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Rhumatisme : les grecs pensaient qu'il y avaient une substance qui coulait lorsqu'il avaient mal, mais ceci ne correspond à rien!
I. Signes Fonctionnels
Le signe fonctionnel est la douleur.
On distingue :
* La douleur mécanique : c'est
comme une "charnière qui ne marcherait plus. Elle se
caractérise :
- Pas de douleur la nuit
- La douleur apparaît le matin, au réveil
- Puis un "déverouillage" bref
- Réapparaît en fin de journée
- Est soulagée par le repos
* La douleur inflammatoire qui se
caractérise :
- Douleur nocturne
- Qui persiste la matinée
- S'arrête un peu mais revient dans la journée
- N'est pas soulagée par le repos
On parle de douleurs nocturnes, quand les douleurs se
produisent en plein milieu de la nuit (en général vers 3h).
toutes les douleurs nocturnes ne sont pas inflammatoires,
certaines sont dûes au mouvement.
II. Interrogatoire
Il faut poser différentes questions :
Où? le poignet, le carpe,
l'articulation métacarpo-phallangienne, inter phalangienne
proximale, inter phalangienne distale
Combien? un ou plusieurs sites
précedemment cités
parésthèsies? sensation de
fourmillement
III. Examen clinique
L'examen doit être COMPARATIF
A. Inspection
- la couleur des mains : les mains peuvent
être rouge (en cas de grossesse, de diabète, d'hyperthyroïdie,
d'alcoolisme)
- la forme des mains : la main présente :
* une éminence thénar (pouce) prononcée avec un galbe
* une éminence hypothénar (5ème doigt), grâce à laquelle on
peut taper sur la table
* les muscles (m.) interosseuse, entre les deux éminences,
visibles chez les sujets amaigris
- les ongles : on peut observer la lunule
par exemple...
* rhumatisme psoriasique : l'ongle présente une mycose, on
parle d'ongles en "dé à coudre"
* hypocratisme digitale : l'ongle est fortement bombé (permet
de diagnostiquer un cancer du poumon)
- les doigts : un en moins, un
supplémentaire (relativement fréquent à la Martinique)
- les phalanges : en moins ou en plus
- les déformations visibles à l'oeil nu, on
va rechercher un gonflement, qui est net dans la polyarthrite
rhumatoïde.
B. La palpation
- la trophicité de la peau : on l'apprécie
en pinçant le pli de la peau, si elle est impinçable elle est
tendu (signe observé dans la sclérodermie)
- les tendons : sur lesquels peut exister un
nodule (le signe est le doigt en "ressorté : après une flexion
difficulté à remettre le doigt en extension, le traitement se
fait par infiltration)
- la ligne bistyloïdienne : on palpe cette
ligne qui doit être oblique en bas et en dehors, si elle ne
présente pas cette direction il y a fracture.
- la tabatière anatomique : on observe dans
la tabatière de dedans en dehors : le tendon du m.long
extenseur du pouce, le tendon de m.court extenseur du pouce,
le tendon du m.long abducteur du pouce. En appuyant dans la
tabatière, on peut sentir le scaphoïde, qui est douloureux en
cas de fracture (visible sur une radio en incidence
scaphoïdienne).
- le trajet du nerf médian : regarder là où
passe le nerf médian permet de connaître, parfois, l'origine
de la douleur. Le signe de TINEL
est une douleur et une paresthésie des 3 premiers doigts,
c'est le signe d'une compression du médian dans le canal
carpien
IV. Les mobilités
A. Flexion-Extension
Au niveau du poignet, dans le plan frontal la
flexion-extension : environ 85°
Pour observer la capacité d'extension du poignet d'un patient,
on lui demande de mettre les mains en prières.
Pour observer la capacité de flexion, on lui demande de placer
ses poignets en tampon de wagon
B. Prosupination
La supination : 90°
La pronation : 85°
La pronation est fonctionnelement plus importante que la
supination. La supination permet de porter quelque chose. Pour
compenser un déficit en supination, on exploite d'autres
articulations (coude, épaules)
C.
Mouvements de latéralité
L'abduction : vers l'extérieur, 15°
L'adduction : vers l'intérieur
D.
Les doigts
L'articulation métacarpo-phallangienne est capable de
flexion-extension et de rapprochement-écartement par rapport
au 3ème doigt.
L'articulation interphallangienne proximale est capable d'une
flexion-extension de 0° à 100°.
l'articulation interphallangienne distale est capable d'une
flexion-extension de 20° environ.
E.
Le pouce
Le pouce est capable du mouvement d'OPPOSITION.
On observera une diminution de la capacité d'opposition en cas
de fracture de scaphoïde.
Sans ce mouvement, on ne peut pas travailler.
Toutes ces mobilités sont déterminées par les muscles:
- m. grand palmaire, m. petit palmaire, m. cubital antérieure : la flexion
- m. cubital postérieure, m. 2ème radial : l'extension
- m. cubital antérieure, m. cubital postérieure : l'adduction
- m. grand palmaire, m. 1er radial : l'abduction
V. La sensibilité
Les troubles sensitifs sont à l'origine des sensations de fourmillement
VI. Imageries
La radiologie se fait en post-traumatique
De temps en temps, il y a des os supplémentaires : les os SESAMOÏDES. Au niveau du pouce, l'os sésomoïde principal est en grain de sésame. Ils ont la particularité d'être inclus dans les parties molles de l'articulation, ils son intra capsulaires et intra tendineux.
VII. Conclusion
Les douleurs débouchent sur des pathologies :
- pathologies mécaniques : choc, arthrose
- pathologies inflammatoires
- ou témoins d'autres pathologies (autres que la main) : sclérodermie,
hypocratisme digitale,...
I. Rappel anatomique
La colonne vertébrale est constituée de 7 vertèbres cervicales, 12 vertèbres dorsales, 5 vertèbres lombaires, du sacrum et du coccyx (qui peut se présenter à la naissance sous forme de queue).
La vertèbre la plus facilement palpable est la vertèbre C7 (certaines personnes viennent en consultation parce qu'ils ont trouvé une bosse dans leur dos)
La forme des processus articulaires empêchent que les vertèbres se décalent. Cependant l'arthrose peut modifier la forme des articulations et permet le glissement de la vertèbre
Les vertèbres s'articulent entre elles en trois
zones :
- entre le corps par l'intermédiaire des disques intervertébraux
- entre les articulaires postérieure
Les disques intervertébraux sont formés de disques de lamelles
fibreuses concentriques disposées de façon à ce que les
travées fibreuses s'entrecroisent et d'un nucleus pulposus qui
permet aux vertèbres de bouger entre elles.
Les disques sont des zones importantes en pathologie, de par
les hernies discales que le nucleus pulposus forme lorsqu'il
se glisse en arrière et va ainsi comprimer le canal rachidien.
Le canal rachidien contient jusqu'au niveau de L2 la moelle
épinière et ensuite il contient les nerfs qui composent la
queue de cheval (zone de ponction lombaire au niveau L3 L4).
Les pédicules forment un trou nommé trou de conjugaison. Au
niveau de ces trous de conjugaison se fait la sortie des
racines nerveuses qui sont numérotées de la façon suivante :
Au niveau cervical les racines portent le même nom que la
vertèbre du dessous, sous la vertèbre C7 sort la racine C8,
ensuite les racines portent le même nom que la vertèbre du
dessus.
La colonne vertèbrale comporte aussi beaucoup de ligaments
tels que le vertébral antérieur (relie la partie antérieure
des corps vertébraux), le vertébral postérieur, le ligament
jaune (relie les lames) et le ligament inter-épineux.
La colonne vertèbrale possède de profil 4 courbures : lordose
cervicale, cyphose dorsale, lordose lombaire et cyphose
sacrale. Dans le plan frontale la colonne est verticale.
II. Pathologie
A. Douleurs
la plainte rhumatologique est très fréquente en consultation
chez un généraliste. Les plaintes concernent les cervicalgies
(vertèbres cervicales), des dorsalgies (vertèbres
thoraciques), lombalgies (vertèbres lombaires) souvent
appelées "mal de dos" par les patients, douleurs sacrées
(sacrum) et de coccygodynie (coccyx).
La coccygodynie est très difficile à traiter. Elle correspond
à la petite blague que l'on fait de retirer la chaise de
quelqu'un pendant qu'il s'assied. Un dicton dit : "on rit 5
secondes et on souffre pendant 5 ans"
Les cervicalgies et lombalgies sont très fréquente et sont
rarement la manifestation d'autres choses. Les patients
confondent souvent lombalgies et mal de dos. Cependant, la
dorsalgie (la vraie) est souvent la manifestation d'autres
problèmes. Pour cela il faut ce faire une coupe et chercher
une étiologie des organes internes même si l'on sait que le
patient est arthrosé. Le diagnostic d'une dorsalgie n'est pas
un diagnostic positif au contraire on le fait après avoir
écarté tous les diagnostics différentiels. Par exemple, le cas
de la dissection aortique est typique en effet le patient
ressent une douleur dans le dos qui descend.
En rhumatologie, il faut savoir distinguer les douleurs
d'origines mécaniques et les douleurs d'origine inflammatoire.
Cela se fait lors de l'interrogatoire du patient, et plus en
particulier lorsque le demande les circonstances de survenue
et l'âge du patient. En effet un patient qui nous dit que ça
arrive quand il dort doit attirer notre attention en faveur
d'une douleur de type inflammatoire (type tumeur...) et nous
alerter sur les risques de spondylarthropathies par exemple
chez l'homme jeune. Si la douleur arrive plutôt à l'effort et
est soulagée par le repos il faut plutôt penser à une douleur
de type mécanique. Exemple des tassements vertébraux chez la
grand-mère ostéoporotique qui veut faire un bisous à son petit
fils de 4 ans qui vient la voir une fois par ans et qui se
tasse les vertèbres en se baissant.
Certains signes nous amènent à penser à l'ostéoporose tel que
la fracture de la tête radiale à 60 ans, la fracture des
vertèbres à 70 ans, la fracture du col du fémur à 80 ans et
plein d'autres fractures bien sur chez des patients âgés.
Les douleurs rhumatologiques ont tendance à irradier les nerfs ainsi on parle de névralgie cervico-brachial pour les douleurs irradiant le bras, de sciatique pour les douleurs irradiant les membres inférieurs et de névralgie inter-costal pour les douleurs irradiant dans les côtes.
B. Autres plaintes
Les déformations sont aussi des plaintes rhumatologiques importante. Dans le sens transversale on parle de scoliose (colonne en S en regardant le dos) et dans le sens sagittale on parle d'hyper lordose et d'hyper cyphose.
III. Examen clinique
A. Inspection
On regarde s'il existe un trouble statique
c'est à dire que l'on observe notre patient de dos, immobile
pour y observer des déformations, dissymétries...
La scoliose est souvent associée à une gibbosité (les
vertèbres tournent) pour observer cela on demande au patient
de se pencher en avant et on voit une bosse sur le dos plus
grande d'un coté que de l'autre. Une gibbosité n'est pas
forcement douloureuse.
Ensuite on observe la mobilité de la colonne vertébrale
segment par segment.
Segment lombaire :
Pour apprécier l'anté flexion de la colonne lombaire on mesure
la distance main/sol et/ou l'indice de SCHOBER qui consiste à
tracer une ligne au niveau des deux crêtes iliaques sur le dos
du patient debout. On porte une deuxième ligne 10 cm en
dessous et on demande au patient de se pencher en avant,
normalement l'écart entre ces lignes augmente d'environ 5cm.
La colonne lombaire ayant peu de mouvement de rotation et
d'extension la mesure de ces degrés de mobilité n'est donc pas
indispensable.
Cependant la colonne lombaire permet la latéro flexion qui
peut être observer par la mesure de la distance main/sol ou
doigt/genou ou encore par la mesure de l'angle bras/tronc.
Cette mesure n'est possible que si le patient se penche sur le
coté en restant dans le plan frontal.
Toutes ces mesures permettent de suivre l'évolution d'un
patient car il existe de grande variation interindividuelle au
niveau de la dynamique rachidienne.
Segment dorsale :
Très peu de mouvement à cause des côtes
Segment cervicale :
Les mouvements de flexion extension d'environ 50° chacun ainsi
que les mouvements de latéro flexions d'environs 45° de chaque
coté sont permis par les parties moyennes et basses de la
colonne cervicale. On peut mesurer la latéro flexion en
mesurant la distance oreille/épaule.
La rotation d'environ 70° de chaque coté est permise par la
rotation de l'axis et de l'atlas entre elle. Une perte de la
rotation de la tête doit être très préoccupante. Pour observer
la rotation on peut mesurer le degré de rotation avec un
rapporteur patient allongé.
B.
Palpation
Lors de la palpation, il faut appuyer sur la colonne vertèbrale et si le patient ressent une pression douloureuse il ne faut pas focaliser son attention sur la vertèbre en elle-même (dans un premier temps) on peut rechercher des petites contractures des muscles paravertebraux. En palpant la colonne, on touche les épineuses. Si l'on veut toucher les vertèbres, c'est possible notamment les vertèbres des extrémités de la colonne en pratiquant le toucher buccal pour C1 et toucher rectal pour les vertèbres basses (coccyx, sacrum).
Lors d'une plainte rhumatologique, l'examen clinique
neurologique est aussi très important pour rendre compte de
l'incidence de la lésion sur la motricité, la sensibilité et
ainsi détecter les handicaps. Pour la colonne la manoeuvre la
plus simple de contrôle neuro est la manoeuvre de LASEGUE qui consiste à soulever
la jambe du patient assis et à regarder l'angle de la douleur.
Si les patients se plaignent d'un signe de LASEGUE à 10° il
faut relativiser et voir si le patent ne nous mène pas en
bateau. Pour vérifier, il faut faire style de rien, dire au
patient de se recoucher, continuer l'examen clinique et après
revenir à l'examen des réflexes et on va lui demander de
s'asseoir. Si le patient se relève facilement c'est que le
patient a menti sur sa douleur lors de la manoeuvre de
Lasègue.
Le mal de dos est le siège d'un croisement entre vrai
pathologie et douleur fonctionnelle. En effet quand le coté
psychologique de la personne va mal, le dos va mal. Cela est
lié aux représentations fantasmagoriques que l'on a du dos
justifié par certaines expressions de la vie courante telles
que : il m'a brisé les reins, j'en ai plein le dos,... Chez
l'homme le dos est même un symbole sexuel (coup de rein).
IV. Aspect radiologique
Radio de la colonne lombaire de face :
On dirait que la vertèbre nous regarde lorsqu'on regarde une vertèbre de face, il faut chercher à voir les deux yeux de la vertèbre. Si on en voit qu'un seul alors on dit que la vertèbre est borgne et cela peut être signe d'une métastase osseuse. Il faut se méfier aussi de la qualité de la radio car on peut croire que la vertèbre est borgne alors qu'elle est simplement tournée, elle est alors appelé pseudo vertèbre borgne.
Radio de la colonne lombaire profil :
Sur la radio de la colonne lombaire de profil on peut voir que les disques intervertébraux augmentent quand on descend en bas de la colonne alors que les articulaires diminuent. Le disque sous L5 lui est plus petit et de forme triangulaire de profil (c'est l'exception à la règle).
En pathologie on peut voir un manque d'os à un endroit de la vertèbre qui peut être signe d'une métastase osseuse.
Pour dégager le trou de conjugaison de la colonne lombaire il faut faire une radio de 3/4 et si on injecte au préalable un produit de contraste dans le rachis on pourra u observer des hernies discales.
Radio de la colonne cervicale de profil :
On peut voir sure cette radio l'apophyse
ondontoïde de C2 bagué par C1. L'atlas elle n'a pas d'apophyse
épineuse alors que la vertèbre C7 à la plus grosse épineuse de
toute la colonne vertébrale.
Sur la radio de profil on peut voir aussi la sphère
aéro-digestive finement appliqué jusqu'à C4 et c'est en C3 que
la muqueuse est la plus épaisse. Si c'est épais en haut il
peut y avoir du sang.
Radio de la colonne cervicale de 3/4 :
Les pédicules des vertèbres cervicales étant à 90°, sur la radio de 3/4 on voit un pédicule et un rond qui correspond à l'autre pédicule. Il est normalement très visible, si on le voit pas cela correspond probablement à une métastatse.
I. Interrogatoire
A. Professions - sports pratiqués
On recherche des (sur)charges du genou, des microtraumatismes, des mauvaises postures.
B. Antécédents
Autres problèmes ayant concerné le genou, traitement éventuel, chirurgie
Traumas (atteinte méniscale, atteinte lointaine,...)
Autres problèmes articulaires (pathologie mono/poly articulaires, poly arthrite...)
Autres (systématique)
C. Signes fonctionnels
* Apparition après un trauma : lequel?
* Quand, éléments déclenchant, accompagnateurs, soulageant
Quand et comment la douleur survient-elle?
Ex : 1 dérouillage matinal long est signe d'arthrose
qu'est-ce qui déclenche la douleur, la soulage?
* Nature (1 ou plusieurs) : mécanique ou inflammatoire
Impotence (fonctionnelle ou réelle)
Blocage : impossible de fléchir
Pseudo blocage : impression de blocage
Signes d'instabilité : cela évoque une pathologie ligamentaire
(surtout les croisés avec rupture partielle ou totale) ou une
patho méniscale
Episode de dérobement à la marche (insuffisance musculaire)
Ressauts
* Augmentation de volume : épanchement intra articulaire, qui peu être
intermittent (signe pas forcément présent le jour de la
consultation) ou chronique. C'est un signe d'arthrose et plus
rarement d'arthrite.
* Douleur : il faut préciser l'intensité, qui va de "peu gênante" à "très
importante"
C'est important de le savoir pour le diagnostic et le
traitement
En effet le traitement doit faire l'objet d'une évaluation
bénéfice/risque et au final doit être de telle sorte que le
bénéfice attendu soit supérieur à la douleur.
DOULEUR :
Intensité +/-
Siège : globale, latérale; ant/post (patho de l'appareil rotulien), interne (arthrose, tendinite)
Quand?
Mécanique ou inflammatoire?
2léments déclenchant : Montée/descente
d'escaliers
Station assise prolongée : situation où on ne peut pas
allonger le genou
Ex : voiture, cinéma,...
--> Ce sont des signes de patho de l'appareil rotulien
Douleurs à la course : signe de pathologie tendineuse
Douleurs à la marche : peut être signe de toute pathologie
mécanique
Douleurs quand accroupissement, en se relevant d'une position
accroupie
--> gonalgie (signifie douleur du genou) chez le jeune
il peut y avoir des éléments d'accompagnement
Comment cette douleur est-elle soulagée?
L'interrogatoire, très important en rhumato doit être long, précis , détaillé.
II. Examen clinique
A. Inspection
On recherche
Il existe un valgus physiologique de 3° vers
l'extérieur. les axes fémoral et tibial sont sensiblement les
mêmes.
Aussi, les malformations décrites au dessus sont des
déviations par rapport à l'axe physiologique.
Le genu varum : le tibia part à
l'intérieur par rapport à l'axe du fémur, ie l'axe tu tibia
est dévié vers l'intérieur.
Pour le genu valgum c'est
l'inverse : l'axe du tibia est dévié vers l'exterieur.
A l'état normal les pression transmises par les membres
inférieurs jusqu'aux pieds s'équilibrent entre le compartiment
fémoro/tibial interne et externe.
S'il y a modification de la répartition des charges donc
surcharge du compartiment interne ou externe, à la longue une
arthrose fémoro/tibiale interne ou externe s'installe (il y a
dégénérescence du cartilage).
Le genu valgum est mieux toléré
car il est moins pourvoyeur d'arthroses secondaires à cause du
valgus physiologique.
On demande au sujet debout de face de serrer les jambes:
--> les genoux se touchent et les malléoles aussi : en temps
normal.
Lors du genu varum : il y a un
espace entre les genoux.
Lors du genu valgum : il y a un
espace entre les chevilles.
--> lorsque l'anomalie est trop importante elle est vraiment
visible à l'oeil nu.
Genu recurvatum : impossibilité
d'extension complète du genou, l'axe du tibia part vers
l'arrière
--> 3 explications :
* Congénital (rare)
* Séquelle de traumatisme éventuelle
* Anomalies d'axe du à la pathologie secondaire
--> aussi appelé "flessum" (arthrose fémoro tibiale évoluée et
invalidante) : c'est un signe de gravité de la pathologie
On peut rechercher d'autres troubles statiques.
Quand le sujet est debout la rotule est visible, facilement
perceptible.
--> elle peut être déviée vers l'extérieur, ascensionné
C'est un facteur favorisant de pathologie rotulienne.
Cela peut être le témoin d'un syndrome rotulien de gène
(surtout chez la femme)
On regarde la peau à la recherche de signes d'inflammation
cutanée.
--> arthrite = peau rouge, chaude à l'examen clinique.
Le gonflement est également regardé ainsi qu'une éventuelle
amyotrophie (surtout quadricipitale), qui est signe d'une
évolution de la pathologie.
on apprécie enfin une tuméfaction, une disparition des repères
anatomiques anormaux.
B. Palpation
On cherche encore et toujours des signes de pathologie rotulienne
--> Le palpé rotulien
(on palpe les facettes rotuliennes cachées interne et externe)
Pour cela on met le sujet en décubitus dorsal (allongé) en lui
demandant de se décontracter, d'être relaché.
Cela consiste à rechercher une douleur en appuyant avec les
doigts en crochets sur les facettes latérales de la rotule
après l'avoir subluxée en dehors puis en dedans, sur les 2
genoux, l'un après l'autre.
Pour subluxer on prend la rotule entre 2 doigts : on appui
avec le pouce sur un coté, permettant l'ouverture de
l'interligne sur l'autre coté.
On peut ainsi palper cet autre coté et apprécier une éventuelle douleur (si oui c'est en faveur d'un problème rotulien).
--> Ascension contrariée
de la rotule
Le sujet est toujours dans les conditions précédentes :
décubitus...
On empaume le bord supérieur de la rotule et on demande de
contracter le quadriceps.
la rotule monte mais la main l'en empêche.
S'il y a douleur --> syndrome rotulien
--> Percussion de la
rotule
Le sujet est décontracté
On percute avec l'index la rotule qui s'enfonce, butant contre
la trochlée fémorale puis retrouve sa position initiale comme
un élastique. S'il y a douleur alors syndrome rotulien
--> Le signe du rabot
Décubitus dorsal, décontracté
C'est une manoeuvre à 4 doigts avec 1 en haut, 1 en bas, 1 à
gauche et 1 à droite
On déplace la rotule latéralement. Normalement elle doit
glisser, ci pathologie : il y a des aspérités.
C'est alors un signe d'une arthrose fémoro patellaire (AFP)
Rappel : une douleur d'origine
rotulienne est liée à une pathologie de l'articulation mais de
temps en temps c'est associé à une arthrose fémoro-patellaire
ou à une tendinite.
--> Tendons douloureux (C'est une douleur à la rotule sans les signes habituels)
--> Interlignes
fémoro-tibiales
On sent à la palpation quelque chose de bombé (c'est le
condyle) et le plateau tibiale, entre les 2 se trouve
l'interligne.
Quand il y a douleur, le plus souvent c'est une souffrance ou
ATM mais si la douleur est vraiment localisée c'est une
problème méniscal.
--> Insertions
ligamentaires
Elles font l'objet de manoeuvres spéciales pour les palper. En
général on fait une palpation directe.
--> Insertions tendineuses :
patte d'oie++, bicpes+, fascia lata (chez les sportifs)
--> Choc rotulien = signe d'un
épanchement intra articulaire
C'est facile à faire, on met le sujet en décubitus dorsal.
On prend la rotule entre 4 doigts (pouces/majeurs) placés aux
4 coins.
Avec les index on pousse vers le bas la roule.
Quand il n'y a pas de problème il ne se passe rien, elle ne
bouge pas.
Lors d'un épanchement il y a du liquide synovial entre fémur
et patella donc quand on pousse elle ne résiste pas.
Si on appui bien dessus le liquide est chassé entre les 2 os
et la rotule bloque
C. Flexion-Extension
on cherche l'amplitude articulaire
Extension (tibia sur genou) : 180°
Flexion : 135°
On cherche à savoir s'il y a flessum car l'articulation est
abimée
Si impotence fonctionnelle l'articulation fonctionne
normalement mais douleur
D. Manoeuvre
On dépiste les pathologies ligamentaires en recherchant les
baillements et tiroirs.
On recherche des baillements latéraux --> ligaments interne et
externe
On le fait en extension complète.
* 1 paume de main sous la cheville int, une main a la face ext
du genou;
On imprime une pression en sens inverse, ça pousse la cheville
vers l'exterieur, pousse le genou vers l'intérieur -->
surcharge de travail sur le ligament latéral interne.
Si rupture cela entraine une modification d'axe de la jambe
sur la cuisse et une baillement.
* On fait l'inverse pour explorer le ligament externe.
On recherche des atteintes des ligaments croisés (LC)
--> la rupture entraine un dérobement
* Recherche du tiroir en sub-extension antérieur (LCA)
1 main sur la cuisse qui l'abaisse, 1 main sous le mollet qui
le monte
On tire le tibia en avant du fémur, si e croisé est bon onne
peut pas le faire
* Recherche du tiroir post (LCP)
+ facile à pratiquer
Le sujet est semi-assis, on fléchit sa jambe sur la cuisse.
Il suffit de regarder
La jambe part en arrière quand rupture du croisé (il y a alors
une concavité antérieur)
Exploration du ménisque :
E. Hanche
Toue douleur du genou peut être une projection
d'une atteinte coxofémoral.
En premier lieu lors d'une atteinte du genou il faut vérifier
que cela ne vienne pas d'une atteinte de la hanche par
projection.
Il peut s'agir d'une arthrose de la hanche.
Il s'agit des signes fonctionnels et des signes d'examen concernant l'articulation coxofémorale.
I. Introduction
- Articulation très mobile
- Profonde
- Supporte tout le poids du corps
Son examen comporte l'étude de l'os iliaque, de la tête du
fémur, du bourrelet cotyloïdien et des muscles
péri-articulaires.
II. Interrogatoire
- Date et circonstances de survenue de la
douleur
- ATCD : luxation congénitale de la hanche (se recherche dès la naissance)
Traumatisme de hanche
Episode de boiterie dans l'enfance (vers
5-10 ans, nécrose du noyau céphalique, ostéochondrite ou
maladie de Leggperthes calve aboutissant à une coxa plana)
Episode douloureux dans l'adolescence :
épiphysiolyse (= altération du cartilage de conjugaison)
aboutissant à une coxa vara (= glissement du col vers le haut
et l'avant) ou coxa retrosa (glissement de la tête vers le bas
et l'arrière)
On a alors un aspect dysmorphique de la tête qui peut évoluer
vers une arthrose de la hanche.
III. Signes fonctionnels
A. La douleur
Siège : le plus souvent dans l'aine, avec irradiation face antérieure ou interne de cuisse, avec irradiation jusqu'au genou.
Plus rarement : fesse avec irradiation postérieure ou postéro-externe de cuisse
Parfois, gonalgie isolée : il faut toujours examiner la hanche devant une douleur de genou
Type de douleur :
Douleur mécanique : apparaît en charge, en
position debout, à la marche, c'est-à-dire à l'appui sur le
membre.
Le patient doit s'arrêter au bout d'un certain temps. (notion
de périmètre de marche)
La douleur disparaît en position allongée. Le patient est
mieux au réveil qu'en fin de journée.
Douleur de type inflammatoire : douleur nocturne, réveillant le malade, parfois douleur permanente se renforçant en 2ème partie de nuit. Existence d'un dérouillage matinal.
B. La gêne fonctionnelle
Difficultés à effectuer certains gestes de la vie courante : gêne pour se chausser, mettre des chaussettes, sortir d'une voiture ou d'un fauteuil profond.
C. La boiterie
Peut survenir d'emblée ou après un certain périmètre de marche.
IV. Examen physique
- Inspection : en position debout
puis couchée sur le dos.
On recherche
- une attitude vicieuse du membre inférieur douloureux en flexion,
abduction et rotation externe
- une amyotrophie de la cuisse (car il utilise moins la jambe atteinte), à
mesurer de façon comparative
- un raccourcissement de membre signe de fracture fémorale
- Analyse du pas : boiterie par esquive du pas (le patient appuie le moins possible du côté atteint pour éviter la douleur, il reprend appui rapidement du côté sain)
- Etude des mouvements de
l'articulation coxo-fémorale : on mesure les amplitudes
articulaires, chiffrées en degrés.
Dans le plan sagittal : flexion, extension
Dans le plan frontal : adduction, abduction
Rotations autour de l'axe du fémur
On étudie les mouvements de façon comparative. En décubitus dorsal, on étudie la flexion, l'abduction, l'adduction et les rotations. En décubitus ventral, on étudie l'extension et les rotations.
Flexion : se mesure en décubitus dorsal, flexion de la cuisse sur le bassin, avec genou fléchi, maintenir le bassin pour éviter une bascule de celui-ci pouvant être source d'une surestimation. Valeur normale : 130°
Abduction : 60°, en décubitus dorsal, emmener le MI vers l'extérieur en bloquant le bassin avec une main sur l'épine iliaque antéro-supérieure opposée.
Adduction : 30°, en décubitus dorsal, MI étudié passe par dessus le MI opposé
Rotation interne : 30 à 40°, en décubitus dorsal, hanche fléchie à 90°, porter le poids en dehors ou en dedans.
rotation externe : 60°
Extension : 15 à 30° en décubitus ventral, soulever le MI tendu par le talon en appuyant sur les fesses pour maintenir le bassin.
- Recherche de points douloureux : Mais peu de valeur sémiologique : douleur de fesse, de l'ischion, douleur du grand trochanter : a plus de valeur : possible tendinite du moyen fessier avec douleur en abduction contrariée et à la pression locale en regard (parfois douleur en latérocubitus, la nuit)
- Ne pas oublier l'examen loco-régional
:
* Palpation du pouls fémoral
* recherche de hernie inguinal ou crurale en position debout (impulsivité
à la toux)
* recherche d'adénopathies inguinales
* Toujours examiner les articulations sus et sous-jacentes (rachis
lombaire et sacro-iliaques, genou)
V. Radiologie
Radiographie du bassin de face
Ce cliché permet une étude symétrique des deux articulations coxo-fémorales, une bonne analyse de la trame osseuse, des mesures coxométriques.
Coxométrie :
C: centre de la
tête fémorale
CC' : axe du col
C'D : axe de la diaphyse
T : extrêmité interne du toit du
cotyle
E : extrêmité externe du toit du
cotyle
L : ligne ischio-ischiatique
H : hozitontale
V : verticale
Mesures des angles de face :
HTE :angle d'obliquité du
toit<10°
CC'D : angle cervico-diaphysaire
: 130-135°
Coxa valga > 135°
Coxa vara < 120°
VCE : angle de couverture de la
tête fémorale par le toit > 25°
Radiographie de la hanche de profil
faux profil de Lequesne : (le patient n'est pas exactement de profil mais fait un angle de 25° avec le rayon incident) permet une bonne analyse de l'interligne articulaire, permet d'évaluer la couverture de la tête par le cotyle et le dépistage d'arthroses débutantes.
Lésions radiologiques
1/ Malformations
Défaut des angles de couverture, luxation congénitale de hanche, protrusion acétabulaire (le cotyle a une profondeur excessive, la tête dépasse la ligne ilio-ischiatique)
2/ Lésions acquises
Pincement de l'interligne articulaire (1er signe de coxarthrose, bien visible sur le faux profil), images de construction (ostéophytose), déminéralisation osseuse de la tête fémorale (en faveur de l'ostéoporose),...
Scanner : pour analyser les corticales osseuse
IRM : bon examen pour examiner l'os médullaire, indiqué pour
examiner une hanche douloureuse avec radiographie normale
VI. Pathologies de la hanche
Intérêt de la sémiologie : débouche sur la pathologie
Coxarthrose : pathologie dégénérative du cartilage. Donne des douleurs mécaniques de la hanche avec boiterie (pincement de l'interligne et ostéophytes)
Ostéonécrose de la tête fémorale : ischémie de la tête. facteurs favorisant : alcoolisme et corticothérapie au long court.
Coxites inflammatoire ou infectieuse
Nombreuses autres : maladie de Paget, métastases osseuses...
Complications des PTH (descellement, infection, fracture, luxation, ossification, métallose)