Psychologie sociale
I. Définitions
C’est
une notion qui date de l’après-guerre.
Elle est inspirée de courant psychologique et social.
Elle décrit le comportement humain à travers les cultures en
tenant compte de la psychologie et la sociologie.
Les signes subjectifs (angoisse) ne sont pas les mêmes partout
sur la planète bien que les maladies répondent aux même signes
physiologiques.
La psychiatrie est d’abord basée sur le recueil de signes
subjectifs --> spécialité
médicale qui s’y intéressent le plus.
II. Le champ
A. Ressemblances
De tout temps et partout, les maladies
s’expriment de la même manière ?
IL en existe au moins une où c’est le cas : schizophrénie qui a
une prévalence de 1%.
On constate une certaine stabilité de cette maladie avec des
signes stables dans l’espace et le temps ; c’est le délire, gens
dissocié (pas de cohérence dans leurs paroles et leurs
physiques), retrait…
B. Différences
Expression
différente de la même maladie à travers le monde et le temps.
Pour la psychiatrie il existe une maladie qui est très variable,
c’est l’hystérie, conversion d’un malaise psychiatrique en un
malaise somatique (comme la douleur, paralysie, amnésie …) --> ne concernent pas des troubles neurologiques mais psychiques,
c’est gens ne sont pas des simulateurs car ils sont convaincus
de leurs troubles.
Au 19ème, l’hystérie était caractérisée par une grande crise
convulsive comme épilepsie neurologique mais ne se voit plus en
France. Cette maladie suit un peu la mode.
Il y a aussi le problème de la douleur qui est aussi très
variable dans sa fréquence (culture où elle est peut exprimer
comme en Extrême-Orient), en France c’est une notion centrale.
On est capable de la décrire sous toutes ces coutures. On note
aussi qu’il y a des différences entre la ville et la campagne où
on l’exprime un peu moins.
C. Modalités d’intégration des minorités : régulation sociale
Mouchards au milieu des couleurs --> les minorités peuvent s’imposer mais ce n’est pas toujours le cas.
Organisation tribale
Ce sont des petites sociétés où on décrit une
sécurité individuelle excellente mais une sécurité de groupe
mauvaise. Tout le monde est solidaire, si quelqu’un meurt de
faim on lui fournit de la nourriture. Il n’y pas de pauvres ni
de riches.
Le problème c’est qu’il n’a pas les moyens de se défendre contre
les guerriers par exemple ou avec la famine. Le chef est tout
puissant et fait appliquer les lois directement sans
intermédiaire.
Soit ils sont intégrés directement soit ils sont totalement
éjectés et là ils meurent.
Sociétés médiévales
C’est
une société plus grande entaille que les tribus.
La sécurité collective est meilleure car on s’est organisé et
les progrès techniques ont un peu aidés (château et remparts).
La population s’est spécialisées car il y a ceux qui font la
guerre et ceux qui font la bouffe. On meurt moins vite et on est
moins sensible à la guerre ou la famine. La sécurité
individuelle est de moins en moins bonne, à partir de 17ème on
invente le pauvre qui ne sera ni logé ni nourri. Avant la tribu
le lui donnait.
Il y a des gens qui ne peuvent plus s’adapter à la société et ne
sont plus utile, ce sont des marginaux (si malades ou fous …).
On peut les exclure complètement (on brûle les sorcières) ou les
inclure totalement (fou du roi). Aujourd’hui, on peut les
inclure petit à petit car il existe des endroits dans la ville
où ils peuvent dormir. Les modalités de la régulation sociale
sont de moins en moins directes car il y a des intermédiaires
comme les hommes qui font la guerre (métiers nobles par rapport
aux paysans) --> fonction de régulation policière. Il y a un souverain absolu qui
fait la loi tout seul et la fait appliquer par les hommes de
guerre.
Société de masse
Ce
sont nos sociétés où la sécurité individuelle est très limite
car il y a plus de risque de se faire exclure (accident ou
maladie) --> perte d’un emploi du jour au lendemain.
La sécurité collective est plutôt bonne même si on a quand même
peur de certain fléau comme le sida, la vache folle…On n’est pas
tous à l’abri.
En ce qui concerne les modalités de la régulation sociale, il y
a une autorité élus, scindée avec des intermédiaires comme la
police, les services sociaux, RMI …
Médecine
Aide sociale du médecin --> arrêt travail, certificat médicale, médecine d’expertise et ses
conséquences sur l’intégration sociale (taux d’invalidité)
D. Position de la psychiatrie
Ethnopsychiatrie
On se base d’abord sur des signes subjectifs que
l’on recueille. C’est l’étude des signes des maladies mentales
en fonction des cultures et des ethnies. Par exemple, il y a
beaucoup moins de symptôme dépressif au Sénégal qu’en France. La
même maladie s’exprime de manière différente.
Etude de la variation des symptômes subjectifs en fonction des
cultures et ethnies.
Antipsychiatrie
Etre contre le système de soin, née en Italie en se disant que finalement on enferme et exclu les malades mentaux. C’est un mouvement qui s’élève contre le phénomène d’exclusion des malades mentaux. En Italie, ils n’ont gardé que quelques bâtiments et les autres malades sont remis dans la civilisation. C’est une bonne idée mais un peu extrémistes donc cela n’a pas marché. IL faut trouver le juste milieu.
III. Médecine et société
A. Société garant du diagnostic
On aune idée fausse de croire que le médecin est
tout puissant, il n’est pas le seul juge de la conduite à tenir,
pas tout puissant. De plus en plus dans notre société les gens
discutent. Les risques d’avoir un procès pour un médecin au
cours de sa carrière est de 2/3. C’est le patient qui est
aujourd’hui tout-puissant. La solidité du diagnostic d’un
médecin peut être mis en cause.
Les recours à la justice pour un patient n’est pas le même pour
toutes les maladies. Par exemple, un malade qui se fait opérer
du cœur cours beaucoup de risques et dans le tête des gens c’est
une opération grave qui peut entraîner la mort ; si le médecin
fait une erreur lors de son intervention qui entraîne la mort du
patient, la famille ne va sûrement pas le mettre en cause. Par
contre, si un médecin à diagnostiquer une grippe et que le
patient en meurt, là la famille risque de se retourner contre le
médecin car dans leur tête on ne meurt pas d’une simple grippe.
B. Médecin : outil de la régulation sociale : la loi
Loi contre l’IVG qui permet au jeunes filles enceinte d’avorter librement et pas dans des conditions déplorables qui peuvent entraîner la mort. Le fait d’avorter met en jeu la vie de la femme enceinte mais comme le médecin n’a pas le droit de pratiquer cet avortement lui aussi court un risque ; on se trouve dans une impasse.
C. Rôle social du médecin
C’est
lui qui rédige les arrêts de travail (acte de soin mais surtout
social) --> perception des indemnités de la sécurité sociale. Il rédige
aussi les certificats médicaux qui justifie d’une absence ce qui
va déclencher une action judiciaire et policière qui va désigner
un experts par un juge (jamais le médecin qui soigne ne doit
être l’expert car on ne peut pas être juge et parti).