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Psychologie
Introduction à la psychologie Adolescence Développement de la personnalité selon Freud
Développement de la personnalité selon Piaget Langage Psychologie sociale
Intelligence La conscience et ses troubles Mémoire
Relation patient-médecin Image du corps Signes et symptômes
Normal et pathologie    

 

Relation patient-médecin

 

Interaction : l’action de A sur B modifie B (action, réaction …) qui lui-même modifie A ; c’est un processus circulaire. Contenu cognitif : prise d’information différente du contenu affectif.
Dans une consultation, on attend un échange, écoute et compréhension. Le fait d’attendre une information réduit l’appréhension du malade face à sa maladie. La nécessité d’être informé n’est pas liée au niveau socioculturel. Un bon médecin est celui qui explique bien la quantité d’information donnée par le médecin est pauvre selon des études déjà réalisées sous la forme de questionnaire --> c’est la plainte fondamentale du malade.
Plus un sujet (patient), a le sentiment d’avoir reçu assez d’information plus il est satisfait de son médecin. L’étude de Ley montre que 35 – 87 % des malades ne comprennent pas les instructions thérapeutiques et moins de 50 % ne savaient pas pendant combien de temps ils devaient prendre leur traitement. 23 % ne savaient pas le résultat attendu. L’étude de Brandt et Quiter a montré que sur 50 malades hospitalisés en chirurgie, la plupart ne savaient pas de quoi ils allaient être opérés. Il y a eu des sessions de formation à la relation malade – médecin pour les familiariser à ce lien mais cale n’a pas eu de retombées positives.

   I. Le rôle des malades

l’incapacité physique du malade pouvait rendre l’écoute difficile ; quand il s’agit d’informations pénibles sur la santé, le malade préfère ne pas entendre. Cette inhibition peut être du à la différence de statut, difficulté pour une personne qui n’est pas du même milieu de comprendre le vocabulaire médical --> les attentes des deux côtés sont différentes.
4 facteurs sont responsables de cette situation : distorsion des informations que le patient livre au médecin (données constantes). Déclin rapide des informations reçues, réticence à interroger le médecin. Anxiété de la part du patient qui freine les capacités intentionnelles. Ce n’est pas l’ignorance commune à l’origine de la difficulté à communiquer. Quand un médecin doute, il réduit les échanges verbaux. Les convictions personnelles du malade sur sa maladie sont importantes, causes multiples et sont convaincus que ce qu’ils leur arrivent est du à ces causes (croyances).
En réalité, cela vient biaiser l’information communiquée au médecin mais cette erreur peut aussi être faite sur les informations reçues car un patient n’entend que ce qui est conforme à ses convictions. Quand on trouve des causes à ce qui nous arrive, on se soustrait à cela qui peut venir perturber la symptomatologie et mettre le médecin dans une mauvaise piste.
Penne baker montre que quand un sujet est convaincu de l’existence d’un état corporel, si on lui suggère quelque chose, il a tendance à ressentir cette chose (provoquer au plan suggestif).
L’effet placebo n’est pas valable pour toutes les maladies.
Interférences causales : le malade peut ressentir un certain nombre de symptômes qui estime lui être associé, s’il croit qu’un stress lui est la cause alors le symptôme aura tendance à augmenter pour lui. Plus la maladie sera inconnue du sujet, plus il aura tendance à croire qu’un stress en est responsable.
L’information donnée au malade décline rapidement
Plus on donne d’information au malade plus il aura tendance à les oublier. Les malades oubli tous ce qui est de l’ordre du conseil, il reteint mieux ce qui se dit au début de la consultation, surtout s’il estime que c’est important. Ceci est vrai indépendamment de l’âge, du sexe et du niveau social (intellectuel et éducation).
Quand le patient a une anxiété modérée cela facilité une mise en mémoire des informations données par le médecin, par contre si cette anxiété est nulle, le patient ne retient pas grands choses.
On a mis en évidence que peu de patient osent poser des questions au médecin.
Stiles a analyser en 1979 cette relation verbale que le malade a avec son médecin. Les malades posent des questions que pour 7 % de la visite médicale. Pourquoi ?
Avant la visite, les patients ont beaucoup de questions à poser --> désir de connaissance mais face au médecin ils ne font rien car ils estiment qu’interroger le médecin est un manque de confiance et il craint que cela ne soit mal pris par le médecin. Du côté du médecin, il croit que c’est un manque d’intérêt du malade face à sa maladie ce qui montre une incompétence. Les médecins pensent aussi qu’un patient qui pose trop de questions est un mauvais patient.
Quand peu d’informations sont données cela augmente l’anxiété du malade. Dans le milieu chirurgical, plus on donne d’informations plus on diminue cette anxiété. On peut se demander si ceux qui ne sont pas anxieux ressentent une sorte de dénie face à leur maladie. C’est en fait un processus psychologique qui ne reconnaît pas un élément de la réalité --> le patient ignore l’importance de la situation ce qui peut être un moyen de défense (comme par exemple après la mort de quelqu’un de cher). Parfois, certains patients malades qui suivent un traitement en veulent à leur médecin de ne leur avoir rien dit de la maladie (alors que ce n’est pas le cas mais que le patient ne voulait pas admettre la réalité) et cela peut aller jusqu’aux tribunaux. Par exemple, face à un accident vasculaire, 20 % des personnes qui en ont déjà eu ont dénié comme pour se protéger face à la réalité. Dans une situation de guerre, le dénie peut être une arme importante (raconter que tout va bien quand tout va mal pour éviter une baisse de moral des troupes).

   II. Rôle du médecin

On note une pauvreté de communication de leur part, écoute peu le malade mais parle plus que celui-ci --> ils sont quand même convaincus qu’ils écoutent beaucoup leur malade. Les 2/3 des productions verbales du médecin sont utilisées pour l’analyse de la symptomatologie centré que sur le diagnostic et non sur le malade. En milieu hospitalier, ces informations sont encore plus pauvres et moins d’une minute est centrée sur la maladie et la thérapeutique ; les médecins sont convaincus que cela occupe les 2/3 de la consultation (ce qui revient à dire qu’une consultation dure 1’30 minutes).
Les consultations sont mauvaises d’un point de vue de la qualité, 90 % Des effets désagréables des médicaments ne sont pas donnés. La posologie et la durée du traitement ne sont pas données, les médecins sous-estime la capacité des malades à comprendre donc ils préfèrent ne pas tout dire -->  la rétention d’information du médecin peut être une idée de conserver son pouvoir sur le malade.