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Psychologie
Introduction à la psychologie Adolescence Développement de la personnalité selon Freud
Développement de la personnalité selon Piaget Langage Psychologie sociale
Intelligence La conscience et ses troubles Mémoire
Relation patient-médecin Image du corps Signes et symptômes
Normal et pathologie    

 

Signes et symptômes

 

   I. Le symptôme comme révélateur d’une pathologie ?

Le symptôme est souvent la plainte d’un patient, une gêne pour laquelle il va solliciter un médecin. Ce dernier va faire une enquête avec différents temps dans l’entretien puis dans l’examen. ON peut découvrir d’autres signes durant cet examen, on va effectuer une collecte de différents signes objectifs qui vont compléter l’observation médicale. A la fin de la consultation, le médecin pourra proposer des hypothèses sur le diagnostic et proposera au patient une conduite à tenir, une prise en charge (ordonnance, suivi psychologique …).
Parfois, il peut exister des situations pas très claires, on va souligner des abords différents du symptôme et des signes de la thérapie puis de la pratique.

   II. Définitions

      A. Signes
C’est un phénomène objectif, qui peut être observé par l’entourage ou le médecin. Il va révéler un trouble fonctionnel ou une lésion.

      B. Symptôme
C’est un phénomène subjectif qui est ressenti et décrit par le patient et qui révèle aussi une lésion. La douleur pharyngée est un symptôme qui traduit une dysphagie.

      C. Symptomatique
On peut l’employer pour 2 sens selon s’il est associé à une maladie ou à un traitement.
Si c’est le symptôme d’une maladie comme par exemple la dysphagie qui est la symptomatique d’une angine.
S’il est en rapport avec un traitement, c’est un traitement qui combat les symptômes d’une maladie mais sans s’attaquer aux causes comme par exemple un antipyrétique qui va faire chuter la fièvre.

      D. Syndrome
C’est un ensemble de signe et de symptôme qui caractérisent une maladie. Le syndrome confusionnel associe la désorientation dans le temps et l’espace, trouble du comportement, agitation, propos inadapté, insomnie, troubles mnésiques --> diagnostic de syndrome confusionnel.


   III. Places du symptôme en médecine

A force de s’intéresser au symptôme on ne voit plus le patient. LA médecine ne doit pas oublier que c’est une spécialité humaine où l’on met en relation des hommes et des femmes qui sollicitent les bons soins d’un autre homme (le médecin). Il ne doit pas ce contenter de réciter ce qu’il a appris. C’est l’aspect relationnel.
On soigne un malade qui est le patient, sa maladie ne doit pas être séparer de l’homme.
Les médecins sont découpés en 26 spécialités médicales et on perd à force la globalité du patient qui se voit lui-même découpé en plusieurs parties (nephro, cardio, pneumo …).
On peut constater quelques fois des écarts entre le souhait du patient (désir réel) et sa demande.
La maladie s’exprime au travers de signes et de symptômes mais ces derniers ne renvoient pas forcément au diagnostic. Le symptôme est énoncé dans un discours qui est propre au patient. Le médecin va déchiffrer ce message et le prendre à son compte. Pour tous les patients, le médecin est mis en position de “ sujet-supposé-savoir ” d’après Jacques LACAN.


   IV. Pratique médicale

Seule la connaissance objective du corps est la règle qui a lieu en médecine. Elle rend compte du fonctionnement d’un organe vivant mais aucun outil ne peut rendre compte de la pensée.

      A. Affection psychosomatique
C’est ce qui concerne le corps (“soma”) et l’esprit (“psycho”) ou l’âme --> complexe psychosomatique.
Les troubles psychosomatiques sont de vrais troubles qui semblent être liés à des facteurs psychiques sans observations de symptômes de maladies mentales comme par exemple les troubles dermiques comme psoriasis, eczéma…
Il existe une dimension personnelle et psychologique de la maladie et une influence du psychisme sur la révélation, l’évolution, l’aggravation de ces troubles somatiques. Pour certains médecins, cette théorie est avancée quand il n’y comprend plus rien ; c’est en quelques sortes son dernier mot qui évite au médecin de dire qu’il ne sait pas.
Quand on ne sait pas , il vaut mieux chercher avec le patient l’origine des troubles.

      B. Symptômes médicalement inexpliqués

         B.1. Définition
C’est une plainte fonctionnelle, somatisation.
Il n’y a pas de causes somatiques, ni de lésions décelables ce qui ne révèle pas de troubles psychiatriques. L’origine se situe à la frontière de facteurs physique, psychique et sociaux …
Le patient attribue ces troubles à une cause physique et recherche une aide médicale. Il va exprimer une détresse personnelle et sociale que le patient ne peut pas verbaliser. Cette situation va susciter l’embarras voire l’agacement du médecin.

         B.2. Exemple
Plainte de fatigue, douleur qui sont souvent pas apprise, céphalée, vertiges …

         B.3. Facteurs qui favorisent la consultation
Ces facteurs sont d’ordre sociologique, économique, émotionnel et propre à l’histoire de l’individu.
Expérience antérieure de ce symptôme et conséquence sur la vie quotidienne. Les degrés d’inquiétude entraînée par ce symptôme dépendent de l’entourage et de la représentation de certaines pathologies véhiculées par les médias. La perception de ce qui est pathologique ou normal dépend pour un sujet pris en compte en fonction de son contexte historique, culturel et social. Notre conduite devant la maladie est apprise dès notre enfance.
C’est aussi selon les traits de notre personnalité que l’on va consulter ou pas, mais aussi selon l’accessibilité aux soins médicaux (CMU), existence simultanée de certains troubles psychiatriques.

         B.4. Evolution
Le symptôme disparaît spontanément ou suite à un traitement symptomatique  le patient est rassuré par la consultation médicale. Mais quelques fois les symptômes peuvent persister ou résister au traitement. Les consultations vont se multiplier et le patient va prendre RDV chez plusieurs médecins. Cela va entraîner une perte de confiance entre le patient et son médecin. On est pris entre deux flots ; la peur de passer à côté d’une maladie grave et celle d’avoir envie d’arrêter les investigations médicales.

         B.5. Conduite à tenir
Démarche rigoureuse
1. Le symptôme signe d’une pathologie somatique rare ou difficile à diagnostiquer ?
Il faut garder à l’esprit le diagnostic d’une pathologie somatique. On ne peut pas se passer de réaliser un examen de départ le plus consciencieux possibles.
2. Evolution dans un contexte de troubles psychiatriques ? comme les symptômes dépressifs ou anxieux ou des autres encore plus graves.
3. Symptôme médicalement inexpliqué
4. Ne pas douter de la réalité des symptômes pour le patient
5. Rassurer le patient en instaurant un climat de confiance et donner des informations acceptables mais pas trop tôt (après les examens complémentaires).
Il faut aussi évaluer l’impact du symptôme sur la vie quotidienne du patient et expliquer au patient sa démarche.

      C. Névrose hystérique

C’est un terme que l’on connaît depuis l’antiquité mais Freud a contribué à sa description.

         C.1. Définition
C’est la survenue de divers troubles somatiques ou psychiques : symptômes de conversion transitoire ou plus ou moins durables. IL n’existe pas de lésions anatomo-clinique et ces symptômes surviennent chez les patients avec une personnalité pathologique dite hystérique.

         C.2. Etiologie
Le sujet subi un conflit intrapsychique qui génère beaucoup d’angoisse. Le patient va se forger une défense qui lui permettra de transposer ses troubles psychiques en troubles physiques --> c’est le phénomène de somatisation. Le symptôme aura chez ce patient une signification symbolique inconsciente.

         C.3. Caractéristiques du symptôme
IL peut être somatique ou psychique
La conversion peut imiter toute la pathologie somatique ou psychique ; souvent proche de la pathologie générale.
Il résiste au traitement classique mais peut être spontanément réversible sans traitement ; variable dans le temps et localisation, il est assez sensible à la suggestion.
Il est affiché devant des personnes ce qui donne un peu un aspect théâtral. IL fait souvent suite à un événement traumatisant.
On recherche un bénéfice secondaire, le symptôme affiché peut être précieux pour celui qui l’affiche car cela permet que les autres puissent s’intéresser à nous.

         C.4. Exemples de symptômes
Crise de tétanie, spasmophilie qui peuvent entraîner des pathologie sans lésions neurologiques pourtant. Elle se caractérise par une faiblesse musculaire, trouble de l’équilibre et de la marche, aphonie, cécité, surdité…


      D. Hypochondrie

Souci durable et exagéré concernant sa propre santé et son fonctionnement de certains organes et fonctions --> il en fait une interprétation erronée et pessimiste.
C’est en fait un malade imaginaire qui invente le mal dont il se croit atteint, le symptôme n’a pas de signification symbolique. Le sujet va multiplier les démarches médicales et les examens complémentaires --> se sent victime de l’incompétence des médecins.

      E. Syndrome de Munchhausen

Demande sana cesse des interventions chirurgicales en se plaignant de troubles organiques divers. C’est une pathologie psychiatrique, le sujet est un mito qui emploi souvent une fausse identité avec une existence instable et marginale.