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Psychologie
Introduction à la psychologie Adolescence Développement de la personnalité selon Freud
Développement de la personnalité selon Piaget Langage Psychologie sociale
Intelligence La conscience et ses troubles Mémoire
Relation patient-médecin Image du corps Signes et symptômes
Normal et pathologie    

 

Développement de la personnalité selon Freud

 

Il y a des grandes constantes dans le développement de la personnalité mais il existe d’autres facteurs qui peuvent jouer sur ce développement comme c’est le cas de tous les aspects biologiques, sociaux …
La génétique peut donner une fille ou un garçon avec les chromosomes sexuels mais les parents peuvent élever une fille comme un garçon et vice versa. La génétique ne conditionne pas la personnalité à elle seule.
Des critères culturaux peuvent aussi intervenir mais eux aussi ne sont pas suffisants à eux seuls. On va plus étudier les conditions de développement de la personnalité que les causes.
Il existe deux grandes variations.
En effet, le développement de la personnalité est dis-harmonieux, sur le plan psychologique et biologique, on n'évolue pas de la même façon. Chez le nourrisson, on observe une grande précocité des sens mais par contre il est immature en ce qui concerne la motricité.
Il faut savoir que l’environnement joue un rôle majeur. C’est de lui dont dépend la faculté de développer assez tôt sa personnalité (ce qui a été transmis de génération en génération).

        Appétence relationnelle

L’enfant a besoin de soins continus et de bonnes qualités pour se développer ce qui lui donnera un sentiment continu d’exister. C’est le sentiment de base

         Apport de Freud

L’inconscient caractérise la révolution de notre conception du temps, notre histoire se répète mais on n’en a pas conscience. Tous les sentiments ressentis durant l’enfance se retrouvent à l’âge adulte.
Freud était un neurologue de Vienne qui a étudié les troubles du langage, il s’est ensuite passionné pour l’hypnose qu’il a étudié avec Breuer à Paris. Il a constaté que certains symptômes disparaissent quand l’hypnotiseur en faisait la suggestion. Freud qui était un mauvais hypnotiseur va se détacher de cette discipline pour s’intéresser à la relation médecin –malade ; qu’est ce qui fait qu’un malade me parle et pourquoi moi j’ai besoin de l’entendre ?
Il va travailler sur les associations d’idées et va constater que beaucoup de symptômes s’enracinent dans des choses produites durant l’enfance.

Chez l’enfant, la sexualité représente l’ensemble des désirs et des plaisirs. Pratiquement dès la naissance, un enfant peut sourire ce qui témoigne de son désir, c’est un sentiment qui restera toute sa vie. La libido de l’enfant est un ensemble dérivé de ses pulsions sexuelles qui naissent de l’excitation physique de certaines régions du corps. Pour se défaire de ces pulsions, il va agir, produire un acte physique qui va l’apaiser.
Ces régions corporelles sont différentes selon l’âge.
Cela commence par la sphère orale puis la zone sphincterielle, le stade phallique puis enfin le stade génital adulte.
Ces pulsions s’accompagnent de pulsions destructives, avec la maturité l’enfant va trouver un compromis pour éviter cette destruction.
Le refoulement est un mécanisme de défense qui n’a rien avoir avec la perte de mémoire car c’est juste une mise de côté, c’est le refoulement de la sexualité infantile. On met de côté ce qui est un peu gênant.

1913 – 1923 : Freud développe sa théorie (ce n’est pas une vérité car s’impose), un outil avec lequel on peut penser, sur le développement de la sexualité infantile avec le stade prégénitaux ; C’est l’étape du développement de la libido. Les fantasmes et les pulsions sexuelles vont se transformer de stade en stade. L’enfant va organiser une manière d’être avec les autres. Ces différents stades ne constituent pas une chronologie stricte mais juste un repère d’âge. De temps en temps, il peut exister des difficultés de passer d’un stade à un autre et l’on va se fixer tout particulièrement à un stade.

   I. Stade oral : 1ère année

C’est une étape fondamentale, l’enfant passe d’une fusion à une autre : individualisation progressive avec une prise de conscience qui s’appuie sur la construction du corps de l’individu. Le corps de l’enfant est d’abord agit, senti, vécu … Il sera vu après. Un bébé qui pleure demande du lait et va associer l’idée de pleurer à celle d’avoir du lait dans la bouche. Si la mère lui donne pas du lait tout de suite cela va créer une frustration du lait dans la bouche et l’enfant va s’imaginer qu’il a du lait dans sa bouche, il va se mettre à penser.
Si je veux quelque chose, je le désire en pensant à lui ou en rêvant …
Dans ce stade, la relation à l’autre sera tentée --> je t’avale ou je te recrache. Le besoin de succion est très important car cela constitue l’activité sexuelle de l’enfant, c’est un équivalent masturbatoire. Si la relation avec la mère est mauvaise, le bébé va refuser de boire pas par ce qu’il n’a pas faim mais parce qu’il ne veut pas faire plaisir à sa mère --> anorexie.
Le bébé doit prendre du plaisir à avaler, détruire l’objet ; quand il boit au sein il essaie de boire sa mère en quelque sorte, c’est une façon de l’intérioriser.

La projection est un mécanisme psychique qui fait que le sujet attribue à l’autre ce qui est mauvais en lui comme par exemple dans le cas du racisme. Il existe un suivi dans les mécanismes psychiques de deux types : introjection et l’identification. Le premier est une incorporation psychique et le deuxième consiste à assimiler inconsciemment une propriété de l’autre ou bien de devenir l’inverse (mais dans ce cas le modèle est toujours le même).
L’idéal du moi, c’est un idéal rencontré tout au long de notre vie, de notre éducation ; quand on s’éloigne de cet idéal on se sent inférieur.

Zone orale : résumé
Pulsion agressive
L’enfant va s’individualiser de sa mère et n’investit le sein que quand il en a besoin.
A la fin de la 1ère année, il va intérioriser une mère vivante même quand il n’en a pas besoin.

   II. Stade anal : 2 et 3 ans

C’est un stade d’autonomisation de l’enfant car il va apprendre à marcher, parler en commençant par dire “ je ”.
Le “ non ” va apparaître pour que l’enfant s’oppose et il va prendre plaisir à s’opposer. Il va contrôler ses sphincters anaux entres autres et va apprendre à être propre pour faire plaisir (ou sale pour ne pas faire plaisir).
Les matières fécales seront considérer comme un objet précieux source de plaisir même à l’âge adulte --> objet de pouvoir. Les petits sont contents de montrer ce qu’ils ont faits.
On considère qu’il ne faut pas apprendre à l’enfant à être propre avant qu’il a l’âge de marcher. L’attitude de l’entourage est important, la propreté pour soi ne s’acquière que plus tard vers l’âge de 6 ans.
La relation à l’autre avec le plaisir de garder, de rejeter, d’obéir ou non.
C’est une période où l’enfant rit beaucoup au blague type “caca boudin ”.
IL existe un certain érotisme anal qui traduit les traits du caractère avec formation réactionnelle (manière d’être qui ont pour but de refouler mais ne fonctionne pas à 100 %).
Plaisir à déféquer --> décoration des toilettes.
Chez certains enfants qui sont en conflits avec leur entourage, on observe des constipations car ils ne vont pas déféquer. D’autres ne vont pas aux toilettes car ils refusent de perdre une partie de soi.
A cette phase, il y a une grande autonomisation de l’enfant par le langage, la marche, et le pouvoir de faire plaisir ou non.

   III. Stade phallique : 3 à 6 ans

Le pénis est considéré comme un organe de puissance, l’enfant va découvrir l’excitation physique liée à l’excitation du pénis ou du clitoris. L’enfant va avoir une activité masturbatoire très souvent accompagnée d’une rêverie appelée scène primitive (façon d’imaginer l’amour entre le père et la mère qu’il voit en train de se faire mal, s’attaquer) --> cela va le rendre inquiet et abandonné. Il va y avoir mis en place à cette époque du complexe d’Œdipe où l’enfant va prendre conscience que les parents peuvent être ensemble sans lui et que cette relation est sous forme d’un triangle.
Le phallus est le symbole de la puissance et du pouvoir, on a souvent du mal à quitter cette période phallique.
L’enfant peut être lui-même le phallus de sa mère. Un malade peut aussi être le phallus du médecin en lui demandant de l’aider de lui expliquer ce qui ne va pas chez lui. Quand on a une relation de ce type, on ferme toutes les ouvertures aux désirs.
Souvent quelqu’un de narcissique est resté en stade phallique, il dénie l’existence de l’autre et se sent supérieur --> il est tout, tout seul.
La castration est acte qui procure une sensation de manque, incomplet chez les castrats car ils reconnaissent qu’ils n’ont plus le phallus.
Les objets peuvent être investis en fonction de leur vision phallique. Lors du complexe d’Œdipe, le désir ne va pas être centré sur une zone corporelle mais sur une personne. La fille va être attirée par son père qui correspond à son idéal phallique et le garçon par sa mère.
Le problème n’est pas le même pour un garçon que pour une fille.
Le garçon a son phallus, il va rivaliser avec son père face à sa mère alors que la fille va se montrer séductrice avec son père. C’est une situation compliquée pour les parents car la mère va montre à son fils qu’elle désire son père et vice versa. C’est la prise de conscience que la relation se fait à trois et qu’il y a des interdits. L’interdit de l’inceste est le plus fort des interdits, c’est une loi qui préfigure de toutes les autres lois car elle pose les limites des désirs. Cette loi suscite des transgressions dans d’autres cultures. Cette acquisition de l’interdit de l’inceste est fondamentale dans la construction de sa personnalité.
Quand l’enfant a compris cette relation et renonce à l’amour pour son père (fille) ou sa mère (garçon), il va transposer cette énergie sexuelle en une autre forme d’énergie dans un autre domaine qui lui est proche c’est-à-dire l’école.
Chez la fille, il n’y a pas de pénis (pas de risque de perdre le phallus), elle va donc en chercher un qui réside dans son père. Elle va essayer de le séduire et s’éloigne de son premier amour qui était sa mère en gagnant de l’autonomie. Mais la fille va aussi comprendre que son père est défaillant ce qui va développer un autre rapport au pouvoir que les hommes n’ont pas. Elles vont finir par renoncer au phallus et refouler le complexe d’Œdipe.
Dans certains cas, les filles ne vont pas accepter leur infériorité phallique --> revendication du phallus. D’autres vont accepter cette infériorité mais ne vont pas sortir du complexe d’Œdipe car elles vont avoir une image dévalorisée de leur mère.
Les sentiments de Haine, Amour, Désir qui vont s’organise autour de la LOI.
Ce déclin du complexe d’Œdipe s’accompagne d’une redistribution sur les activités sociales. IL peut aussi y avoir un déplacement de l’amour sur les frères et sœurs ou bien un instituteur ce qui va obliger les enfants à quitter es parents. Il va se lancer dans des acquisitions culturelles.
Les parents doivent ouvrir les enfants à la pluralité pour être lui-même différent.
A la fin de cette période Oedipienne, l’enfant a acquis le “ surmoi ” : ensemble des exigences morales que l’enfant a inconsciemment intériorisé (interdits des parents réels ou fanstamés par l’enfant).

Après 6 ans, l’enfant rentre dans une période de latence avec un refoulement de la sexualité infantile, les liens sociaux diversifiés vont se mettre en place. L’enfant va devenir moins créatif (dessin standard), il va se conformer à la réalité ambiante, ils vont préférer des jeux sans règles.

A la période de la pré adolescence et adolescence : toute la sexualité infantile revient au galop et toutes les sensations sont décuplées car il y a en même temps une transformation physique qui permet de passer à l’acte.