La mémoire
I. Les différents types de mémoire
A. En fonction du degré de fixation
Mémoire sensorielle
Elle est de courte duré, c’est l’analyse de l’information
sensorielle au niveau du cortex cérébral. Elle constitue la
première étape de mémorisation.
Mémoire à court terme
On l’appelle aussi mémoire de travail qui permet de maintenir
l’information sur une courte durée, elle est possible s’il n’y a
pas de perturbations.
Mémoire à long terme
Elle permet le rappel des souvenirs au-delà de 2 à 3 minutes
après l’acquisition qui comprend la mémoire récente et la
mémoire qui est plus ancienne (avec les souvenirs qui se sont
consolidés).
B. En fonction de l’acquisition et du mode de restitution
Mémoire explicite ou déclarative
C’est l’enregistrement d’un concept, d’un mot, d’un visage -->
le contenu est varié et verbalisable et fait appel à la
remémoration constante (données que l’on doit retrouver). Elle
se divise en 2 parties :
1. La mémoire épisodique ou autobiographique
C’est un système qui reçoit des informations et les stockent,
elles concernent un épisode ou un événement dans un contexte
donné soit temporo-spaciale. C’est une mémoire personnelle qui
permet de se remémorer consciemment les expériences vécues en
les remplaçant dans leur contexte. C’est le cas par exemple des
souvenirs de vacances.
2. Mémoire sémantique
Elle rend possible l’acquisition, le stockage et la reprise des
connaissances générales, ce n’est pas une mémoire personnelle
mais interpersonnelle. Elle est due aux expériences sociales que
la personne a vécue. Cette mémoire est indépendante du moment ou
de l’endroit qui nous ont permis son apprentissage.
Mémoire implicite non déclarative, procédurale
C’est un apprentissage technique --> faire et agir, apprentissage cognitif ; on ne se remémore pas
consciemment le moment où l’on a appris.
II. Psychophysiologie de la mémoire
Elle est mal connue même si elle fait l’objet de
beaucoup de recherche, c’est un enjeu de notre époque.
On connaît par contre des conditions psychologiques favorables
au bon enregistrement, c’est le cas d’une bonne vigilance,
concentration …Pour pouvoir mémoriser, il faut un système
d’association multiple. Le domaine affectif prend aussi une
bonne part ainsi que le vécu de la personne. La personnalité et
les pulsions affectives jouent un rôle important dans le
phénomène de mémorisation.
III. Organisation
A. Mémorisation
C’est l’acquisition du souvenir ; toutes les nouvelles informations sont traitées et codées, elles sont mises en lien avec une acquisition antérieure --> les associations
B. Conservation
A long terme, il doit y avoir un phénomène de
consolidation (lire plusieurs fois un même cours). C’est un
phénomène très riche durant le sommeil paradoxal. On va
réorganiser les souvenirs dès qu’il y aura une nouvelle
expérience, on va rendre les informations plus synthétiques et
plus cohérentes, le problème c’est que l’on risque de s’éloigner
de la réalité apprise avant.
C.
Remémoration
C’est la restitution du souvenir en fonction des besoins du
moment.
IV. Pathologie de la mémoire
A. Sémiologie des amnésies
Antérograde
C’est un oubli à mesure et massif ; le patient ne retient plus
rien au fur et à mesure qu’il vit. Il est incapable d’évoquer
les faits qu’il vient de vivre.
Tout nouvel apprentissage est impossible. Il ne reste que ce
qu’il a vécu avant son trouble.
Rétrograde
Il affecte les événements produit antérieurement à l’épisode
pathologique. Le patient ne peut plus reproduire les acquis
scolaires, ses souvenirs d’enfance. CE trouble est souvent
associé à un symptôme antérograde. Plus le temps passe plus se
trouble s’étend au début de la vie.
Lacunaire
Période de la vie qui n’a laissé aucune trace dans sa mémoire,
cela peut être la conséquence d’un malaise.
B. Exemple
de pathologie courante
Syndrome de Korsakoff
Ce sont des patients avec des antécédents antérogrades puis
rétrograde (petit à petit) puis plus aucun souvenir ne peuvent
être évoqués. Souvent sont associés des troubles du
comportement, désorienté (pas la bonne date, lieu …). Le patient
n’a pas conscience de son trouble. C’est une pathologie grave
est irréversible.
Maladie d’Alzheimer
C’est une démence (trouble neurologique) du sujet jeune vers 55
ou 60 ans. Il y a une altération de la mémoire sémantique, le
patient a beaucoup de mal à trouver ses mots. Les troubles
concernent, au départ, des faits récents avec une désorientation
dans l’espace et le temps.
Schizophrénie
Les troubles de la mémoire ne sont pas les éléments majeurs du
diagnostic mais c’est souvent la conséquence d’autres troubles
comme le cours de la pensée, le déficit de l’attention, les
perturbations affectives de la mémorisation.
Il y a de plus en plus des études qui portent sur la mémoire du
schizophrène et l’on a constaté que la mémoire explicite était
assez perturbée.
Etats névrotiques
C’est une amnésie lacunaire de la période de l’enfance qui
témoigne quelques fois de mauvaises conditions familiales et
éducatives. Elle peut apparaître brutalement mais elle est
réversible. D’autres symptômes peuvent être associés. On parle
d’amnésie psychogène si aucunes causes retrouvées comme dans les
états hystériques.
V. La mémoire en psychanalyse
(selon Freud)
C’est une technique de psychanalyse qui repose
sur les évocations des souvenirs. Le psy respecte la libre
association des idées, la personne verbalise ses idées comme
cela lui vient spontanément.