision et des mouvements.

         B.4. A partir du 6ème mois et le stade du miroir
Le bébé va pouvoir se tenir assis et va mieux explorer le corps entier des personnes qui l’entourent avec des mouvements plus fins et plus précis qu’il va intégrer au schéma corporel.
Le stade du miroir proposé par LACAN, avant ce stade le bébé voit son comme des petits fragments sans lien --> il n’a pas de notion d’unité corporelle. Avec le miroir, l’enfant perçoit son reflet et considère au début que c’est quelqu’un d’autre puis il va comprendre que c’est son image et comprend son unité corporelle --> mimique jubilatoire face à la découverte.
C’est un phénomène fondamental pour la structure de la personnalité et peut s’identifier et reconnaître ses semblables en reconnaissant la forme humaine. Il y a disparition du malaise anxiogène du corps fragmenté --> ébauche du “ moi ” corporel

         B.5. Après la première année
La marche permet d’explorer encore plus d’espace, le bébé va jouer avec le miroir et le langage. Il va rendre objectif la différence entre les personnes par l’utilisation des pronoms je, tu … Il va apprendre à nommer les différentes parties de son corps et en prendre conscience. Vers l’âge de 5 ou 6 ans va apparaître le phénomène de latéralisation avec une symétrie fonctionnelle dominante d’un côté du cerveau sur l’autre (gaucher ou droitier avec une dominance d’un certain côté).

      C. Organisation

En ce qui concerne la vision, la sensation, elles vont être rangées dans les régions occipitales, pariétales pour former le schéma corporel. On intègre toujours les nouvelles sensations corporelles, intégrer les choses dans les connaissances antérieures.
Dans la vis psychique de l’individu, il y aura construction de la personnalité avec une image changeante même chez l’adulte.

   IV. Pathologie de l’image corporelle

      A. Schizophrénie

Le patient va avoir une difficulté à appréhender son corps, la réalité avec des difficultés relationnelles avec l’entourage (repli “autistique ”).
Il va avoir tendance à vivre dans son propre monde avec addition de périodes délirantes (moment où le sujet peut percevoir une image et son irréel : hallucinations).
Ils ne prennent pas soin de leur corps, ils sont mal à l’aise.
Dysmorphophobie : sensation d’une transformation corporelle, il se rassure face au miroir mais ne sont pas objectif donc par rassurer et toujours ce sentiment de transformation.
Sentiment de dépersonnalisation : le sujet perd le sentiment de sa propre réalité, son corps est irréel avec une transformation de sa personnalité et un corps morcelé ; ils ont perdu la sensation d’unité corporelle. C’est le signe du miroir où le patient ne reconnaît plus son image et pense que c’est quelqu’un d’autre. Cela peut être du à une régression avant le stade du miroir ou alors ce stade ne s’est pas réalisé.


      B. Hypochondrie

C’est une préoccupation hypertrophiée pour sa santé ou une partie de son corps. Croyance irrationnelle, le sujet s’observe en permanence et trouve facilement des imperfections et fixe son attention sur cette imperfection. Il peut se prendre pour un grave malade alors qu’il va très bien.

      C. Anorexie mentale

      D. Syndrome de Cotard

C’est une dépression aggravée avec une mélancolie délirante quand le sujet présente des idées de négation de son corps ; il dit qu’il n’a plus d’intestin, qu’il ne sent plus son cœur battre et il en a la conviction.

      E. Membre fantôme
C’est une illusion qui concerne le sujet amputé, on ne trouve pas forcément chez les bébés qui ont été amputés avant d’avoir la sensation d’unité corporelle.

      F. Lésion de l’hémisphère centrale majeure

Auto-topo-agnosie : le sujet a perdu la possibilité de localiser son corps ou une partie de son corps.
Agnosie digitale : le patient ne peut pas nommer et différencier ses doigts.
Syndrome de Gerstmann : agnosie digitale et indistinction de droite et de la gauche avec agraphie (ne peut plus écrire) et acalculie (ne peut plus compter).

      G. Lésions des hémisphères cérébraux mineures

Syndrome d’Anton-Babinski : anosognosie (paralysie du côté gauche par exemple mais refus de cette paralysie même quand on le fait constater au patient --> surtout au début des accidents) et hémiasomatognosie (perte de la conscience d’un hémicorps --> refus de reconnaître comme sien la partie du corps paralysé, c’est une présence étrangère pour le malade).