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Psychologie
Introduction à la psychologie Adolescence Développement de la personnalité selon Freud
Développement de la personnalité selon Piaget Langage Psychologie sociale
Intelligence La conscience et ses troubles Mémoire
Relation patient-médecin Image du corps Signes et symptômes
Normal et pathologie    

 

La mémoire

 

   I. Les différents types de mémoire

      A. En fonction du degré de fixation

          Mémoire sensorielle
Elle est de courte duré, c’est l’analyse de l’information sensorielle au niveau du cortex cérébral. Elle constitue la première étape de mémorisation.

          Mémoire à court terme
On l’appelle aussi mémoire de travail qui permet de maintenir l’information sur une courte durée, elle est possible s’il n’y a pas de perturbations.

          Mémoire à long terme
Elle permet le rappel des souvenirs au-delà de 2 à 3 minutes après l’acquisition qui comprend la mémoire récente et la mémoire qui est plus ancienne (avec les souvenirs qui se sont consolidés).
 

      B. En fonction de l’acquisition et du mode de restitution

          Mémoire explicite ou déclarative
C’est l’enregistrement d’un concept, d’un mot, d’un visage --> le contenu est varié et verbalisable et fait appel à la remémoration constante (données que l’on doit retrouver). Elle se divise en 2 parties :

                  1. La mémoire épisodique ou autobiographique
C’est un système qui reçoit des informations et les stockent, elles concernent un épisode ou un événement dans un contexte donné soit temporo-spaciale. C’est une mémoire personnelle qui permet de se remémorer consciemment les expériences vécues en les remplaçant dans leur contexte. C’est le cas par exemple des souvenirs de vacances.

                  2. Mémoire sémantique
Elle rend possible l’acquisition, le stockage et la reprise des connaissances générales, ce n’est pas une mémoire personnelle mais interpersonnelle. Elle est due aux expériences sociales que la personne a vécue. Cette mémoire est indépendante du moment ou de l’endroit qui nous ont permis son apprentissage.

          Mémoire implicite non déclarative, procédurale
C’est un apprentissage technique --> faire et agir, apprentissage cognitif ; on ne se remémore pas consciemment le moment où l’on a appris.
 

   II. Psychophysiologie de la mémoire

Elle est mal connue même si elle fait l’objet de beaucoup de recherche, c’est un enjeu de notre époque.
On connaît par contre des conditions psychologiques favorables au bon enregistrement, c’est le cas d’une bonne vigilance, concentration …Pour pouvoir mémoriser, il faut un système d’association multiple. Le domaine affectif prend aussi une bonne part ainsi que le vécu de la personne. La personnalité et les pulsions affectives jouent un rôle important dans le phénomène de mémorisation.


   III. Organisation

      A. Mémorisation

C’est l’acquisition du souvenir ; toutes les nouvelles informations sont traitées et codées, elles sont mises en lien avec une acquisition antérieure --> les associations

      B. Conservation

A long terme, il doit y avoir un phénomène de consolidation (lire plusieurs fois un même cours). C’est un phénomène très riche durant le sommeil paradoxal. On va réorganiser les souvenirs dès qu’il y aura une nouvelle expérience, on va rendre les informations plus synthétiques et plus cohérentes, le problème c’est que l’on risque de s’éloigner de la réalité apprise avant.

      C. Remémoration
C’est la restitution du souvenir en fonction des besoins du moment.


   IV. Pathologie de la mémoire

      A. Sémiologie des amnésies

             Antérograde
C’est un oubli à mesure et massif ; le patient ne retient plus rien au fur et à mesure qu’il vit. Il est incapable d’évoquer les faits qu’il vient de vivre.
Tout nouvel apprentissage est impossible. Il ne reste que ce qu’il a vécu avant son trouble.

            Rétrograde
Il affecte les événements produit antérieurement à l’épisode pathologique. Le patient ne peut plus reproduire les acquis scolaires, ses souvenirs d’enfance. CE trouble est souvent associé à un symptôme antérograde. Plus le temps passe plus se trouble s’étend au début de la vie.

            Lacunaire
Période de la vie qui n’a laissé aucune trace dans sa mémoire, cela peut être la conséquence d’un malaise.


      B. Exemple de pathologie courante

            Syndrome de Korsakoff
Ce sont des patients avec des antécédents antérogrades puis rétrograde (petit à petit) puis plus aucun souvenir ne peuvent être évoqués. Souvent sont associés des troubles du comportement, désorienté (pas la bonne date, lieu …). Le patient n’a pas conscience de son trouble. C’est une pathologie grave est irréversible.

            Maladie d’Alzheimer
C’est une démence (trouble neurologique) du sujet jeune vers 55 ou 60 ans. Il y a une altération de la mémoire sémantique, le patient a beaucoup de mal à trouver ses mots. Les troubles concernent, au départ, des faits récents avec une désorientation dans l’espace et le temps.

            Schizophrénie
Les troubles de la mémoire ne sont pas les éléments majeurs du diagnostic mais c’est souvent la conséquence d’autres troubles comme le cours de la pensée, le déficit de l’attention, les perturbations affectives de la mémorisation.
Il y a de plus en plus des études qui portent sur la mémoire du schizophrène et l’on a constaté que la mémoire explicite était assez perturbée.

             Etats névrotiques
C’est une amnésie lacunaire de la période de l’enfance qui témoigne quelques fois de mauvaises conditions familiales et éducatives. Elle peut apparaître brutalement mais elle est réversible. D’autres symptômes peuvent être associés. On parle d’amnésie psychogène si aucunes causes retrouvées comme dans les états hystériques.

   V. La mémoire en psychanalyse (selon Freud)

C’est une technique de psychanalyse qui repose sur les évocations des souvenirs. Le psy respecte la libre association des idées, la personne verbalise ses idées comme cela lui vient spontanément.