Intelligence
I. Définition
C’est
un concept qui a été mis en évidence mais qui est quand même
difficile à définir. Cette notion vient du latin “ inter-legere
” qui veut dire cueillir entre d’où on a tirer la notion “
intelligere ” qui veut dire comprendre.
C’est la faculté de comprendre, de découvrir des rapports des
relations (identité, causalité …) entre les faits et les choses
pour trouver des solutions à des problèmes nouveaux.
Wechsler : capacité globale d’agir dans un but déterminé, penser
d’une manière rationnelle et d’avoir un rapport utile avec son
milieu.
Piaget : moyen d’adaptation au milieu, faculté d’adaptation à
une nouvelle situation.
L’intelligence est une activité complexe de synthèse englobant
toutes les fonctions mentales qui deviennent autant de facteurs
de l’intelligence --> qualité
perceptible (attention), degrés de conscience, mémoire, langage,
jugement, affectivité … L’intelligence n’est pas une simple
faculté isolée mais s’inscrit dans une structure de l’être
conscient.
II. Différents degrés d’adaptation et intelligence
A. Degrés zéro
Ensemble des tendances innées qui déterminent certains comportements spécifiques communs à tous les individus d’une même espèce du règne animal --> renvoie à la génétique mais que l’on peut considérer comme une intelligence. Par exemple, les abeilles qui peuvent retrouver le chemin de la ruche à des kilomètres.
B. Degrés supérieurs
Adaptation de l’instinct, adaptation du comportement préformé (au degré 0), automatique en fonction des modifications des conditions de l’environnement. Par exemple, la taupe vient faire ses trous à un endroit mais les jours où il neige, elle les fera plus tard.
C. Degrés encore supérieurs
Adaptation par apprentissage, utilisation de notre expérience par tâtonnement (erreur, échec ..) utilisée pour modifier l’acte instinctuel à l’origine d’un comportement adaptatif. Par exemple, un rat apprend à aller vers une boite qui l’attire par la lumière, même quand celle-ci est éteinte, il continuera d’y retourner par apprentissage. Il établit un lien entre un moyen(outil) et un but. Un singe utilise un bâton pour cueillir sa nourriture. On fait usage de sa mémoire, du signe mais que par rapport à des éléments concrets.
D. Intelligence humaine
Elle est conceptuelle avec utilisation du
langage, du système des valeurs culturelles et recherche d’une
logique (ce qui est différent de l’animal à attitude technique),
on a une attitude scientifique dans l’abstrait, symbole
(représentation d’une notion abstraite), concept (représentation
mentale abstraite et général) et le langage.
Construction d’un concept : représentation mentale, générale,
abstraite d’un objet par rassemblement des traits divers qui ont
entre eux des relations cohérentes.
Conceptualiser : nommer les choses sans subir leur matérialité,
se représenter du réel. Mettre en mot une chose.
E. Les facettes de l’intelligence humaine
Elles
s’inscrivent dans la mosaïque des facultés mentales,
l’imagination, la créativité, l’émotivité, le sens morale,
l’esthétique, la sensibilité à l’autre --> c’est difficile de les séparer de l’intelligence. IL n’existe
pas une seul et même intelligence capable d’affronter toutes les
situations mais il y a des intelligences variées, plus ou moins
aptes à résoudre chaques situations. Par exemple, certaines
personnes sont plus brillant dans certains domaines.
Robert Sternberg en 1985 : a énoncé trois facettes :
Intelligence empirique : manière dont un sujet réagit quand il est confronté à une situation nouvelle et comment ses performances initiales seront améliorées avec le temps.
Intelligence pratique : mode de comportement de l’individu dans son environnement social, culturel pour une meilleure adaptation --> cette intelligence peut être rapportée à l’imagination ; l’intuition.
Intelligence
analytique : intelligence abstraite qui utilise des
concepts, par raisonnement, déduction logique, c’est une
activité symbolique pure comme par exemple les maths.
III. Origine de l’intelligence humaine
A. Cerveau
C’est le dépositaire de capacités intellectuelles les plus élevées et les plus spécifiques de l’homme, raisonnement, synthèse, abstraction, intelligence --> dans le cortex cérébral avec des aires spécifiques pour, par exemple, les fonctions verbales, spatiales, numérales, mnésiques, constructives. Le poids du cerveau est d’environ 1,5 kg mais il n’y a pas de relation entre la taille du cerveau et l’intelligence.
B. Prématuré de l’homme
Il
existe une multiplicité des celles nerveuses de l’homme qui le
différencie de l’ordinateur, interconnexion des neurones. A la
naissance, les enfants effectue un processus de myélinisation
qui se produit jusqu’à l’âge de 2 ans. L’interconnexion nerveuse
se développe encore.
Il y a quelques années, on croyait que l’acquisition des enfants
suivait le processus de myélinisation --> importance des interconnexions faites par les dendrites.
C. Rapport inné-acquis
La génétique contribue sûrement beaucoup à l’intelligence mais l’environnement est nécessaire pour son développement avec toutes ses simulations --> c’est l’épigenèse (interaction entre le déterminisme génétique et l’environnement). Par exemple, le syndrome de l’enfant séquestré dans un placard qui n’a jamais communiqué avec l’extérieur n’est pas propre, n‘a pas l’usage de la parole.
D. Hémisphère cérébral
Les hémisphères gauche et droit ont un rôle
complémentaire vu par l’observation clinique par l’agénésie du
corps calleux (partie qui unit les deux hémisphères)
caractérisé par une insuffisance du développement de contact. Ce
corps calleux peut être sectionner pour éviter la propagation de
la crise (pour l’épilepsie) à l’autre hémisphère.
Gauche : centre du langage, pensée analytique abstraite logique
Droit : pensée concrète, création artistique
Rôle des ces deux hémisphères pour la parole :
A gauche : perception et formation des mots : symboles
Droit : intonation, tonalité, mélodie
E. Vie affective
L’humeur (gaieté, tristesse ..), les émotions,
intérêts agissent avec l’intelligence et peuvent modifier le
raisonnement et l’adaptation à la réalité. La raison ne s’oppose
pas à l’affect, elle en a besoin.
F. Mémoire
Elle est inséparable de la pensée et de l’intelligence, permet (quand on intègre de nouvelles connaissances) d’établir des liens avec d’autres connaissances anciennes et mémorisées.
IV. Développement de l’intelligence
C’est un développement progressif de la naissance à l’âge adulte qui constitue 4 étapes décrient par Piaget :
A. Période sensori-motrice de 0 à 18 mois
Elle
se caractérise par un fonctionnement de l’intelligence empirique
dans l’immédiat sans représentation mental.
Le premier geste de l’enfant caractérise sa manière de
communiquer avec le monde extérieur comme l’apparition du
sourire à 2 mois et l’angoisse quand la mère s’en va vers 8
mois. Le bébé va ensuite faire un apprentissage et contrôler ses
sens moteurs et les geste se feront plus précis comme le
simulacre pour imiter les sons et gestes de sa maman.
Il va ensuite acquérir l’idée de permanence d’un objet.
Au début, un objet existe pour l’enfant que s’il est dans son
champ de vision puis il comprend qu’il a une existence propre
indépendante de sa perception --> début de l’activité symbolique du langage.
B. Période préopératoire 18 – 7 ans
Avec
la pensée symbolique
Il peut évoquer un objet en son absence grâce à
l’intériorisation et l’apparition de l’image mentale (objet
permanent, durable dans la représentation de l’enfant en dehors
de toutes stimulations perceptibles. L’enfant acquière la
possibilité de représenter quelque chose par un symbole, par
analogie grâce à nu signe (représentation arbitraire dont le
sens est donné par convention).
--> Avec la pensée pré-conceptuelle de 18 mois
à 4 ans
C’est le mi-chemin entre la généralité du concept et
l’individualité des événements qui englobent le concept. Par
exemple, un enfant va voir la lune pleine puis ¼ de lune et ½,
il va conclure qu’il y a plusieurs lunes et réalisera après que
ce n’est qu’une seule et même lune.
--> Pensée intuitive de 4 à 7 ans
C’est la phase prélogique où l’enfant peut raisonner logiquement
que sur une partie des données.
C. Intelligence opératoire concrète 7 à 12 ans
C’est
l’apparition du raisonnement logique concret, la pensée est
structurée (à la place de la pensée intuitive) que pour des
cations concrètes. L’enfant peut distinguer à travers le
changement ce qui est invariant --> classification
Notion de conservation :
Matière 7 à 8 ans
Poids 9 à 10 ans
Volume 11 à 12 ans
D. Intelligence opératoire formelle à partir de 12 ans
Avec
un raisonnement logique abstrait, il peut détacher son
raisonnement du concret pour faire des hypothèses --> hypothético-déductives avec un énoncé verbal sans rapport
figuratif --> apparition de la
pensée abstraite.
L’apparition de la pensée complète à l’âge de 15 ans.
Pour ces différents stades, le contexte affectif relationnel
conditionne la qualité et la permanence des acquisitions.
V. Mesure de l’intelligence
Bergson : “ le psychisme n’est pas quantifiable
parce qu’il est immatériel ”.
On essaye de mesurer cette intelligence par la psychométrie :
test standardisé, évolué par rapport à l’intelligence moyenne
d’un groupe.
A. Pour un enfant
Test de Wechsler –Wisc où on évalue un âge mental
puis on calcule le rapport
(âge mental x100)/ âge chronologique
B. Pour l’adulte
On
utilise le test Wechsler –Wais qui se compose de 5 épreuves
verbales (on calcule le quotient verbal) et 5 épreuves de
performances (quotient de performances) on fait la somme de
ces 2 quotients.
Pour effectuer ces tests, on tient le moins compte possible des
connaissances scolaires.
QI
Population
Insuffisance
< 70
2%
Intelligence :
Limite
70-80
7%
Normal
81-119
80%
Limite supérieure
120-130
7%
Intelligence supérieure > 131
2%
VI. Pathologie de l’intelligence
A. Retard avec 3 causes
Prénatales comme par exemple la trisomie
21 pour les anomalies génétiques mais cela peut aussi être du à
un trouble congénital comme la toxoplasmose attrapée par la
mère.
Néonatales : traumatisme à la naissance
Postnatales : infection comme les méningites ou les
crises épileptiques.
B. Maladie
psychiatrique comme la psychose infantile
Démences
comme Alzheimer