| Semiologie | |||
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| Dermatologie | Nephrologie | Psychiatrie | Maladies infectieuses |
| Le symptôme en psychiatrie | Le délire |
| Sémiologie en pédopsychiatrie |
I. Santé mentale
- Etat de complet bien être psychique
- Adaptation au milieu physique, social, culturel d'existence
- Equilibre, fonctionnement harmonieux du psychisme
II.
Maladie mentale
- Symptôme psychiques prédominants
- Pathologie / Norme / Habituel
- Souffrance psychique
III.
Symptome
A.
Définition "Symptome"
: phénomène particulier que
provoque dans l'organisme l'état de maladie. Element produit
par le patient et perçu par le médecin
B.
Définition "Signe" : Element qui dérive de la recherche
active du médecin
C. Indice : En médecin les symptômes les plus
courants sont des indices. Les signe possède un lien naturel
avec le référent, un lien de contiguïté corporelle. Exemple :
fièvre et maladie, douleur et appendicite.
En psychiatrie le lien de contiguïté corporelle est moins sûr
qu'en médecine somatique
D.
Symptôme
- physiques = objectifs, mesurables, descriptibles (ex: hépatomégalie)
- fonctionnels = subjectifs, exprimés par le patient mais pas
objectivables (ex: douleurs gastrique)
- généraux = flous, peu mesurables (ex: fatigue)
E.
Symptôme et pratique clinique
E.1. Constatation
* appréhension immédiate (ex: agitation)
* recherche (ex: amaigrissement)
* sollicitation (ex: signe de babinsky)
E.2. Référence
* norme (matité thoracique)
* habituel (matité hépatique)
* échelles (de valeurs péétablies)
E.3. Evolution
E.4. Coexistence des symptômes = syndrome
IV. Psychiatrie clinique
- Symptôme = première image
= premier maillon (c'est lui qui fait consulter)
- Importance de la relation verbale
- Importance de l'observation (habillement, habitude)
- Importance de la référence à la norme, à l'habituel
nosologie - nosographie
- Symptôme sans signe (son existence est prouvée que par sa disparition)
- Fluctuation du symptôme
- Symptôme "gele"
- Symbole : perspective clinique + perspective dynamique
ex: agoraphobie = clinique : crise d'angoisse
dynamique = en rapport avec le patient, son vécu...
V. La dépression
La dépression est un syndrome psychopathologique dont l'élément principal du tableau clinique est un abaissement de l'humeur qui devient triste
J.DELAY "L'humeur = la disposition affective de base qui donne à chacun de nos états d'âme une tonalité agréable ou désagréable oscillant entre les deux pôles extrêmes du plaisir et de la douleur".
Le danger de cette modification douloureuse de l'humeur est le SUICIDE.
Modes de début
- Troubles du sommeil (s'endort
facilement mais réveil vers 3-4h du matin angoissé sans se
rendormir)
- Diminution de la libido
- Hyperesthesie sensorielle
- Troubles du carctère
Rechercher l'atteinte de l'anticipation
:
Normalement on prévoit ce que l'on va faire dans les minutes,
heures, mois... En dépression cela disparaît, il y a
coagulation du temps aux moments douloureux
| Dépression = Etat pathologique sévère, douloureuse et handicapante |
- Tristesse pathologique
Sentiments de vide, d'anéantissement
Douleur morale
Culpabilité
Incurabilité...
- Diminution du sentiment d'estime de soi
- Perte de l'anticipation
- Perte d'espoir
- Idées de mort, de suicide
- Indifférence
Anesthesie affective
Anhedonie - Désintérêt
- Ralentissement psychomoteur
Inhibition
Paralysie psychique
Aboulie
Apragmatisme
- Symptômes somatiques
Asthénie
Anorexie - amaigrissement
Troubles du sommeil
Céphalées
Troubles sexuels
- Anxiété
VI. Anxiété
A. Anxiété : Emotion douloureuse = inquiétude, appréhension, doute, perplexité, peur sans objet. Sentiment de danger imminent, inconnu, indéfini, irréel.
B.
Angoisse :
(expression somatique)
manifestations neurovégétatives
C.
Symptômes * Respiratoire
* cardiovasculaires
* Digestifs
* Urinaires
* Neuromusculaires
* Sensito-sensoriels
D.
Pathologie * Absence
d'objet
* Intensité
* Chronicité
* Perturbation de l'adaptation de l'homme à son milieu
E. Troubles anxieux
| Prévalence sur la vie entière en population générale | |
| - Attaque de panique | 1 à 2 % |
| - Trouble panique agoraphobie |
1 à 2 % 3 à 4 % |
| - Phobies spécifiques | 3 à 6 % |
| - Phobie sociale | 1 à 2 % |
| - Trouble obsessionnel compulsif | 2 à 3 % |
| - Etat de stress post-traumatique | < 1 % |
| - Anxiété généralisée | 1,5 à 8 % |
La prévalence sur la vie entière en population générale des troubles anxieux est d'environ 25 %
E.1. Attaque de panique (la crise d'angoisse)
i. Manifestations subjectives
" peur sans objet réel, défini, actuel et apparent".
ii. Manifestations somatiques
iii. Manifestations psychosensorielles
iv. manifestations comportementales
* Inhibition motrice
* Agitation
* Actes suicidaires
v. Fréquence et récurrence
* Attaque de panique
* Ou trouble panique
E.2. Manifestation somatique de la crise d'angoisse (attaque de panique)
Dyspnée, sensation d'étouffement
Vertige, instabilité, malaise
Palpitations, tachycardie
Tremblements
Sueurs
Difficultés de déglutition, sensations d'étranglement
Nausées, troubles abdominaux
Sensations d'engourdissement, fourmillements
Sensations de chaud ou de froid
Douleurs ou inconfort thoracique
VII. L'agoraphobie
- Isolée ou associée au trouble panique:
- Crainte de se retrouver dans des endroits ou des situations d'où il pourrait être difficile ou gênant de s'échapper ou dans lesquels(elles) on ne pourrait pas trouver de secours en cas d'attaque de panique
Conduites d'évitement :ex: restriction des déplacements ou besoin d'être accompagné en dehors de son domicile.
VIII. Phobie sociale
- Critères diagnostiques :
peur irrationnelle persistante d'une ou plusieurs situations
Situations phobogènes vécues avec anxiété intense.
Exemples de phobies sociales : peur de parler en public, de manger en public
- peur reconnue par le sujet comme excessive ou irrationnelle ( mais le gênant considérablement)
IX. Phobie simple
- Critères diagnostiques :
Peur irrationnelle, persistante d'un stimulus déterminé
L'objet phobique est évité ou vécu avec une anxiété intense
- Objets phobogènes : animaux, certains instruments...
- Le sujet reconnaît la nature excessive et irrationnelle de ses craintes
X. Trouble obsessionnel compulsif (TOC)
- Critères diagnostiques : existence d'obsessions ou de compulsions
- Obsessions :
idées, représentations ou impulsions récurrentes, persistantes et étrangères à la volonté du sujet
Efforts du sujet pour les ignorer
- Compulsions
Comportements répétitifs et en apparence sensés, au déroulement stéréotypé (rites)
Ce comportement n'a pas de but en soi, mais est destiné à empêcher (ou produire) un événement ou une situation ou à diminuer l'angoisse
- Gêne la vie sociale
XI. Etat de stress post-traumatique (=Névrose traumatique)
- Apparaît après un événement hors du commun en général après un temps de latence (6 mois)
- Syndrome de répétition (flash-backs) : le patient revit la scène traumatisante ("cauchemars")
- Associé à des symptômes anxieux non spécifiques
- N'est pas une complication des réactions anxieuses
XII. Anxiété Généralisée
- Sentiment d'insécurité, d'incertitude, "attente craintive" permanente
- Tension motrice (fébrilité...)
- Hyperactivité neurovégétative : symptômes physiques
- Hypervigilance : difficultés de concentration, troubles du sommeil, irritabilité
- Anxiété généralisée : >6 mois avec soucis plus d'une journée sur deux
I. Introduction
Dans la psychose, on est dans un autre monde. Les termes employés n'ont pas forcément le même sens que l'on pourrait leur attribuer. Les mots, les termes banaux que l'on emploie peuvent avoir un sens délirant. Les patients utilisent souvent des néologismes, c'est-à-dire qu'ils inventent de nouveaux mots.
Exemple d'une femme atteinte de schizophrénie :
" Pour Marianne, je tourne le dos mollement à sa mère, mollement comme une bûche dans le feu. Elle a un amour comme le notre. Avec sa grande taille elle s'emploie a dessein comme une vieille scie. Elle a le coup d'envoi d'un cath. Le mariage elle dit que c'est furtif, que tout confirme aux adieux qu'un mari dit à sa femme. Elle est plus fière d'elle parce qu'elle est plus fière de lui comme avant. Elle dit tout d'une voix très calme. A la lueur des phares elle rejette tout le reste. Elle aimerait un chapeau sur sa tête mais elle préfère le ronflement du moteur. De son homme elle entend le secret."
Face à une personne psychotique, le dialogue peut être un peu difficile. Ce qu'ils disent peut paraître sensé ou non, mais on ne comprend pas forcément le sens qu'ils donnent à leur parole, donc on ne leur renvoie pas ce qu'ils attendaient. Ils peuvent parfois penser qu'on se moque d'eux.
II. Critères
A. Ne pas forcément se fier à la réalité
Parfois, le délire est très simple à
diagnostiquer :
"Je reviens de la planète mars."
"Un Jupitérien est venu me voir et on a passé les vacances
ensemble."
Mais le diagnostic peut être plus difficile, car le délire
peut être très structuré.
Exemple : "Je prends mon téléphone
portable et j'appelle chez moi. Normalement ma femme est chez
moi, mais ça ne répond pas. donc, ma femme me trompe!"
C'est un délire de jalousie dans la paranoïa, qui se retrouve
souvent chez les personnes abusant de l'alcool. Dans ce cas
là, c'est dur de savoir si c'est vrai ou pas. Pour savoir si
la personne délire ou pas, on se fiche que sa femme le trompe
ou pas, ce qui compte, c'est de savoir ce qu'il se passe dans
la tête du patient.
B.
Ne pas forcément se
fier à l'entourage
B.1. Parfois, le délire peut être à plusieurs, souvent entre
conjoints.
Exemple : Une patiente vivait dans un
appartement et ses voisins du dessus étaient infernaux. Ils
faisaient l'amour toute la nuit et toute la journée, ça
grinçait, ça faisait du bruit!
On ne sait pas si c'est vrai ou pas, mais si c'est vrai, ses
voisins devaient vraiment être très e, forme pour faire ça
toute la journée et toute la nuit.
puis elle continue : Ca devient vraiment
épouvantable, parce que ça finit par couler et j'ai été obligé
de mettre des seaux.
A ce niveau là, on peut quand même se dire qu'elle a un petit
problème!
Donc le médecin va voir le mari pour lui expliquer que sa
femme est en plein délire. Il lui explique qu'elle invente des
choses, et lui dit prudemment ce qu'elle lui avait raconté, et
il lui répond :
Mais si docteur, elle a raison!
on peut donc confirmer que les deux conjoints sont en plein
délire.
Souvent un des deux est très moteur dans le délire, et l'autre
s'accroche au délire.
B.2. Les
familles ne sont pas souvent très objectives
- Soit elles minimisent les faits, les paroles, elles ont une vision plus
rationnelle, souvent car elles ont peur de la maladie.
- Plus rarement, elles en rajoutent, soit pour se débarasser de la
personne, mais c'est rare, soit car elles ont peur de la
personne et elles préfèrent qu'elle soit hospitalisée.
C.
Référence au réel
Ce que dit une personne en plein délire, pour elle c'est
complètement vrai, elle ne peut pas remettre ses paroles en
question. On peut le ressentir en parlant avec elle.
Exemple : L'histoire du mec qui téléphone chez lui et que sa
femme ne répond pas, donc elle le trompe
C.1. Quelqu'un qui ne délire pas
Il peut dire que sa femme le trompe, mais il sait que ça reste
une hypothèse, un produit de sa pensée, que c'est imaginaire.
Il sait qu'il y a d'autres possibilités : elle est sous la
douche, partie faire des courses... Ce n'est pas un délire car
il sait qu'il imagine à partir du réel.
C.2. Quelqu'un qui délire
Lorsque sa femme ne répond pas au téléphone, c'est comme s'il
était témoin direct de la tromperie. Il ne fait pas référence
à l'imaginaire, il est dans le réel, et le réel ne se change
pas.
Donc pendant l'examen, il est important d'émettre d'autres
hypothèses comme : elle était sous la douche... Quelqu'un de
"normal" répond : oui, peut être Quelqu'un qui délire : non,
elle me trompe, j'en suis certain, car pour lui c'est quelque
chose de réel.
Il faut savoir si le patient est dans une perspective réelle
ou imaginaire.
D.
Méconnaissance du
caractère pathologique des troubles
A partir du moment où la personne vit les troubles comme
quelque chose de réel, pour elle c'est normal et ça ne peut
pas être pathologique.
Quand c'est un syndrome délirant très important, la famille a
le rôle d'emmener le patient à l'hôpital psychiatrique, mais
le patient ne comprend pas, il peut parfois dire des choses
aberrantes : "C'est lui qu'il faut enfermer, il entrave ma
mission, vous voulez enfermer Dieu..." Il peut s'énerver
contre le médecin. Dans leur perspective, ça paraît logique.
Pour lui, c'est vécu comme vrai, donc il n'est pas malade, ce
sont les autres qui délirent!
III. Analyse sémiologique du délire
L'analyse se fait toujours de la même façon : les thèmes, les mécanismes et l'organisation du délire.
A. Les thèmes du délire
Il faut décrire de quoi parle le délire;
Quand on entend quelqu'un qui délire, on arrive toujours à
raccrocher leur pensée à un des thèmes. Quand le délire est
évident, le thème se trouve tout de suite et le diagnostic est
facile. Quand le délire est plus structuré, il faut lister
tous les thèmes, pour pouvoir trouver le thème du délire.
A.1. La
persécution
C'est un thème ubiquitaire, quasiment toute personne délirante
se sent plus ou moins persécutée.
Exemple : Dans le couple qui délirait à deux, la femme disait
que les voisins du dessus couchaient ensemble rien que pour
l'embêter elle.
Parfois ce thème est très dominant.
A.2. L'érotomanie (thème passionnel)
C'est un sentiment délirant d'être aimé de quelqu'un.
C'est un thème très majoritairement féminin!
Exemple : Une patiente était persuadée
d'être aimée de Jacques Higelin. Chaque fois, elle pensait que
les paroles de ses chansons se ramenaient à elle, le choix de
ses villes de concert se faisait en fonction de sa vie privée
à elle. Un jour, elle l'a vu en concert avec une écharpe
blanche, et elle a pensé que c'était pour lui dire que son
mariage à lui était blanc, c'est-à-dire non consommé car il
l'aimait elle. Plus tard, elle est tombée dans la persécution
car elle disait qu'il faisait exprès de ne pas manifester. Il
l'avait trompée elle avec sa femme à lui.
A.3. La jalousie (thème passionnel)
Exemple de l'homme avec son portable et sa femme qui le trompe
A.4. Les idées de référence
Objet de l'intérêt d'autrui. Ce thème se retrouve quand les
gens ramènent tout à eux, le sujet est au centre de tout.
Exemple de la femme érotomane : les paroles de ses chansons se
rapportaient à elle.
Exemple : Certaines personnes pensent que lorsqu'un avion
s'écrase, c'est de leur faute.
ils sont le centre du monde, heureux ou malheureux.
A.5. La mélancolie (thème thymique)
La tristesse n'est pas forcément délirante,
mais elle peut le devenir, comme dans le syndrome de Cotard :
Exemple : "Je suis triste, je suis nul,
je ne suis rien"
* Délire de négation de soi, et en particulier une négation
d'organe.
"Je n'ai pas de cerveau, je n'ai pas
d'intestin"
* Délire de damnation
" Si je ne suis rien c'est que je l'ai mérité, car j'ai fait
une faute impardonnable, c'est bien fait pour moi"
* Délire d'immortalité, mais qui n'empêche pas que les gens se
suicident.
Le patient se dit "damner dans l'éternité des temps", et cette
damnation peut retentir sur les enfants. Ce délire peut être à
l'origine de suicides familiaux, la personne délirante tue ses
enfants, et se suicide après.
A.6. La
mégalomanie (thème thymique)
Ce thème se retrouve quand la personne est trop gaie, elle est
de super bonne humeur, elle rigole tout le temps.
Cela peut exister aussi en non pathologique.
Exemple : "je suis le meilleur, le plus
beau, le plus riche, je suis au-dessus des lois, rien de
m'arrête, je fais les lois, je commande à tout le monde..."
Cela peut aller jusqu'à "je suis Dieu", ou plus simplement "je
suis le représentant de Dieu sur terre."
A.7. Le thème hypochondiaque
C'est un thème qui se rapporte au corps.
* Métamorphose : déplacement d'organe, le coeur n'est plus à sa place...
* Possession : quelque chose rentre en nous et prend le contrôle
* Démonopathie : corps ou cerveau possédé par des dieux, des martiens...
* Zoopathie : pareil mais par des bêtes.
A.8. Le
thème d'influence
= être agi par une force extérieure
On ne contrôle plus sa pensée, son langage, son
comportement...
B/ Les mécanismes du délire (comment viens le délire?)
B.1. Les hallucinations
= perception sans objet à percevoir
*
Psychosensorielles
Intéresse les cinq sens.
L'objet halluciné semble à l'extérieur du sujet.
Il paraît perçu par l'intermédiaire des organes sensoriels.
- auditives et visuelles
- olfactives et gustatives
- tactiles et cénesthésiques, associés au thème
hypochondriaque
* Psychiques
= voie intérieure, ni sensorielle, ni extérieure.
Exemple : "On m'a greffé un haut-parleur
dans le cerveau."
B.2. Interprétation
= explication erronée d'un fait réel
= trouble du jugement
B.3. Illusion
Elle se situe entre l'hallucination et l'interprétation, c'est
la perception déformée d'un signe.
Exemple : Une personne regarde des doubles rideaux, ils
forment des plis lorsqu'ils sont ouverts, c'est vrai. Mais
elle voit quelqu'un caché derrière, le pli est déformé sous
une forme humaine, mais ce n'est qu'une illusion. De plus, ce
quelqu'un l'observe : thème de persécution
B.4. L'intuition
= connaissance immédiate, sans nécessité de vérification.
Exemple : "Je sais, j'ai une révélation,
j'ai une mission..."
B.5. L'imagination
C'est une construction, une élaboration plus ou moins
vraisemblable d'un monde où le sujet a le premier rôle.
c'est un mauvais terme, car pour eux, c'est très réel et pas
du tout imaginaire.
Exemple : "Il y a très très longtemps,
j'étais vivant et on m'a crucifié, et maintenant je suis
ressuscité"
Le médecin répond : oui, je vois à quoi
vous faites allusion.
"Vous n'y êtes pas du tout docteur, je
n'étais pas Jésus-Christ, j'étais un des deux mécréants, mais
je n'arrive pas à me rappeler si j'étais celui de gauche ou
celui de droite."
Pour nous, c'est un récit complètement imaginaire, mais pour
lui pas du tout, le seul doute qu'il a, c'est qu'il ne sait
plus s'il était à gauche ou à droite.!
B.6. L'automatisme mental
C'est un fonctionnement automatique, spontané, dissident d'une
partie de l'activité psychique.
Il peut être classé de deux façons différentes :
* Idéo-verbal : devinements, vols de
pensée, échos de lecure et de pensée, commentaires de pensée,
d'actes, télépathie...
* Sensoriel et sensitif : images,
sons, goûts, odeurs imposés...
* Psychomoteur : mouvements, paroles
imposés
Ou alors,
* Centrifuge : de sa tête vers
l'extérieur, pas d'intimité de pensée, devinements, vols de
pensée, échos...
* Centripète : télépathie,
commentaires, images, sons, goûts, odeurs, mouvements, paroles
imposés... Syndrome d'influence, arrive au cerveau de façon
imposée.
C/
Organisation
C.1. Systématisation
* Non systématisé : enchevêtrement de
thèmes et de mécanismes, pensée obscure, diffuse, sans
logique.
Ce délire là se voit tout de suite.
* Systématisé : cohérent et ordonné,
peu de thèmes et de mécanismes.
C'est un délire plus difficile à trouver car il reste logique.
- en secteur : Un seul secteur
de la pensée est atteint. La personne paraît normale, mais
quand on parle d'un sujet précis, elle nous dit des énormités.
il faut lister les thèmes pour tomber dessus. Exemple de la
femme dont Jacques Higelin était amoureux.
- en réseau : Une fois que la
personne commence à délirer, ça part dans tous les sens.
C.2. Degrès
d'extension du délire
C.3. Investissement affectif du délire et adhésion
En général, quand ça fait longtemps, on est moins investi.
L'examen de l'enfant comporte plusieurs
étapes
I. Entretien clinique
A. Premier temps
A.1. Sont présents
Les parents (importance de la présence du couple et pas seulement de la mère)
L'enfant
Le médecin
L'interne et l'externe (après autorisation des parents)
A.2. Interrogatoire
On questionne les parents en présence de l'enfant (en cas de réticence des parents, leur expliquer que cette consultation concerne leur enfant et que ce qui va être évoqué fait parie de son histoire même si certains événements ont eu lieu avant sa naissance)
Motif de la consultation
Origine de la demande (école, pédiatrie, médecins de PMI, famille...)
Fratrie : constitution, relations, réactions à la naissance d'un benjamin...
Grossesse : déroulement, désir, ou "accident", connaissance du sexe du foetus, choix du prénom, accouchement, les suites de couches, prématurité?, allaitement...
Alimentation
Sommeil (à quel âge a-t-il fait ses nuits, chambre seul, dans la chambre des parents, rituels du coucher)
Acquisition de la propreté
Acquisition de la parole
Le mode de garde (nounou, grands parents, mère,...)
Le nin-nin (l'enfant l'amène à la consultation?)
La scolarité et les activités extra-scolaires
Relations avec les grands parents, avec les frères et soeurs des 2 parents
Le travail des parents et le temps passé par chacun avec l'enfant
Antécédents psychiatrique des parents ou de la fratrie
Peuvent-ils décrire en quelques mots leur enfant quand il était bébé et maintenant et dire si il ressemble à l'un d'eux lorsqu'ils étaient enfants?
A.3. Le motif de consultation
Apparition : brutale, progressive, par phases...
Date de début : précise en relation avec un événement, approximative
Durée de l'évolution
retentissement familial et social
Essais thérapeutiques... (consultations, traitements...)
Existence du symptôme chez une autre membre de la famille (parents, fratrie, oncles, cousins,...) et mode d'évolution voire de résolution.
A.4. Conclusion
Souhaitent-ils rajouter quelque chose qu'ils ont oublié ou que le médecin n'a pas abordé et qui leur semble important? ont-ils des questions?
A.5. Quelles informations en tirer?
Niveau socio-culturel familial
Qualité des relations dans le couple
Etat de santé psychique des parents
Statut de l'enfant dans sa famille
Histoire infantile des parents et l'image qu'ils se faisaient et qu'ils se font de leur rôle de parents.
Les anomalies dans le développement de l'enfant
B. Deuxième temps
L'enfant reste seul pour être examiné. Possible qu'à partir d'un certain âge (au mieux vers deux ans).
B.1. Il faut le mettre en confiance
Les parents laissent leurs affaires dans le bureau de consult
Accompagner les parents jusqu'à la salle d'attente
Durant l'entretien initial avec les parents, l'enfant a eu le temps de se familiariser avec le lieu et en particulier avec les jouets qui sont à sa disposition
Ce qui se passe entre lui et vous lui appartient, si il souhaite raconter à ses parents, il en est libre, mais le médecin lui ne dira rien sans son accord
B.2. Quand l'âge le lui permet, demander à l'enfant
Si il sait pourquoi il est là
Comment ses parents lui ont dit qu'il allait voir un docteur et pour quoi faire
Est-ce qu'il était d'accord pour venir?
Est-il d'accord avec ce que ses parents viennent de dire? Est-ce qu'il veut dire quelque chose en plus? Est-ce qu'il a des questions à poser?
B.3. Mode de communication entre enfant et médecin
Le jeu
Le dialogue imaginaire
Le dessin : libre ou squiggle
Dialogue en face à face
B.4. Pour conclure
Proposer à l'enfant une ébauche d'explication de son problème : PRUDENCE!!!
Lui proposer un second entretien (sauf en cas de manifestation normale du développement)
Aborder avec lui ce qu'on va dire au parents et lui demander son accord
B.5. Quelles informations en tirer?
Capacité à rester avec un étranger
Niveau de langage
Le niveau psycho-moteur
les capacités de concentration
Les capacités imaginatives et créatives
L'état d'anxiété, l'humeur
L'intégration scolaire et l'investissement du travail scolaire
Repérage dans la famille
C. Troisième temps
On reprend les mêmes et on recommence
Ebauche d'explication
Proposer un second RDV
Demander des bilans complémentaires SI NECESSAIRE : orthophonie, psychomotricité, tests psycho (personnalité, QUI,...), neuropédiatrie, génétique,...
II. Clinique pédopsychiatrique
A. Perturbations des intéractions
Hyperstimulation ---> attitude caractérielle
Hypostimulation ---> carence affective, éducative
Troubles de la réciprocité
Difficultés de séparation
Excès d'autonomisation
B. Troubles du sommeil
B.1. Insomnie de la première année
Banale
Correspond à des conditions maladroites de préparation au sommeil
2 formes graves rares, soit très agitée, soit très calme qui font évoquer le diagnostic de psychose (autisme...)
B.2. Difficultés d'endormissement chez les 2 à 6 ans
Opposition au coucher
Rituels du coucher
Phobie du coucher
B.3. Angoisses nocturnes
Terreurs nocturnes
Rêves d'angoisse
Réveil anxieux
B.4. Somnanbulisme ---> le ramener dans son lit sans le brusquer
B.5. Insomnie vraie du pré-ado et de l'ado ---> déficit chronique du sommeil
C. Perturbations des conduites motrices
C.1. Troubles de la latéralisation ---> grande maladresse
C.2. Dyspraxies : associe des perturbations de l'organisation du schéma corporel et de la représentation spatio-temporelle
i. Modérées liées à une certaine immaturité
ii. Sévères liées à un trouble de la personnalité
C.3. Instabilité psychomotrice
C.4. Les tics
D. Troubles du langage
D.1. Le langage normal chez l'enfant
A partir de 1 mois : babillage ou lallations
A partir de 6-8 mois : écholalie (répétitions)
A partir de 12 mois : acquisition possible de 5 à 10 mots
Entre 12 et 18 mois : période du "mot-phrase"
Vers 18 mois : combinaison de mots
Vers 3 ans : acquisition du "je"
Entre 4 et 5 ans : organisation syntaxique de plus en plus complexe
D.2. Troubles de l'articulation
i. Zozotement
ii. Schlintement
iii. retard de parole : difficultés d'intégration
des phonèmes
iv. retard simple du langage : "parler bébé"
v. Dyslexie-dysothographie
vi. Bégaiement
vii. Le mutisme
- Total
post-traumatique
-
Electif durable (ex: parle pas devant les adultes)
E. Troubles de l'alimentation
Anorexie
Essentielle précoce
Du second trimestre
* Simple = conduite réactionnelle passagère
* grave, souvent associé à des troubles du développement,
faisant évoquer une psychose
3.
De la seconde enfance
4.
De la jeune fille
Obésité
Comportement déviants
Crises de boulimie : surtout chez les ado
Maniérisme et dégoût électifs
Potomanie : le plus souvent associée à d'autres troubles du développement faisant évoquer la psychose ou, chez les ado associé à boulimie ou anorexie
Pica (enfant qui met tout à la bouche)
Coprophagie : attention psychose! (mange ses selles)
F. Troubles sphinctériens
Enurésie : la maturité physiologique est acquise entre 3 et 4 ans
Encoprésie (= traces dans la culotte) : âge habituel de l'acquisition de la propreté entre 2 et 3 ans
G. Troubles des fonctions cognitives
Défience mentale
Enfants surdoués
H. Troubles du comportement
Mensonge
Vol
Fugue
I. Conduites agressives
Hétéro-agressivité excessive
Intolérance précoce à la frustration
Violences du pré-ado
Conduites meurtrières
Auto-agressivité
Automutations
tentatives de suicides
Conduites à risque ou "équivalents suicidaires"
J. Troubles du développement sexuel
Les manipulations sexuelles peuvent être très
précoces chez les garçons (6-7 mois) mais elles débutent
généralement vers 2-3 ans.
La curiosité sexuelle s'exprime directement entre 3 et 5 ans
et est souvent accompagnée d'une attitude exhibitionniste
Masturbations
Exhibitionnisme
Homosexualité
Travestissement
Transexualisme